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Mireille Damiano

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Mireille Damiano, avocate, plaide au barreau de Nice depuis trente-cinq ans.

Après une licence d’histoire contemporaine, Mireille Damiano poursuit ses études en droit, et en tant qu’avocate se spécialise en droit des étrangers. Elle s’occupe de nombreux dossiers liés aux droits des réfugiés et migrants, et est également l’ancienne présidente du Syndicat des avocats de France.

Carrière

Mireille Damiano a été l’avocate de nombreux affaires entre 2015 et 2018[évasif] auprès des migrants tant auprès des concernés aux postes frontières ou en soutien de citoyens jugés pour les avoir aidé. Elle est chargée du suivi des mineurs étrangers aux côtés de l’association RESF dans les Alpes-Maritimes. Elle pointe du doigt le problème de la liberté de circulation selon le pays d’origine.

Le 16 mars 2017, accompagnée de deux avocats niçois,  Mireille Damiano et Zia Oloumi, une famille érythréenne se rend donc à la gendarmerie de Breil-sur-Roya pour demander un laissez-passer afin de rejoindre la préfecture de Nice. Les policiers et gendarmes ont normalement l’obligation d’orienter les étrangers souhaitant demander l’asile « vers l’autorité compétente ».

« Nous avions prévenu la préfecture de notre démarche, mais un minibus de la police aux frontières nous attendait à la gendarmerie et nous nous sommes retrouvés à la PAF [police de l’air et des frontières – ndlr] de Menton »

explique Maître Mireille Damiano, avocate niçoise.

« Et derrière notre dos, après des auditions sans interprète, les policiers ont reconduit la famille érythréenne en Italie, avec des refus d’entrée illégaux, comportant de fausses mentions. » Depuis le rétablissement des frontières, lorsque des étrangers sont contrôlés sur un des treize points de passage autorisés (PPA) des Alpes-Maritimes, comme la gare de Breil-sur-Roya ou le péage de la Turbie près de Nice, ces étrangers sont considérés par les autorités comme “non entrés” en France et donc “non admis”, bien qu’ils se trouvent en fait sur le territoire français ! »

« Les policiers ont prétendu que le couple avait été contrôlé au PPA de Breil-sur-Roya, considéré par l’administration comme à la frontière, alors que nous les avions amenés à la gendarmerie, dit Maître Zia Oloumi. Cette pratique courante, dénoncée depuis des mois par les associations, a été sanctionnée par le tribunal administratif. »[1]. »

En 2017, Mireille Damiano a appuyé la demande des associations Roya Citoyenne et Tous Citoyens! faite au préfet des Alpes-Maritimes, réclamant du gouvernement la désignation d'"un médiateur" face à l'afflux de migrants africains à la frontière franco-italienne et à l'"inaction" des pouvoirs publics locaux. « On ne peut pas continuer comme çà (...) On veut un centre d'accueil », déclare Maître Mireille Damiano[style à revoir], avocate de l'association. La préfecture a confirmé avoir reçu une demande d'audition interassociative, sans suite[2][réf. nécessaire].

Mireille Damiano représente l’association Roya Citoyenne et la représentera de nombreuses fois, notamment suite à la demande de dissolution de Roya Citoyenne déposée par Olivier Bettati, conseiller régional (Centre national des indépendants et paysans, CNIP) à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et proche de Marion Maréchal-Le Pen. Finalement, « l’association Défendre la Roya et son mentor, Olivier Bettati, ont été déboutés de leur demande de dissolution de Roya citoyenne et ont été condamnés à 5 000 euros de dommages et intérêts ». Défendre la Roya devra également s’acquitter d’une prise en charge des frais de procédure à hauteur de 2 000 euros, fait savoir Roya citoyenne[3][réf. nécessaire].

Mireille Damiano intervient dans de nombreux colloques et séminaires[évasif], notamment le 9 septembre 2017 dans le programme « De l’exil à l’asile »[4], le 14 juin 2018 aux rencontres de la pensée critique pour une conférence intitulée « Violence à la frontière »[5], dans le cadre des différentes éditions du festival des Passeurs d’humanité[6], le 6 mars 2018 au colloque « Droit d’asile, droit en danger ? à la Maison du Barreau de Paris[réf. nécessaire].[7]

En juin 2017, Mireille Damiano reçoit une motion de soutien du Conseil syndical du SAF, de la Ligue des droits de l’homme suite à des menaces de mort adressées envers l’avocate, pour avoir assuré la défense de migrants[réf. souhaitée].

En 2017, Mireille Damiano représente le Syndicat des Avocats de France, début juin, pour la requête en « référé-liberté » déposée conjointement par son syndicat, l’Anafé, l’Adde, la Cimade et le Gisti, pour dénoncer « la privation de liberté de personnes exilées, consécutive de la décision informelle du préfet des Alpes-Maritimes de créer à Menton une zone de rétention provisoire pour les personnes non admises »[8][réf. nécessaire].

Vie politique

La juriste figurait en 2014 sur la liste des candidats Front de gauche aux élections municipales.

Mireille Damiano est candidate sans étiquette aux élections municipales de Nice qui ont eu lieu en mars 2020, et mène la liste citoyenne “Viva!: démocratie, écologie, solidarité”[9]. Elle est soutenue par le Parti Communiste Français, La France insoumise, Génération.s et Ensemble ! et 60 % de membres non attachés à un parti politique» dont des gilets jaunes.

Le programme s’oppose ouvertement à la politique de l’actuel maire de Nice Christian Estrosi. « Bétonisation forcenée, extension de l’aéroport, basculement dans le sur-tourisme, fuite en avant dans le tout sécuritaire, exclusion des plus démunis et rejet de l’autre… Nous refusons cette logique du pire ».

Pour parvenir à ces deux objectifs, Viva ! a organisé des assemblées populaires « dans tous les quartiers de Nice ».

Pendant la campagne, plusieurs « Tours » en vélo de 28 km, d’Ouest en Est, sont organisés afin de distribué tracts et programmes et en vue de n’oublier aucun quartier. Sur les tracts figurent quelques propositions dont la gratuité des transports en commun, la mise en place d’une régie agricole, la réduction de la pollution de l’air, l’encadrement des loyers.[10]

Alors que « les axes forts sont définis », Viva ! souhaite co-construire son programme en écoutant les propositions des Niçois. « Comment peut-on imaginer la politique d’une ville sans consulter ses bénéficiaires, questionne rhétoriquement Mireille Damiano. Nous voulons faire émerger et porter une parole citoyenne. » Viva ! souhaite également élargir ses rangs en ouvrant sa liste à ceux qui souhaitent les rejoindre.

Lors du premier tour des élections municipales de mars 2020, Mireille Damiano arrive en quatrième position avec 8,9%[11] des voix contre 47,6% pour Christian Estrosi.

Références

  1. « Un récit de la honte en vallée de la Roya… », sur Ligue des droits de l'Homme, (consulté le 16 octobre 2020)
  2. « Nice : les associations réclament un médiateur face à l'afflux de migrants », sur Europe 1 (consulté le 16 octobre 2020)
  3. « Mireille Damiano, l’avocate des réfugiés », sur L'Humanité, (consulté le 16 octobre 2020)
  4. « De l'Exil à l'Asile | Refuser la misère », sur refuserlamisere.org (consulté le 16 octobre 2020)
  5. « 2018-06-14 Violence à la frontière par Mireille Damiano - Amis de la Liberté », sur www.amisdelaliberte.fr (consulté le 16 octobre 2020)
  6. « Festival des Passeurs d'Humanité », sur Festival des Passeurs d'Humanité (consulté le 16 octobre 2020)
  7. Vigo avocats, « Le droit d’asile, un droit en danger ? Mardi 6 mars 2018 de 9h à 18h », sur Vigo avocats, (consulté le 15 octobre 2020)
  8. [1]
  9. S. G.), « L'avocate Mireille Damiano à la tête d'une liste citoyenne de gauche pour les municipales à Nice », sur Nice-Matin (consulté le 27 octobre 2020).
  10. Mathilde Frénois, « Nice : «Ce qui a du sens, c’est d’être une vraie force d’opposition» », sur Libération.fr, (consulté le 16 octobre 2020)
  11. « Résultats municipales 2020 à Nice », sur Le Monde.fr (consulté le 16 octobre 2020)

Liens externes

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