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Modeste Boukadia

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Modeste Boukadia ( à Brazzaville) est un homme politique congolais, candidat aux élections présidentielles de juillet 1997 et et juillet 2009. Il est le président du parti politique le Cercle des démocrates et républicains du Congo (CDRC)[3].

Il s'est présenté aux élections présidentielles en tant que candidat indépendant, souhaitant former un gouvernement d'union nationale. Il a retiré sa candidature dénonçant la vacance de pouvoir avérée depuis mars 2009 et l'inconstitutionnalité du décret du 8 mai 2009 qui fixe au 12 juillet 2009 le premier tour de l'élection présidentielle[1] et le manque de préparation suffisante des élections présidentielles[2].

Modeste BOUKADIA est condamné à 30 ans de travaux forcés par le régime de Sassou Nguesso pour avoir demandé un Gouvernement d'Union Nationale au cours des meetings populaires du 11 mai 2013 (Brazzaville) et 29 juin 2013 (Pointe-Noire). Il a été détenu arbitrairement pendant 575 jours à la prison de la Maison d'arrêt de Pointe-Noire où il a subi des tortures physiques, psychologiques et échappé à une série de tentatives d'assassinat.

Activités politiques

Ancien militant de l'Union générale des élèves et étudiants congolais (UGEEC), estimant alors qu'aucune solution politique ne peut être trouvée dans les partis traditionnels, il devient membre d'un nouveau parti, le Mouvement patriotique congolais, où il occupe les fonctions de

  • secrétaire général, chargé de l'organisation
  • rédacteur en chef, responsable de publication de Front Commun, Organe Central d'Information et d'Analyse du Mouvement Patriotique Congolais.

Il a été membre du Mouvement patriotique congolais (MPC, aussi connu sous le nom de Front démocratique de la résistance congolaise (FEDERCO)).

Il a été délégué des forces de l'opposition extérieure à la Conférence Nationale Souveraine de 1991 et a été membre de plusieurs commissions au cours de cette Conférence Nationale (Commission Economique et Sociale, Commission Politique.

En 1992, il a pris part à l'organisation du Référendum Constitutionnel et assume les fonctions de Vice-président du bureau de Contrôle de l'Organisation du Référendum Constitutionnel (pour les électeurs congolais résidant en France et en Europe).

En 1993, il a créé le Cercle des Démocrates et Républicains du Congo-Brazzaville (C.D.R.C.).

En 1997 : Il a été candidat à l'élection présidentielle qui n'avait pu avoir lieu à cause de la guerre contre les civils qui a éclaté au Congo Brazzaville le 5 juin 1997 et qui se poursuivra par un génocide de la population Lari de la région du Pool.

En novembre 2009, il rentre au Congo pour se porter de nouveau candidat à l'élection présidentielle. Sous la pression du pouvoir, il est contraint de quitter le Congo en juin 2009 après avoir dénoncé les fraudes électorales et appelé à l'abstention massive. Il rejoint sa famille en France en fin juillet 2009.

En décembre 2010, il rentre de nouveau au Congo où il participe activement à la vie politique notamment en appelant à la formation d'un gouvernement d'union nationale pour la stabilité du Congo et de la sous-région équatoriale. Il propose la création du Marché Intérieur de cette zone sous l'appellation des États-Unis d'Afrique Centrale.

En 2012, lors des élections législatives, il appelle de nouveau à l'abstention pour dénoncer la mainmise du pouvoir sur l'organisation des élections. L'abstention étant forte, le pouvoir nomme ses députés à l'Assemblée nationale qui devient monocolore.

Dès 2013, il entreprend des tournées dans tout le pays pour proposer une politique d'ouverture de l'Union Nationale avec la formation d'un gouvernement d'union nationale. Il organise des meetings populaires dans les deux grandes villes du Congo, Brazzaville et Pointe-Noire.

Le 21 août 2013, alors qu'il séjourne à Pointe-Noire avant de partir pour la France, vingt-huit (28) membres de son parti sont arrêtés ainsi qu'un bébé de huit mois au motif "d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat". Pendant les meetings populaires dûment autorisés, les militants du parti CDRC brandissent des pancartes avec des écrits du genre : "CARTON ROUGE = DÉMISSION DU GOUVERNEMENT" ; "CARTON ROUGE = GOUVERNEMENT D'UNION NATIONALE".

Le 9 avril 2014, lors d'un simulacre de procès, quatorze (14) membres sont libérés ; quatorze (14) sont condamnés à des peines allant de 3 à 9 ans et le président Modeste Boukadia est condamné à trente ans de travaux forcés. Il devient la deuxième personne qui est condamnée à cette peine...

Vie familiale

Fils d'Eugène M'BOUKADIA et de Marianne LOUTAYA, il est marié et père d'un enfant. Ses racines familiales le rattachent aux villages de Manouiki (du côté maternel) et de Kibossi dans le district de Goma Tse-Tse.

Vie professionnelle

Il est nutritionniste, spécialiste en sylviculture et en financement international.

Responsable secteur Afrique Centrale au sein de Betra International Inc. Conseiller pour la Recherche et le Montage des financements adaptés pour les investissements

Il a aussi été enseignant aux Lycées Lumumba, Chaminade et Savorgnan de Brazza

Études

  • Études primaires : École des 3 Francs à Bacongo
  • Études secondaires : Collège Mafoua Virgile et Lycée Savorgnan de Brazza
  • Gestion et Économie Forestières : CUMACOFOR - Ussel (actuel cfbl)
  • Planification du Financement : École des Hautes Études
  • Université d'Orsay (Paris Sud ou Saclay) : Neurophysiologie (rôle du sommeil paradoxal dans le processus de la mémorisation)
  • Université Paul Sabatier de Toulouse : Endocrinologie (Alimentation et rôle des hormones chez la femme gestante en Afrique noire)

Ouvrages

  • CI-GÎT LE CONGO BRAZZA : Sassou-N'Guesso m'a tuer aux Éditions AUTEURS DU MONDE[3].

Références

  1. Journal Tapis Rouge, Kinshasa (RDC), édition du 15 juin 2009 - Lire[1]
  2. Journal Grand Debat [2], édition n' 015 du 10 au 18 juillet 2009
  3. CI-GÎT LE CONGO-BRAZZA
  • Modeste Boukadia déterminé à faire libérer ses militants du CDRC, Emmanuel n°186 du mardi 8 septembre 2015
  • Modeste BOUKADIA, condamné à TRENTE ANS (30) de travaux forcés porte plainte à la CPI contre Denis Sassou N’Guesso et Aimé Emmanuel Yoka, Emmanuel N°158 – 2015 paraissant à Brazzaville du mardi 24 Février 2015

Liens externes


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