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Mohammad Reza Ale Ebrahim

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Mohammad Reza Ale Ebrahim est un écrivain et folkloriste iranien, né à Estahban le 24 octobre 1951.

Il a publié plus de 50 ouvrages sur la culture, la littérature et l'histoire d' Estahban, dans la province de Fars en Iran. Auteur de nouvelles, il mène de front des recherches sur la culture, et la tradition orale, de ses concitoyens estahbanis.

Biographie

Mohammad Reza Ale Ebrahim, en persan محمدرضا آل ابراهیم (Muḥammad Riz̤ā Āl Ibrāhīm), est né dans un village du district d'Estahban le 24 octobre 1951 (le 1er âbân 1330 dans le calendrier persan) dans une famille pauvre dont il est le deuxième enfant. Il fait ses études élémentaires à Estahban et reçoit son diplôme de second degré du lycée Amir Kabir en juin 1970. Après son service militaire[1], il est engagé en janvier 1973 comme instituteur dans les villages autour de Fasa. En 1974, il commence des études supérieures à l'université de Tabriz (en) mais il en est expulsé et emprisonné pendant six mois en raison de ses activités politiques[2]. Il est ensuite réintégré à l'université Allameh Tabataba'i (en) de Téhéran où il poursuit ses études supérieures sanctionnées en 1978 par deux diplômes de License, l’un en sciences de l'éducation et le second en littérature persane[3]. Il se consacre alors à l'enseignement, notamment pendant 20 ans dans les villages pauvres et parmi les nomades[4], jusqu'à sa retraite qui survient en 2001[5].

Carrière littéraire

Mohammad Reza Ale Ebrahim commence sa carrière littéraire en 1979 en publiant une courte nouvelle de fiction titrée Thermomètre, en persan دماسنج (dmasnj), dans le magazine Ferdowsī[3],[note 1]. Écrivain prolifique, il publie au fil des années plusieurs centaines de textes dans des journaux locaux du Fars et des magazines nationaux[3],[note 2]. Ses domaines de prédilection couvrent de l'histoire et la culture populaire de sa région, les récits et légendes, mais aussi des courtes fictions, des essais et des critiques littéraires[7].

Dès ses débuts dans l'enseignement, Mohammad Reza Ale Ebrahim collecte des contes locaux, parfois en mettant ses élèves à contribution. Il en accumule au fil des années un nombre considérable dont une soixantaine sont publiés dans le Dictionnaire des Contes Persans, en persan فرهنگ افسانه های مردم ایران (Farhang-e-Afsanehay-e Irani), une somme en vingt volumes éditée par Ali Ashraf Darvishian (en) and Rezâ Khandân à partir de 1998[8]. Il publie également à partir de 1997 et sous son propre nom, ces contes de la région d'Estahban[1]. Ceux-ci, collectés dans des zones parfois très reculées, constituent une part importante du patrimoine culturel et leur préservation comme leur diffusion suscitent un grand intérêt de la part des autorités[9].

Mohammad Reza Ale Ebrahim est admis dans l'Association Culturelle et d'Orientation Islamique d'Estahban en 1998[note 3]. Il y conduit pendant plus de vingt ans une classe de littérature qui sert de tremplin à de nombreux étudiants du Fars. Ali Ashraf Darvishian, qui le tenait en haute estime, édite son premier livre qui sort en 2004[7]. Il s'agit d'une biographie retraçant la vie et le martyr du journaliste Karimpur Shirazi titrée Karimpour Shirazi, sa révolte, sa vie et ses batailles, en persan شورش، زندگی و مبارزات کریم‌پور شیرازی[11]. Mohammad Reza Ale Ebrahim écrit ensuite plusieurs biographies de personnalités locales, dont notamment en 2006 celle du poète Shams Estahbanati dont il réédite une partie de l'œuvre poétique[12], ou en 2008 celle d'Ardachîr Ier, le fondateur de la dynastie des Sassanides originaire du Fars[4].

S'il écrit également de la poésie, des courtes fictions et des récits de voyage, l'essentiel de la cinquantaine de livres qu'il a publié est consacré à la culture d'Estahban dont il est l'un des plus important porte-parole[11].

Vie privée

Mohammad Reza Ale Ebrahim s'est marié en 1979[13] à Fatemeh Khorashadizadeh, en persan فاطمه خراشادی زاده. Il a trois filles, Nasim, Pouya et Mandana[14], également versées dans la littérature[2].

Bibliographie sélective

Fiction

  • La Nuit du sable (Shabe Samour), Mohammad Reza Ale Ebrahim, Édition de Setahban, Estahban, 2010
  • Le Bord du four (Lab-e Tanour), Mohammad Reza Ale Ebrahim, Édition de Setahban, Estahban, 2010

Nouvelles et ouvrages biographiques

  • Karimpour Shirazi, sa révolte, sa vie et ses batailles, Mohammad Reza Ale Ebrahim et Ali Ashraf Darvishian, Édition Cheshmeh, Téhéran, 2004
  • Ghazi Azododdin Iji, Édition de Setahban, Estahban, 2005
  • Martyr Rabe ou le martyr du Chemin de la Liberté, Édition de Setahban, Estahban, 2005
  • Mariages à Estahban, rites, cérémonies et chansons populaires, Édition de Setahban, Estahban, 2007
  • Folklore d’Estahban, Édition de Setahban, Estahban, 2007
  • Ardashir I - fils de Bakhtehgan, Édition de Setahban, Estahban, 2008
  • Rituels et culture populaire de Muharram - le Ramadan et les Prières pour la pluie, Édition de Setahban, Estahban, 2008
  • Monuments anciens et religieux, attractions touristiques d’Estahban, Édition de Setahban, Estahban, 2008
  • Baharestan - ou le Printemps d'Estahban, Édition de Setahban, Estahban, 2012

Notes

  1. Le magazine Ferdowsī était un hebdomadaire influent publié à Téhéran. Interdit de publication en 1975, il reparaît brièvement pendant la révolution entre et [6].
  2. Les sources ne s'accordent pas en ce qui concerne le nombre de textes publiés dans la presse iranienne par Mohammad Reza Ale Ebrahim. Certaines évoquent 800 articles alors que d'autres n'en rapportent que 350.
  3. L'Association Culturelle et d'Orientation Islamique d'Estahban est en 2010 la seconde en terme d'importance en Iran après celle de Téhéran[10].

Références

  1. 1,0 et 1,1 (fa) Seyyed Mohajddin Hosseini Arsanjani, « محمد رضا آل‌ابراهیم و چهل سال فرهیختگی در وادی دانایی و فرهنگ », Tamasha, no 1663,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  2. 2,0 et 2,1 (fa) « پژوهشگر اهل فارس بر تارک نشریه چاپ اصفهان », Asr E Mardom, no 6095,‎ , p. 16 (lire en ligne)
  3. 3,0, 3,1 et 3,2 (fa) « آل ابراهیم و تکاپوی بی پایان او برای پربارساختن فرهنگ », sur خبرگزاری جمهوری اسلامی,‎ (consulté le 13 avril 2019)
  4. 4,0 et 4,1 (en) Mahboube Khalvati, « Mohammad Reza Ale Ebrahim [b. 1951] – PARSAGON », (consulté le 14 avril 2019)
  5. (fa) « مشاهیرفارس/Mashahir_e_Fars », sur zamaye.com,‎ (consulté le 14 avril 2019)
  6. (en) « FERDOWSĪ MAGAZINE – Encyclopaedia Iranica », sur www.iranicaonline.org (consulté le 14 avril 2019)
  7. 7,0 et 7,1 (fa) Motahare Mirshekari, « معلمی که با کمک دانش‌آموزانش داستان‌های عامیانه را جمع‌آوری کرد », sur cgie.org.ir,‎ (consulté le 14 avril 2019)
  8. (fa) « درویشیان تدوین فرهنگ افسانه های ایرانی را به پایان رساند », sur خبرگزاری مهر | اخبار ایران و جهان | Mehr News Agency,‎ (consulté le 17 avril 2019)
  9. (fa) « از کتاب «فرهنگ افسانه های مردم استهبان» رونمایی شد », sur نهاد کتابخانه‌های عمومی کشور,‎ (consulté le 19 avril 2019)
  10. (fa) ISNA, « كتاب «داستان‏هاي سته‏بان» رو نمايي شد », sur ایسنا | فارس,‎ (consulté le 19 avril 2019)
  11. 11,0 et 11,1 (fa) « آل‌ابراهیم و نیم‌قرن نگاهبانی از فرهنگ عامه، روزنامه شیراز نوین », sur www.shiraznovinnews.ir (consulté le 19 avril 2019)
  12. (fa) Ismail Amini, « شيرين‌تر از انجير اصطهبان », sur www.golagha.ir,‎ (consulté le 19 avril 2019)
  13. (fa) « فاطمه خراشادی زاده », sur http://ale-ebrahim.ir,‎ (consulté le 14 avril 2019)
  14. (fa) Seyyed Mohajddin Hosseini Arsanjani, « محمدرضا آلابراهیم؛ پژوهشگر فرهنگ عامه », Shiraz Novin News, no 348,‎ , p. 3 (lire en ligne (http://www.shiraznovinnews.ir/Uploads/Newspaper/Pdf/19f5105d-cce9-425b-9352-7415bbd8d4b6.pdf))

Liens externes

  • Site officiel (archive) (https://web.archive.org/web/20181107170920/http://ale-ebrahim.ir/)

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