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Morphocinèse

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La morphocinèse (ou morphocinétique) est un concept lié au corps en mouvement, qui trace une esquisse de son propre trajet en rapport avec la psychologie et l'histoire du sujet. Cette idée peut être rapprochée de la danse et de l'écriture.

Description

Le geste, dans son déplacement, construit une mémoire qu'il fait et défait incessamment. Les mouvements spécifiques sont ceux de la création, de la pratique artistique. Tous les gestes et les mouvements sont codés dans un rapport entre l'extérieur et l'intérieur. Un geste est ouvert vers l'intérieur ou bien vers l'extérieur. La morphocinèse est le travail du mouvement décomposé en éléments discrets, créant une structure et une forme. Ce concept se rapproche de la notion d'archéographie[1] liée à l'image du corps et à son vécu. Elle peut s'apparenter à la notion de trace[2]. Le chorégraphe met en scène l'écriture d'un corps que met en espace et exécute le danseur. Cette même mise en espace se réalise sur une page, où évolue la main du poète comme une figure de danse : version mallarméenne[3] de l'éclatement de la ligne et de la disposition de la page. Ce concept a été développé par la chorégraphe et professeur de danse Sylvia Mikaël, qui a travaillé sur la théorie de la médiation[4] à l'Université Paris-Sorbonne, ainsi qu'avec la notation Laban et la notation de Pierre Conté. En ce qui concerne le ballet, on pourra se reporter à la brochure de Michel-Rostislav Hofmann, La naissance d'un ballet (Les Cahiers du journal musical français)[5].

Articles connexes

Notes et références

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