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Organisation communiste des travailleurs

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L'Organisation communiste des travailleurs (OCT) est un parti politique français fondé en décembre 1976. Elle résulte de la fusion de Révolution ! (groupe issu de la Ligue communiste révolutionnaire) avec le groupe maoïste Gauche ouvrière et paysanne (GOP) issue du Parti socialiste unifié[1]. Certains militants de la Gauche ouvrière et paysanne refuseront cette fusion et rejoindront l'Organisation communiste marxiste-léniniste – Voie prolétarienne.

Historique

L'OCT publie, de 1976 à 1981, un hebdomadaire, L'Étincelle, fusion de Révolution ! et de L'Outil des travailleurs, ainsi que des suppléments régionaux ou sociétaux tels Bonnets Rouges (Nantes), Vent d'Est (Montbéliard), Rance soir, OCT infos ou Le Cri du technique[2].

Des militants de l'OCT fondent Radio Ondes Rouges (une radio libre illégale), lieu de rencontre de militants antimilitaristes, écologistes, homosexuels ou féministes. Lors de la légalisation des radios libres en 1981, cette radio rejoint Fréquence libre.

De 1976 à 1981, l'OCT connaît une vie houleuse. En 1979, quelques militants dont Alain Lipietz et Gustave Massiah participent à une revue nommée Partis pris, élaborant un retour critique sur le militantisme « gauchiste » des années 1970.

Lors de son premier congrès, l'OCT éclate en deux tendances opposées. Elle revendique alors 1 500 adhérents. La tendance A, dite « mouvementiste », théorise l'inutilité d'une organisation politique centralisée pour la lutte des classes et veut transformer l'OCT en plate-forme de coordination des luttes. La tendance B, dite « léniniste », veut maintenir l'organisation telle quelle. Les militants de la tendance A, qui regroupe pour l'essentiel les « ex-GOP » et la minorité des « ex-révo », cessent l'action politique après le congrès. Certains dirigeants seront plus tard des responsables des Verts.

Au congrès suivant, la tendance B explose en cinq. Les militants de Caen, de Marseille et la direction nationale proposent de rejoindre la Ligue communiste révolutionnaire.

Profondément divisés sur l'analyse du régime mitterrandien, les quelque 100 à 200 militants restant dissolvent l'organisation fin 1981.

D'autres participent à la création en 1984 du Front Révolutionnaire des Travailleurs[réf. nécessaire], d'autres enfin rejoignent la Fédération pour une gauche alternative (FGA).

Militants connus

L'Organisation communiste des travailleurs compta parmi ses membres Isaac Johsua et son frère Samy, Jacques Soncin[3], Martine Billard, Gilles Lemaire, Alain Lipietz, Henri Maler, Gustave Massiah, Jean-Pierre Levaray, Heidi Kempe-Böttcher, Irène et Michel Théry, Christian Picquet ou Alain Rist.

Notes et références

  1. Pierre Turpin, Les Révolutionnaires dans la France social-démocrate : 1981-1995.
  2. Catalogue de la Bibliothèque nationale de France.
  3. Au cœur des radios libres, Jean Bénetière, Jacques Soncin.


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