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Passage à niveau de Deuil-Montmagny

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Le passage à niveau de Deuil-Montmagny est un passage à niveau du département du Val-d'Oise. Il s'agit d'un des 28 passages à niveau problématiques sur les 500 que compte l'Île-de-France.

Situation géographique et fréquentation

Situation géographique

Ce passage à niveau se situe au point kilométrique 11,446 de la ligne d'Épinay-Villetaneuse au Tréport-Mers et précède immédiatement la gare de Deuil - Montmagny. Il est le premier franchi par les trains de la ligne Transilien H (branche Luzarches/Persan-Beaumont) et TER Picardie en provenance de la Gare du Nord et est positionné en limite des communes de Deuil-la-Barre et de Montmagny dans un quartier animé. En effet, on dénombre de nombreux commerces (pizzeria, bar, coiffeur, banques, boulangeries, auto-école, etc.), des logements et, notamment, le lycée Camille Saint-Saëns. Il est coupé par la D311, avenue de la gare, qui est à double sens.

Fréquentation

Il est traversé tous les jours par des milliers de véhicules (environ dix mille)[réf. nécessaire], piétons et même lignes de bus (BUS) RATP 256 556 dont un arrêt se trouve à 5 mètres. Nombreux sont les lycéens qui le traversent pour se rendre à leur établissement situé à une centaine de mètres.

On estime à près de 180 le nombre de trains l’empruntant chaque jour, dont des trains sans arrêt à une vitesse proche de 90 km/h. Du fait de la densité de passages, spécialement aux heures de pointe (trains toutes les 5 minutes), il représente un danger, obligeant les piétons à la plus grande attention.

Type de passage à niveau

Il fait parti des 16 000 passages à niveau français. Il est de configuration à 4 demi-barrières (SAL 4), à Signalisation automatique lumineuse et sonore. Ce type de PN est peu répandu car il génère un risque d'enfermement de l'automobiliste entre les barrières et statistiquement, les accidents y sont plus nombreux[réf. nécessaire].

Dans le cadre de suppression des passages à niveau (33 500 en 1938 et 25 000 en 1980), la journée mondiale de sécurité routière aux passages à niveau est lancée 2007 et chaque année ce sont de 5 à 10 qui sont supprimés pour un coût avoisinant 5M€[réf. nécessaire].

Accidents

Il fait parti des 28 dits plus préoccupants sur les 500 que compte l'Île-de-France. En une vingtaine d'années, on dénombre plus d'une quarantaine d’accidents essentiellement matériels mais 3 mortels (dernier en 2007). A titre d'exemple en mars 2011, c'est un TER 2N NG effectuant la liaison Paris-Beauvais qui entre en collision avec 2 véhicules, accident n'occasionnant que des dégâts matériels et retard sur l'ensemble de l'axe[1].

Le comportement de piétons ou automobilistes trop pressés est aussi à déplorer. RFF rappelle que 98 % des accidents résultent de non-respect du Code de la route ou de comportements irresponsables. On compte une quarantaine de personnes qui trouvent la mort par an sur les passages à niveau, un chiffre en constante diminution.

De nombreux articles traitent de son cas. Il est également souvent utilisé dans les média pour illustrer la dangerosité des passages à niveau[2].

Aménagement

Réaménagement dans le cadre Francilien

La gare devrait être rénovée afin de répondre aux normes d'accessibilité des personnes à mobilité réduite et d'accueillir l'arrivée du Francilien (rehaussement de quai, installation de défibrillateurs, ascenseurs, parking réservé pour le covoiturage…).

Aménagement

Il fait parti des priorités de réaménagement dans le cadre de la suppression de 50 % des 360 plus accidentogènes sur le réseau français d'ici à 2012. Les plus préoccupants concentrent 15% des accidents alors qu'ils représentent moins de 2% de l'ensemble des passages à niveau.

Dénoncé depuis des années par les populations locales pour sa dangerosité, un aménagement pressant se fait ressentir. Appartenant à RFF, résultant d’accords et consultations entre RFF et autorités, l’aménagement peut prendre du temps. Du fait de sa localisation dans un espace étriqué, les solutions sont peu nombreuses (expropriations). Un tunnel souterrain semble difficile à mettre en place (présence d'une canalisation de gaz sous la voie), de même qu’un pont enjambant les voies.

Dominique Bussereau, alors Secrétaire d’Etat en charge des Transports s’était rendu sur place, constatant le réel besoin d’aménagement et soulignant le fait : « On peut encore faire des efforts en matière de signalisation mais c'est vraiment un problème de comportement des automobilistes et des piétons »[3].

La solution de la déviation parait comme la meilleure. En effet, cet aménagement routier devrait voir le jour aux horizons 2013 pour un coût de 21 M€ financée par le Conseil général du Val-d'Oise et permettrait d’alléger de 80 % le trafic[4].

S’agissant des piétons, un passage souterrain ou une passerelle demeure envisageable.

Voir aussi

Références

Articles connexes

Liens externes

Article publié sur Wikimonde Plus

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