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Philippe Casanova

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Philippe Casanova, né à Paris le , est un peintre français passionné par les formes, les perspectives, les rythmes et les clair-obscurs de l'univers baroque qu'il revisite d'une manière originale et contemporaine. Il vit à Rome depuis une quinzaine d'années et a peint dans les principales églises et les principaux palais de la Ville éternelle, ainsi que dans de nombreuses autres villes et lieux de la diaspora baroque.

Biographie

Né à Paris dans une famille comportant de nombreux antécédents artistiques, comme le peintre Roccoco Louis-René Boquet, élève de François Boucher, décorateur, créateur de costumes pour l'opéra, peintre des Rois Louis XV et Louis XVI, Inspecteur Général des Menus Plaisirs, le peintre Lucien Simon (1861-1945), élève de Puvis de Chavannes, ou encore Louis-Joseph Maes (1815-1898) fondateur de la cristallerie de Clichy.

Éducation artistique

Philippe Casanova montra d'abord une inclination pour la bande dessinée et fonda les fanzines Gargouille et l'Ile de la fée, puis il opta pour l'illustration, travaillant pour diverses maisons d'édition, notamment Gallimard Jeunesse. À partir de 19 ans il se consacre aux arts plastiques, avec comme professeurs Jean-Marc Lange pour la peinture[1] et Jacqueline Deyme pour la sculpture. Il a également été élève du peintre portraitiste Édouard Georges Mac-Avoy. En 1987 il entre à l'école nationale supérieure des beaux-arts. La rencontre du peintre italien Marino Barberio lui permet de se familiariser avec les techniques des anciens maitres, surtout des Ecoles Françaises et Romaines du XVIIe siècle. Il réalise sa première exposition collective à la galerie Eolia, rue de Seine à Paris, en 1989, dans le cadre du Bicentenaire de la Révolution Française.

Carrière

Au cours d'un voyage en Italie, il a la révélation du baroque. Il commence à se spécialiser dans les vues d'intérieurs d'églises et de palais, et dans les paysages urbains. Les Oratoriens lui commandent 16 tableaux (1994-1995) à l'occasion du quatrième centenaire de la mort de Saint Philippe Néri. Le Brompton Oratory de Londres lui commande également une série de peintures architecturales et liturgiques. La même année, le critique Alvar Gonzalès Palacios découvre son travail et commence à le soutenir :

« (...) le nom qu'il porte le contraint à être toujours amoureux (..) les feuilles ici exposées, tout en conservant leur intouchable mystère, paraissent avoir atteint un état séraphique; je ne parle pas de calme car le calme régnait dans le désert aride et net d'époques révolues. Est venue une distillation, une manière de se concentrer dans sa propre essence lyrique, ou une ouverture joyeuse à la solitude du Tout ? »[2]

Il reçoit de nombreuses commandes de portraits, d'intérieurs de palais et villas privées comme les palais Pallavicini, Palais Massimo alle Colonne, Palais Ruspoli, Palais Sacchetti, Palais Colonna ou la Villa Piccolomini. Il fait sa première exposition collective au palais Barberini en 2002, suivie d'autres expositions dans le couvent français de la Trinité-des-Monts, au Palais Carpegna (Carpegna, Province d'Urbino) ou au palais Colonna-Barberini de Palestrina, Province de Rome. Il peint des vues d'intérieurs également en Toscane, à Venise, à Paris et Londres.

En 2004, il fait sa première exposition personnelle dans l'atelier des restauratrices Valeria Merlini et Daniela storti. À la suite de quoi Alvar Gonzalès Palacios l'invite à être le premier artiste contemporain à exposer dans le tout nouveau Museo del Barocco Romano, Musée du Baroque Romain au Palazzo Chigi di Ariccia,Palais Chigi d'Ariccia, imaginé par Francesco Petrucci. Claudio Strinati, surintendant émérite du Pole Muséal Romain, le décrit en ces termes : « Philippe Casanova, artiste extrêmement solide dans ses convictions, dans le même temps élégant et aimable, chercheur infatigable, explorateur aérien d'une dimension artistique faite de légèreté et de simplicité. »[2] En 2006, il est invité par la Fabbrica di San Pietro(administration) de la Basilique Saint-Pierre, a créer un cycle de 32 peintures inspirées par les splendeurs du Vatican, à l'occasion des 500 ans de sa construction[3]. L' ensemble est présenté au public lors de l' exposition Magnificenze Vaticane, dont le commissaire est Alfredo Maria Pergolizzi. Le Professeur Bert Treffers écrit dans le catalogue un essais intitulé "Philippe Casanova un pittore troppo poco maledetto", "Philippe Casanova un peintre pas assez maudit".

« Dans la succession des toiles, on peut déceler une ressemblance surprenante avec les études préparatoires de Filippo Juvarra et Gian Lorenzo Bernini, ce qui semble démontrer que l'art baroque est encore un paradigme, qui avec ses inventions et ses réalisations mirobolantes, continue de suggérer des passages hardis du fait corporel à l'élément spirituel. »[4]

Collections publiques

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Expositions

  • 2004, Poesia di impressione, Studio Merlini-Storti, commissaire Claudio Strinati, Rome
  • 2005, Interno Barocco, Palais Chigi d'Ariccia,commissaires Alvar Gonzalès Palacios et Francesco Petrucci, Ariccia(Rome); [1]
  • 2005, Studio Olimpia Orsini, 2005, Rome
  • 2007, Interno Barocco, Espace Art 77, commissaire Nathalie de la Sablonière,Paris
  • 2008, Magnificenze Vaticane,commissaire Alfredo Maria Pergolizzi Palazzo Incontro, Rome; [2]
  • 2009, Un Instant d'Italie, commissaire Catherine Chauvet, Mairie du 16e arrondissement, Paris
  • 2009, Lampi, Voci, Tuoni,commissaire Tommaso Megna, Galerie Fabio Massimo Megna, Rome
  • 2014 Intus et Foris,commissaireAlicia Adamczak, Académie Nationale de Roumanie, Academia di Romania in Roma, Rome [3]

Notes et références

  1. Prix de Rome 1965
  2. 2,0 et 2,1 Interno Barocco, 2005, Ariccia, Rome, Italie
  3. sophie de ravinel, le Vatican, page 8, plon, 2006
  4. Magnificenze Vaticane, 2008, de luca editori d arte, Rome, Italie
  5. Interno Barocco, Alvar Gonzalès Palacios, Francesco Petrucci, Claudio Strinati, 2005, Ariccia, Rome, Italie
  6. Magnificenze Vaticane, Alfredo Maria Pergolizzi, 2008, De Luca Editori d Arte, Rome, Italie
  7. Intus et Foris, Alicia Adamczak, 2014, Palombi Editori, Rome, Italie
  8. L' Osservatore Romano, Edition Française, Alicia Adamczak,17 avril 2014, numéro 16 Cité du Vatican

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

http://www.youtube.com/watch?v=2w8_H7pJ10M&feature=youtu.be

Bibliographie

  • Bruno Racine, L'Art de vivre à Rome, 2000, Flammarion (Paris, France)
  • Yves Bruley, Gael de Guichen, La Trinité des Monts Retrouvée, 2002, De Luca (Rome, Italie)
  • Alvar Gonzalès Palacios, Francesco Petrucci, Claudio Strinati, Interno Barocco, 2005 (Ariccia, Rome, Italie)
  • Sophie de Ravinel, Guide du Vatican, 2006, Plon (Paris, France)
  • Alfredo Maria Pergolizzi, Bert Treffers, Magnificenze Vaticane, 2008, De Luca (Rome, Italie)
  • Antoine Tarantino, L'Explosion Baroque, 2008 (Paris, France)
  • Daria Galateria, Tommaso Megna, Lampi,Voci, Tuoni, 2009 (Rome, Italie)
  • Steen Heidemann, Le Pretre image du Christ, 2009, L'Œuvre editions (Paris, France)
  • Antoine Tarantino, Fabrizio Lemme, Alicia Adamczak, Peindre à Rome, 2011 ( Paris)
  • Alicia Adamczak, Intus et Foris, Intérieurs baroques de Philippe Casanova, 2014, Palombi Editori (Rome, Italie)
  • La Strenna dei Romanisti, planche en couleurs VII, 21 avril 2014, Rome
  • La Festa delle Arti, scritti in onore di Marcello Fagiolo, pagine 1084-1085, 2014, Gangemi Editore, Rome, Italie

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