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Philippe Lechevalier

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Tenue du camp de concentration de Mauthausen.

Philippe Lechevalier, né le 1er juin 1909 à Bolbec et mort le 10 janvier 1945 en camp de concentration à Gusen (Autriche), est un résistant français. Il a sauvé 78 parachutistes, fait du transport d'armes et a hébergé des parachutistes anglais chez lui. Il est chevalier de l’ordre national de la Légion d'honneur, titulaire de la Médaille de la Résistance française, de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme et de la médaille de la déportation et de l’internement pour faits de Résistance.

Famille

Il est le fils de Jules Lechevalier, herbager et inventeur, et de Cécile Lechevalier, née Dupuis, sans profession. Il a sept frères et sœurs, Robert, Madeleine, Jacques, Pierre, Suzanne, Daniel et Jean. Il s'est marié le 29 septembre 1932 à Bolbec avec Simone Bavent. Il a deux enfants, Nicole et Alain.

Résistance

Il faisait partie d'un réseau de résistance depuis septembre 1943: O.C.M., groupe A220, ''Action'', groupe Pujol, à Gournay-en-Bray, en tant que sous-chef de groupe, sous le pseudonyme de ''Benoît'', réseau B.O.A. (Bureau des Opérations Aériennes), depuis le 1er mai 1944. Phrase de ralliement: ''La terre sera labourée''.

Il a été arrêté par la Gestapo, sur dénonciation, le 12 juin 1944, à Gournay-en-Bray et conduit au Nouvel-Hôtel de Gournay-en-Bray.

Il a ensuite été interné à la prison Bonne-Nouvelle de Rouen, puis transféré au camp de Compiègne-Royallieu, du 24 juin 1944 au 2 juillet 1944.

De Compiègne, il est parti le 2 juillet pour Dachau par le ''Train de la Mort'' et il y est resté du 5 juillet 1944 jusqu'au 17 août 1944.

Il part de Dachau le 17 août 1944 pour Mauthausen, où il restera du 18 août 1944 au 26 août 1944.

Il est affecté au camp de Linz III le 27 août 1944 jusqu'au 13 décembre 1944.

Il retourne à Mauthausen le 14 décembre 1944 jusqu'au 31 décembre 1944.

Il est affecté au camp de Gusen II le 01 janvier 1945. Il travaillait à la construction des tunnels de Bergkristall à Saint-Georgen-sur-Gusen (qui servirent par la suite à la construction des Messerschmitts Me 262). Il y trouva la mort le 10 janvier 1945.

Décorations

Monuments aux morts

  • Une plaque lui rend hommage sur le four crématoire du Mémorial de Gusen.

Sources

  • monument-mauthausen.org
  • Etat-Civil de la Seine-Maritime
  • Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur
  • Ministère des Armées; sous-direction des bureaux des cabinets; département des distinctions honorifiques
  • "Le train de la mort" de Christian Bernadac

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