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Philippe Troisi

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Biographie

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Fils d’immigrés Italiens, né en 1958 à Marseille, Philippe Troisi[1] est un guitariste autodidacte. Enfant, Il est bercé par des mélodies napolitaines. À 15 ans, il découvre la guitare en suivant des cours chez Marc Lonchampt[2]. Il est influencé par Jimi Hendrix, Joe Pass et Paco De Lucia. Il entre au Conservatoire de Marseille dans la classe de jazz de Philippe Renault. Il y obtient le 1er prix à l’unanimité.

En 1977, le rock est son influence majeure, et fait une rencontre déterminante en devenant membre du groupe Quartiers Nord. Le groupe de rock marseillais[3] enregistre cinq albums avec lui[4], jusqu’en 1983.

En 1984, Il se dirigera vers le jazz. Il est membre du groupe Exit (jazz rock), il y sera compositeur et arrangeur.

En 1988, il repart dans l’aventure Quartiers Nord et signe trois albums avec eux.

En 1993, le flamenco, une autre musique qu’il affectionne le pousse à jouer avec Alma Ritano[5] un groupe gitan. Le groupe bénéficiera d’une importante promotion télévisuelle. Il participera à trois albums et fera de nombreuses tournées.

En 1994, avec deux membres du groupe Quartiers Nord (Michel Isnard et Alain Chiarazzo), il créera Guitares en trio[6], mélange jazz-fusion acoustique. Marcel Dadi les découvre et il deviendra leur mentor.

En 1997, il participera à l’album national « Hommage à Marcel Dadi ». Entre temps, c’est à la basse qu’il s’exprime avec le groupe Eclat[7] et fait une tournée internationale notamment à Baltimore aux États-Unis et à Tokyo où naitra un album live[8].

Il entre dans le Quartet flamenco jazz d’Antonio Valdes[9] (saxophoniste) avec Jean-Luc Di Fraya (percussions) et Hubert Rousselet (Contrebasse). Ils enregistrent deux albums.

En 2000, il créé le groupe Fugu[10] (jazz rock) avec Fred Pasqua (batterie) et Lilian Bencini (Basse), et compose l’album Harmonia Maudit.

En 2001, il fait un retour à ses origines napolitaines en créant le trio Appasiunata[11] avec Marc Filograsso (Tenor) et Sylvie Flamin (Accordéon classique), en reprenant les tarentelles napolitaines du XVIIe siècle aux années 1940.

En 2006, avec le Philippe Troisi Quartet, il propose un hommage à Django Reinhardt, avec Jean-Luc Di Fraya (percussions) , Hubert Rousselet (Contrebasse) et Christophe Lampidecchia (accordéon).

En 2007, avec la compagnie théâtrale la Naïve, création d’un spectacle autour du poète espagnol, Federico Garcia Llorca avec Antonio Valdes.

En 2009, nouvelle création avec la compagnie théâtrale la Naïve, avec le spectacle Les dieux du stade[12].

En 2010, rencontre avec le contrebassiste, Eric Surmenian et Jean-Luc Di Fraya[13] et forme le projet PTT[14] (Philippe Troisi Trio) autour de compositions flamenco jazz et napolitaines et des arrangements de Bill Evans.

Autres projets

Philippe Troisi a participé à différentes illustrations sonores pour le réalisateur marseillais Philippe Carrese comme les films Malaterra et Liberata, avec Olivier Stalla.

Musicien de studio, il intervient sur des séances d’enregistrement pour Kool and the gang, Indra, El Chato et Patrick Fiori.

Il participe aux concerts donnés par Luciano Pavarotti avec l’orchestre philharmonique de Marseille au stade Vélodrome de Marseille, en juin 2002 puis à la salle Nikaia à Nice avec l’orchestre philharmonique de Nice.

Il accompagne Dee Dee Bridgewater et China Moses en juin 2013 avec l’orchestre philharmonique de Marseille.

En 2015, il entame une carrière de comédien en interprétant un rôle de mafieux marseillais dans le film de Lorenzo Ferrigno Un noir sous le soleil. Il en composera la musique.

Il créé un groupe de blues sur Marseille avec O’blues band et se produit sur scène. Il participe à l’album Brel in Jazz d’Edith Darasse[15].

Discographie

  • 1980 : Quartiers Nord
  • 1981 : Quartiers Nord – suspect
  • 1988 : Quartiers Nord – Maman Marseille
  • 1991 : Quartiers Nord – Fou mais pas fada
  • 1992 : Quartiers Nord – Reliques
  • 1992 : Alma Ritano – La mamma
  • 1993 : Alma Ritano – Alma del Amor
  • 1994 : Guitares en trio
  • 1995 : Guitares – les plus grands thèmes
  • 1995 : Guitares en trio – Live au Café Julien
  • 1997 : Hommage à Marcel Dadi
  • 1997 : Eclat : Volume 3
  • 1997 : Antonio Valdes – Arrebato
  • 1998 : Quartiers Nord – Anthologie live
  • 1999 : Eclat – Live à Tokyo
  • 1999 : Antonio Valdes – De ojo come zarzas
  • 2000 : Fugu – Harmonia maudit (Muséa)13
  • 2000 : Mr Brun – Soul revendication
  • 2005 : Christophe Lampidecchia : Valses en fête
  • 2006 : Philippe Troisi – Jour d’emgambi
  • 2015 : Edith Darasse : Brel in jazz 

Notes et références

  1. « Site officiel de Philippe Troisi », sur www.philippetroisi.fr (consulté le 6 février 2016)
  2. « Marc Lonchampt », sur www.marclonchampt.fr (consulté le 15 janvier 2016)
  3. Philippe Troisi avec Quartier Nord - 1982 sur FR3, « QUARTIERS NORD - "LE BLUES DU PLÂTRIER" - FR3 - Émission : "L' Écho des bananes" - 31/10/1982 », (consulté le 23 janvier 2016)
  4. « Quartiers Nord Site officiel », sur marseillais.org (consulté le 15 janvier 2016)
  5. « SACREE SOIREE ALMA RITANO GERARD FERRER - vidéo Dailymotion », sur Dailymotion (consulté le 15 janvier 2016)
  6. « Guitares en Trio », sur frogprog.pagesperso-orange.fr (consulté le 15 janvier 2016)
  7. « Eclat : biographie », sur frogprog.pagesperso-orange.fr (consulté le 15 janvier 2016)
  8. « Eclat de Vers / Eclat - Rock Made in France 1990s, E, Encyclopédie du Rock, Marseille, Progressif », sur Rock Made in France (consulté le 23 janvier 2016)
  9. « ARREBATO », sur Myspace (consulté le 15 janvier 2016)
  10. « Fugu - Harmonia Maudit | », sur clairetobscur.fr (consulté le 15 janvier 2016)
  11. « Marc Filograsso, ténor », sur marc.filograsso.free.fr (consulté le 15 janvier 2016)
  12. « Compagnie de Théâtre La Naïve », sur www.la-naive.fr (consulté le 15 janvier 2016)
  13. « Délubies. Le Voyage d’Alba. Poetic Jazz Vocal. PACA. BIO - Jean-Luc Di Fraya. », sur delubies.free.fr (consulté le 16 janvier 2016)
  14. « Jazz au Rouge : Philippe Troisi Trio », sur Télérama Sortir (consulté le 16 janvier 2016)
  15. « Critique: Un noir sous le soleil, premier long-métrage de Lorenzo Ferrigno », sur www.journalzibeline.fr (consulté le 20 janvier 2016)

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