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Pierre-Jérôme de Tillier

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Pierre-Jérôme de Tillier
Naissance 19 juin 1768
Aoste
Décès 1829 (à 61 ans)
Origine Drapeau du Royaume de Sardaigne Royaume de Sardaigne
Allégeance Drapeau du Royaume de Sardaigne Royaume de Sardaigne
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Artillerie
Grade Chef de bataillon
Années de service 1787-1815
Conflits Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes 1799 : Bataille de la Trebbia
1799 : Bataille de Novi
1805 : Bataille d'Austerlitz
1806 : Bataille d'Iéna
1807 : Bataille d'Eylau
1809 : Bataille de Wagram
1810 - 1812 : Siège de Cadix
1813 : Bataille de Vitoria
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur
Chevalier de l'ordre de la Couronne de fer[réf. nécessaire]
Famille Famille de Tillier

Pierre-Jérôme de Tillier (Aoste, le 19 juin 1768 - † Marseille, 3 juin 1843) est un militaire « sarde » au service de la France. Chevalier de la Légion d'Honneur le 3 mars 1807, il est naturalisé français par l'ordonnance royale n° 659 du 6  juillet 1814.

Biographie

Pierre Jérôme de Tillier naît le 19 juin 1768 à Aoste dans le royaume de Sardaigne. Issus d'une famille noble et de propriétaires, il est fils de François-Gaspard-Eugène de Tillier et de Marie-Françoise Gippa, originaire de Hône[1]. Il est ainsi le petit-fils du "Père de l'histoire valdôtaine", Jean-Baptiste de Tillier.

Pierre de Tillier est chevalier puis officier de la Légion d'honneur [2] En 1814, une ordonnance du roi Louis XVIII accorde une lettre de déclaration de naturalité "au Sr Pierre-Jérôme De Tillier, chef de bataillon au corps royal d'artillerie, membre de la Légion d'honneur, né à Aoste en Piémont"[3].

Carrière militaire

À partir du 18 novembre 1787, il est élève d'artillerie au service du roi de Sardaigne, Victor-Amédée III. Il est promu lieutenant de 2e classe le 15 juin 1790 puis de 1er classe le 1er juillet 1792. Capitaine en septembre 1797. C'est durant la brève République subalpine que l'artillerie piémontaise, issue de l'armée sarde (it) est intégrée dans l'armée française, le 21 janvier 1802. L'artillerie piémontaise était très similaire à l'artillerie française, organisée en brigades dotées chacune de 4 à 6 pièces. De Tillier conserve le grade de lieutenant, il sert au 1er régiment d'artillerie puis au 7e régiment en mai 1802. Il est nommé Chef de Bataillon, le 2 octobre 1809.

Campagnes

Il fait les campagnes comme lieutenant en Savoie et Piémont en 1792-1794 et 1799. Après l'annexion du Piémont, il sert comme capitaine en Italie en 1796, et en 1799, il participe aux batailles de la Trebbia et de Novi.

Comme capitaine au 7e régiment d'artillerie il sert le long des côtes du nord de la France contre la flotte anglaise en 1802-1805. Il participe ensuite aux campagnes contre l'Autriche, la Prusse en 1806-1809 et participe aux batailles d'Bataille d'Austerlitz, d'Iéna, d'Eylau et de Wagram. Après sa nomination au grade de Chef de Bataillon, il est affecté à l'État major et engagé dans la campagne d'Espagne, l'invasion du Portugal en 1811-1813 avec le siège de Cadix et la bataille de Vitoria. Il rejoint l'armée d'Allemagne en 1813 et combat en 1814-1815. Après la dissolution de la Grande armée, il est chargé de l'inspection de l'artillerie dans le département du Var jusqu'à sa retraite le 1er octobre 1816 lorsqu'il se retire à Marseille.

Grades

Décorations

Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de l'ordre de la Couronne de Fer

Sources

  • Histoire du consulat et de l'empire par Adolphe Thiers.[réf. non conforme]
  • Base Léonore du ministère de la Défense.
  • Archive royale et militaire du royaume de Sardaigne.

Notes et références

  1. Son acte de baptème en latin précise : «Petrus Jeronimus filius nobilis Francisci Gaspari De Tillier et nobilis Mariæ Francisca Gippa d'Hône conjugum...»
  2. [1] « Cote LH/2606/45 » .
  3. Bulletin des lois, 5e série, T. III, p. 42, 1815

Source

  • Abbé Joseph-Marie Henry, Histoire populaire religieuse et civile de la Vallée d'Aoste. Imprimerie Marguerettaz, Aoste (1929), réédition en 1967 p. 124,71,117,206,218,240,243,262,306,317,322,410,446,503.
  • (en) Christopher Storrs, War, diplomacy and the rise of Savoy (1690-1720) Cambridge 2004 (ISBN 0511038003) p. 279 note n° 44.

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe

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