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Quentin Carnaille

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Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 114 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value). Quentin Carnaille, né en 1984[1] à Roubaix, est un artiste contemporain français.

Biographie

Quentin Carnaille est né en 1984 à Roubaix[2].

Après avoir obtenu son diplôme d'architecture à l'école supérieure des arts Saint-Luc de Tournai en Belgique en 2009, Quentin Carnaille s'installe à Lille chez Maisons de Mode. Alors qu'il se destinait à devenir architecte il se convertit en artiste pour exposer sa vision particulière du temps. C'est en 2008 que son aventure artistique débute avec la réalisation d'une paire de boutons de manchettes destinées à son père et rapidement commercialisées au Louvre des Antiquaires à Paris. Il continue ses créations mêlant esthétisme et poésie, mécanismes horloger et magnétisme, devenant alors sa marque de fabrique.En 2010 il entreprend un projet audacieux et déroutant : réaliser une montre qui n'affiche pas l'heure. La notion de temps est présente partout dans la société actuelle. Les montres sont désormais portées pour leur esthétisme plus que pour leur fonction de rappeler inlassablement le temps. Quentin Carnaille fige celui-ci et laisse à chacun le soin de réfléchir à sa propre interprétation. « La notion de temps n'existe qu'au travers de sa lecture. Mes études sont des supports de réflexion qui ouvrent à des multitudes d'interprétations. » Il donne naissance à une série de montres intitulées The Last Watch en 2012 exposées chez Colette à Paris.

Quentin Carnaille développe sa réflexion sur le temps et travaille à la réalisation de nouvelles sculptures. Il réalise Apesanteur sa première pièce en lévitation magnétique en 2013. L'année suivante il met en avant le temps et l'espace en créant la série Origine dans laquelle il associe des formes primaires telles que la sphère et le cercle. À travers Infini, il réunit dans un même tableau le temps et l'infini, confrontant ainsi deux notions difficiles à appréhender ensemble. Il continue ses réflexions avec la série Réinterprétation où il revisite les œuvres de grands maîtres comme Michel-Ange, Dali ou Rodin. Le but de Quentin Carnaille est d'apporter une nouvelle lecture aux chefs-d'œuvre qui lui sont chers. Avec Élévation, il réinterprète le Christ de Saint Jean de la Croix de Salvador Dali et présente Jésus sans sa croix, libéré de ses clous, triomphant, victorieux, comme s'il était immortel.

Avec cette série Quentin Carnaille met en lumière la relation de l'Homme et du temps. Il poursuit en 2015 en abordant des thèmes comme le futile et l'éphémère et crée notamment l'œuvre Apparition qui disparaît pour ne laisser qu'une trace de son existence.

L'année 2016 marque un tournant dans sa production, il s'affranchit des mécanismes horlogers et crée Introspection. Cette installation, présentée pour la première fois à la foire d'art contemporain Art up en 2016, reprend les notions fondatrices de son travail, tout en assumant un tournant plus conceptuel.

Quatre colonnes identiques sont surmontées de cubes en lévitation. Comme dans ses projets précédents, Quentin Carnaille a recours aux aimants dont les forces maintiennent le poids de ces volumes à quelques centimètres au-dessus des colonnes. Celles-ci, par leur juxtaposition et leur stricte ressemblance, soulignent l'idée d'uniformité. Chacune d'entre elles développe pourtant un dialogue privilégié avec une composition tridimensionnelle unique accrochée au mur.

Pour l'artiste, le tableau est la représentation mentale de la colonne à laquelle il est associé. Autrement dit, il symbolise son individualité ou encore sa singularité. L'effet de masse et de répétition suggéré au spectateur lors de la première lecture de l'œuvre s'affine ainsi peu à peu lorsqu'il cherche à comprendre la présence des compositions murales.

À travers cette installation, Quentin Carnaille cherche à illustrer le paradoxe de la nature humaine : un tout universel constitué de singularités. « Introspection » évoque la conscience, l'expression de la pensée profonde et de l'existence de l'âme. L'esprit, dissocié du corps, est projeté dans un univers unique et abyssal. Comme des symboles de l'humain, conçues à son échelle, les colonnes encouragent le visiteur curieux à circuler au sein de l'installation, pour finalement y prendre place. Cette invitation à l'implication physique du spectateur s'accompagne aussi de l'incitation à une participation mentale. 

Œuvres

Infini - 2012

Les mécanismes d'horlogerie ont longtemps été au cœur du processus de ses créations, Quentin Carnaille réalise un travail minutieux d'assemblage de ces pièces autour d'aimants. Il déniche d'anciens rouages, vis, systèmes horlogers qu'il trie afin d'en extraire les micro-pièces magnétisables qui lui permettront de réaliser ses sculptures.

Apesanteur - 2013

L'artiste utilise également l'électroaimant afin de faire léviter certaines œuvres, notamment la série Apesanteur, qui, exposée dans une galerie Genevoise s'est fait internationalement connaître.

Cette pièce «nous renvoie à l'origine de la lecture du temps : l'astronomie. Ces masses considérables et innombrables qui flottent dans un vide infini. L'astronomie aboutit il y a quelques millénaires à l'une des plus fabuleuses inventions de l'homme : l'invention de la notion de temps. Contrairement à la maîtrise du feu ou à l'invention de la roue, le temps n'est pas palpable, c'est une invention mentale. » Cette sculpture vole, flotte, lévite telle une étoile sur terre, elle fait le lien entre l'astronomie et l'horlogerie.

Garde-Temps - 2015

Apparition - 2015

Introspection - 2016 [3]

Introspection associe une esthétique résolument épurée aux pensées métaphysiques de l‘artiste. Quasiment projetée dans un univers de science-fiction, l'installation évoque le caractère remplaçable de l’humain dans certains romans d'anticipation.

Présentant ses colonnes comme des surfaces unitaires laquées de noir, Quentin Carnaille se rapproche davantage d'une forme de minimalisme conceptuel où le vide, omniprésent, tend à créer une quatrième dimension.

Expositions (sélection)

2016

  • CAP Gallery, Koweït [4] 
  • Art Beijing, Pekin, Chine
  • MAD Gallery, Dubai, Émirats arabes unis [5]
  • MAD Gallery, Taipei, Taiwan
  • MAD Gallery, Genève, Suisse
  • Art Up !, Lille, France [6]

2015

  • Galerie Art & Space, Munich, Allemagne [7]    
  • MAD Gallery, Taipei, Taiwan
  • MAD Gallery, Genève, Suisse
  • Galerie MTP, Luxembourg
  • Artop Gallery, Lille, France
  • Créarte, Ars-en-Ré, France
  • Hublot place Vendôme, Paris, France
  • Art Up! Lille, France [8]

2014

  • Art Up !, Lille, France
  • MAD Gallery, Genève, Suisse
  • Joyce Galerie Palais Royal, Paris, France
  • Artop Gallery, Lille, France
  • Cité de la mode et du design, Paris, France

2013

  • Lille Art Fair, Lille, France
  • Hotel Bloom, Bruxelles, Belgique
  • Artop Gallery, Lille, France

Notes et références

  1. Quentin Carnaille
  2. Quentin Carnaille is an architect exploring time's mysteries, 28 mars 2014.
  3. « Quentin Carnaille », Apologie magazine, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  4. (it) « Quentin Carnaille. ATTRACTION », Amalia di Lanno,‎ (lire en ligne)
  5. Wilbur Pereira, Editorial Assistant, « What's on in the UAE: March 15, 2016 », GulfNews,‎ (lire en ligne)
  6. « Du côté d'Art Up - Lemon le mag - Votre magazine lillois ! », Lemon le mag - Votre magazine lillois !,‎ (lire en ligne)
  7. Eröffnung der Ausstellung „Art of Time“ von Quentin Carnaille am 10. September 2015 in der „Art & Space Gallery“ in München.
  8. Lille : Quentin Carnaille, de Maisons de mode à l'art contemporain et Art Up!

Liens externes

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