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Raes de Dommartin

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Raes ou Rass de Dommartin (aussi appelé de Dammartin), surnommé le chevalier à la Barbe, né vers 1190 épousa Alix de Warfusée en 1215. Il est considéré comme l'ancêtre commun d'une grande partie de la noblesse de la région de la Hesbaye en Belgique.

Il eut deux fils :

  • Libert, dit Suréal de Warfusée né en 1216. Seigneur de Warfusée qui lui-même eut 3 fils:
    • Otto de Warfusée, il eut 7 enfants doont l' ainé Raës mourut centenaire.
    • Renard de Warfusée, qui mourut sans héritiers.
    • Everard de Warfusée, dit Everlin de Fooz, qui fut l' abbé de Saint-Laurent à Fooz.
  • Hugues de Dammartin, dit d'Awir surnommé aussi Hugues de Lexhy qui hérita des terres de Lexhy, Limont, Jeneffe, Fooz, Waroux, l'avouerie d'Awans.

Jacques de Hemricourt lui donne une origine française contestable : il serait le troisième fils d' Albéric, comte de Dammartin et d' Amicie de Meulant et donc le cadet de ses frères Renaud et Simon. En 1214, suite à la trahison de son frère ainé Renaud qui fut emprisonné à vie, Raës aurait part à cette disgrâce de Philippe-Auguste, et aurait été condamné à sortir de France. D'une belle suite, d'un train magnifique et nanti d' une fortune considérable, il se serait réfugié à Huy dans la Principauté de Liège.

Voici comment Jacques de Hemricourt raconte son histoire (il est la seule source) :

Il y avait aussi dans le même temps un noble chevalier nommé Raës à la barbe, frère du comte de Dammartin en Gaule, qui ayant encouru la disgrâce de Philippe Ier, roi de France, fut banni de ce royaume. En étant sorti avec beaucoup d'argent, de pierreries et une suite nombreuse, il vint s'établir à Huy, où il tenait un grand train de maison, ayant chiens, oiseaux, chasseurs et fauconniers. Tantôt il allait à la chasse et tantôt à la pêche pour se distraire de ses ennuis. Un jour qu'il chassait depuis le matin sur les terres de Warfusée, passant vers midi non loin de la chapelle du château, il entendit la clochette qui annonçait l'élévation. Il poussa son cheval de ce côté, mit pied à terre, entra dans la chapelle et se mit à prier dévotement. Le seigneur de Warfusée entendant quelque bruit, tourna la tête et aperçut le chevalier inconnu. La messe étant finie, il le fit convier à dîner par un de ses gens: Messire Raës y ayant consenti, le seigneur de Warfusée prit son hôte par la main et lui fit grand accueil, en s'enquérant de la cause qui l'amenait dans cette contrée. Il commanda promptement le dîner et envoya prévenir la belle Alix pour qu'elle fît fête au chevalier étranger. Elle se rendit aux ordres de son père, et s'approchant de messire Raës d'un air honnête et gracieux, elle lui dit qu'il était le bienvenu. Le bon seigneur les fit asseoir l'un près de l'autre, et fit faire grande chère non-seulement au chevalier, mais à toute sa suite. Quand ils eurent longuement dîné, et qu'ils se furent bien divertis, Messire Raës remercia le seigneur de Warfusée et sa fille de la bonne réception qu'ils lui avaient faite, et prit congé d'eux avec une parfaite courtoisie. De son côté le bon seigneur le pria, quand son chemin le dirigerait vers le château, d'y renouveler sa visite. Messire Raës, qui déjà se sentait épris d'amour pour la belle Alix, y consentit facilement. Il y revint tant et si bien, dit Hemricourt, qu'après quelques informations prises réciproquement, le chevalier Raës à la barbe, de Dammartin en Gaule, épousa la belle Alix de Warfusée; et leur mariage fut tellement favorisé du ciel qu'ils devinrent les auteurs de cette innombrable lignée de chevaliers dont nous allons tout à l'heure raconter les exploits. Le sire de Warfusée qui s'était fait prêtre, ainsi que nous l'avons vu, ayant laissé à sa fille, parmi ses grands héritages, beaucoup de moulins, cela donna lieu de dire dans le commun peuple, que les nobles de Hesbaye étaient tous sortis d'un prêtre et d'un meunier.

Il est l'ancêtre commun des nobles qui vont s'entretuer durant la guerre des Awans et des Waroux

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