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Relations entre la chrétienté et la franc-maçonnerie

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Bien qu'aujourd'hui de nombreuses communautés chrétiennes ne prennent pas position sur la Franc-maçonnerie il reste un noyau dur de prêcheurs qui revendiquent une opposition stricte au mouvement et découragent, voir interdisent, l'accès de celles-ci à leur fidèles.[1][Information douteuse]

Église catholique

Historiquement, depuis 1738 et la publication de la bulle pontificale In eminenti apostolatus , l'église catholique applique une politique hostile à la franc-maçonnerie. En effet, celle-ci interdit l'accès au mouvement aux croyants et ne considère pas ses idées. Depuis, de nombreuses précisions établies dans les différentes bulles pontificales portant à ce sujet renforcèrent les sanctions[Information douteuse] encourues par les francs-maçons catholiques. Ainsi, jusqu'en 1983, date a laquelle le droit canon fut assouplie, ceux-ci risquaient l'excommunication. Toutefois, cet allègement ne signifia pas pour autant la tolérance du mouvement. Joseph Ratzinger qui devint plus tard, Benoît XVI écrivit au sujet des francs-maçons qu'il les jugeaient dans un état de péché grave et que, selon lui, ils ne pouvaient pas recevoir la sainte communion.[2]

La source principale de la querelle vient du supposé anticléricalisme historique présent au sein du Grand Orient de France.[3] Dans l'édition datant de 1913 de la Catholic Encyclopedia, on pouvait lire que des rites anticatholiques étaient requis pour entrer dans les loges écossaises [4] et que l'utilisation de l'imagerie biblique était la preuve du refus du francs-maçons de reconnaitre la révélation du Christ.[5] Cependant, on ne retrouva pas ces remarques dans les éditions qui suivirent. [6]

L'idée que les francs-maçons se placent en opposition par rapport au dogme catholique se retrouve dans les plus hautes sphères de l'église. Par exemple, dans l'encyclique Humanum Genus datant du 20 avril 1884, le pape Léon XIII condamna les idées philosophiques de la franc-maçonnerie qu'il jugeait amorales. Selon lui, ce sont les francs-maçons qui furent à l'origine des mouvements naturalistes et rationalistes radicalement contraire aux pensées catholiques.[7]

Politique depuis Vatican II

En 1974, une lettre privée du Cardinal Franjo Seper, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi fut rendue publique. Celle-ci semblait indiquer un relâchement de la pression du Vatican sur l'organisation[Laquelle ?] ce qui provoqua de nombreuses demande d'adhésion de la communauté catholique[réf. nécessaire]. Mais, en 1981, dans une lettre à la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, la congrégation affirma que le droit canon n'ayant pas évolué, l'interdiction restait de mise. Pourtant en 1983, l'Église promulgua des décrets qui allégèrent les sanctions encourues par les fidèles membres de l'organisation, sans pour autant préciser si l'interdiction était levée[réf. souhaitée]. Cette zone d'ombre porta à nouveau confusion et amena quelques francs-maçons du Texas à inviter les catholiques à devenir francs-maçons. [8] Néanmoins, la même année, l'église réagit en réaffirmant que bien qu'il n'y ait plus de sanctions, l'interdiction était toujours en place.[9]

Séparation de l'Église et de l'État

L'idée que les francs-maçons promeuvent une société politique séparée de l'église vient sans doute du positionnement que la loge américaine[Laquelle ?] adopta. En effet, dès ses débuts, celle-ci se plaça comme défenseur de la liberté de culte telle qu'elle était défini dans le premier amendement[10] de la Constitution américaine[11]. Cette politique en opposition totale avec une église revendiquant le droit d'avoir un pouvoir directe sur la vie politique publique[12] intoxiqua la relation un peu plus. C'est ainsi que dans la Catholic Encyclopedia, les francs-maçons étaient accusés de vouloir une société contraire à la volonté divine.

Indifférence religieuse

Le refus de l'organisation de reconnaitre et de considérer une religion plus "vraie" que les autres est aussi source de conflit. L'église catholique critique que malgré cette tolérance envers tous les cultes, le mouvement utilise des rituels proches de certain d'entre elles [13] .Cette neutralité fut justifiée par l'auteur Albert Mackey qui affirma qu'il s'agissait de l'expression de la volonté de rechercher la "divine vérité"[14] et ainsi d'accepter toutes les possibilités existantes. Cette tolérance envers toutes les croyances se retrouvait déjà dans la Constitution des francs-maçons d'Anderson datant de 1723. Ainsi, on pouvait lire que la franc-maçonnerie considérait que les croyances théologiques personnelles ne devaient pas être discutée au sein de la loge pour éviter les disputes entre franc-maçon de confession différentes. [15]

Notes et références

  1. « Masonic Fraternity »
  2. [1]Declaration on Masonic Associations at www.vatican.va. Retrieved 2011-10-20.
  3. "French Masonry and above all the Grand Orient of France has displayed the most systematic activity as the dominating political element in the French "Kulturkampf" since 1877." From Masonry (Freemasonry) from the Catholic Encyclopedia
  4. "The Kadosh (thirtieth degree), trampling on the papal tiara and the royal crown, is destined to wreak a just vengeance on these "high criminals" for the murder of Molay [128] and "as the apostle of truth and the rights of man" [129] to deliver mankind "from the bondage of Despotism and the thraldom of spiritual Tyranny"." From the article Masonry (Freemasonry) in the Catholic Encyclopedia
  5. "In the text of 1738 particular stress is laid on "freedom of conscience," and the universal, non-Christian character of Masonry is emphasized. The Mason is called a "true Noahida", i.e. an adherent of the pre-Christian and pre-Mosaic system of undivided mankind." From Masonry (Freemasonry) in the Catholic Encyclopedia
  6. New Catholic Encyclopedia, 1967 ed, Volume 6, pp 132–139, McGraw-Hill, New York. The most recent edition (2002) does not contain any article on Freemasonry.
  7. « Irreconciliability between Christian faith and Freemasonry », L'Osservatore Romano,‎ (lire en ligne[archive du ], consulté le 28 avril 2018)
  8. "As can be seen, no longer does the Canon impose excommunication on Catholic Masons, or even mention Masons directly.", the attitude of the church has been to regard Freemasonry as an acceptable sphere for fraternal interaction." From Roman Catholic Church Law Regarding Freemasonry by Reid McInvale, Texas Lodge of Research.
  9. "Cardinal Joseph Ratzinger then issued the November 26, 1983 document, which reaffirmed the historic position against Freemasonry. This statement had also been specifically approved by John Paul II." The Pastoral Problem of Masonic Membership
  10. "Amendment I - Congress shall make no law respecting an establishment of religion, or prohibiting the free exercise thereof; or abridging the freedom of speech, or of the press; or the right of the people peaceably to assemble, and to petition the government for a redress of grievances.From the Constitution of the United States
  11. Masonic Compact « https://web.archive.org/web/20130812164846/http://albanymasons.org/PDF/compact.pdf »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), hosted at www.albanymasons.org
  12. Pope Leo XIII Etsi Nos (On Conditions in Italy), Item 2
  13. "The March 11, 1985, issue of L'Osservatore Romano carried an article titled "Irreconcilability Between Christian Faith and Freemasonry" as a comment on the November 26, 1983, declaration. In part the Vatican newspaper said a Christian "cannot cultivate relations of two types with God nor express his relation with the Creator through symbolic forms of two types." Quoted in "The Pastoral Problem of Masonic Membership" in the Letter of April 19, 1985 to U.S. Bishops Concerning Masonry « https://web.archive.org/web/20060924182559/http://www.catholiculture.net/docs/doc_view.cfm?recnum=5285 »(Archive (http://web.archive.org/web/*/https://web.archive.org/web/20060924182559/http://www.catholiculture.net/docs/doc_view.cfm?recnum=5285) • WikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), by Cardinal Bernard Law
  14. Mackey, Symbolism of Freemasonry, 1869, 303, Cited in the article Masonry (Freemasonry) from the Catholic Encyclopedia
  15. S. Brent Morris, The Complete Idiot's Guide to Freemasonry, Alpha/Penguin Books, (ISBN 1-59257-490-4), p. 202-203

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