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Saints en Italie

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Les Saints en Italie sont les saints reconnus par la religion chrétienne et dont la nationalité d'adoption est l'Italie.

L'influence historique, culturelle et idéologique des Saints en Italie nous conduit directement ou non à intégrer aujourd'hui ces personnages au sein de l'identité nationale des italiens ce qui fait de ces personnages un des fondements de la construction identitaire italienne[1]

François d'Assise est un Saint italien qui exerce une forte influence nationale et internationale.

À l'exemple de Saint François d'Assise qui est un saint italien bien ancré dans l'histoire et l'imaginaire on peut cibler la forte influence passé mais encore toute la vitalité de son influence présente. Ainsi en travers l'industrie touristique italienne Saint François d'Assise continu de construire la vie quotidienne en Italie[2].

Voici ainsi une liste encore incomplète des Saints en Italie :

  • Sainte Cécile patronne des musiciens.
    Saint Laurent Justinien naît à Venise en 1381 et meurt aussi à Venise en 1456. Il est considéré pour l'humilité de sa foi. Il renonce au monde à 19 ans et s'engage chez les chanoines réguliers du couvent de Saint-George. En 1406, il est ordonné prêtre. Devenu général de cet ordre, il en révisera les statuts. En 1433, il est nommé évêque de Castello. Il se démarquera tellement par ses qualités qu'il sera nommé premier patriarche de Venise en 1451[3],[4].
  • Sainte Hyacinthe Mariscotti naît en Italie en 1585 et meurt aussi en Italie en 1640. Se distinguant par sa piété, elle entre chez les franciscains à San Bernardino. En 1605, elle entre enfin dans les ordres. Dix ans plus tard, elle devient sœur. Sa privation de sommeil, son auto-flagellation et son jeûne lui vaudront une excellente réputation pour sa sagesse et sa dévotion à la Vierge. Elle fondera plus tard la congrégation des Oblates de Marie[5],[6].
  • Saint Benoît de Nursie. Il est natif de Nursie et fait ses études à Rome. À 16 ans, il décide de se consacrer à Dieu et commence à vivre comme un ermite. À partir de ce moment, une réputation de sainteté commence à l'entourer et des moines vienne le convier à intégrer leurs ordre. Saint Benoît de Nursie accepte mais comme les règles qu'il tente d'imposer déplaisent aux moines ces derniers tentent de l'empoisonner. Ainsi maltraité, saint Benoît de Nursie quitte l'ordre. Mais avec l'insistance, il finit par revenir et fondera 12 monastères pour finalement s'installer dans une ancienne forteresse sur le mont Cassin. Ce fut les débuts de l'ordre bénédictin et les 73 chapitres de règles que saint Benoît de Nursie écrivit à ce sujet ont inspiré beaucoup de communautés religieuses. Il meurt en 547[7],[8].
  • Saint Alexandre de Bergame. En Italie au IVe siècle av. J.-C. Porte-étendard de la légion thébaine, il fait partie des nombreux soldats qui se convertissent au christianisme et subissent le martyr car ils refusent de persécuter les chrétiens ou de sacrifier aux Dieux païens[9],[10].
  • Saint Charles Borromée auprès de la Vierge.
    Sainte Cécile. Dans le IIIe siècle ap. J.-C. On sait peu de chose de Sainte Cécile. Elle appartenait aux grandes familles de Rome et aidait de ces deniers les premiers papes. Elle se marie par la suite à un certain Valérien qui sera convertit au christianisme par cette dernière. Ensemble, ils souffrirent le martyr vers 220 en refusant d'adorer des dieux païens. Elle est devenue patronne des musiciens[11],[12].
  • Saint Charles Borromée. Il naît en Italie près du lac Majeur en 1538. Son oncle devient pape en 1560 et le nomme cardinal de Milan. Il prendra sa tâche au sérieux et se consacrera au concile de Trente pour en faciliter la conclusion en 1563. Dans la foulée, il poursuit ses études en théologie ce qui lui permet d'être ordonné prêtre en 1564 puis évêque de Milan. Il quitte Rome pour résider dans son diocèse où il fonde trois séminaires. Son influence fut rapidement reconnue et il fut canonisé en 1610[13],[14].
  • Sainte Agathe. Elle naît en Sicile et meurt en 254 ap. J.-C. Dénoncée comme chrétienne par le gouverneur de Catane et lui ayant refusé les hommages, elle fut placée dans un brasier ardent après avoir eu les seins coupés mais sauvé de la mort par un tremblement de terre. Elle mourut plus tard en prison. Elle devint ainsi la patronne des nourrices et est aussi évoquée pour les douleurs causées par le feu[15],[16].
  • Le corps de Santa Rosa da Viterbo.
    Saint François de Paule. Il naît en 1416 et meurt en 1507. Il passe son enfance à s'intéresser à Dieu. À treize ans il entre pour un an dans un couvent de Saint-François. Par la suite, il se fait ermite. Mais Dieu lui envoya des disciples dans sa réclusion si bien qu'il dut bâtir un monastère et fonder l'Ordre des Frères Minimes. Il guérit plusieurs malades et ressuscita des morts. Il passait de nuits à prier et passa des Carêmes entier sans prendre de nourriture[17],[18].
  • Saint Bonaventure. Il meurt en 1274 à Viterbo. Étant jeune, il tomba gravement malade et sa mère obtient sa guérison grâce à Saint François d'Assise. À 22 ans il entre chez les frères mineurs (Franciscains). En 1257 il est élu ministre général de l'ordre. Il parcourt alors l'Europe et remplit des missions diplomatiques pour le pape. Il meurt en plein concile en 1274[19],[20].
  • Santa Rosa da Viterbo. Elle naît en 1233. Elle voulu entrer au monastère des Clarisses qui se trouvait tout près de la maison familiale mais étant donné ses origines, on lui refuse. Ainsi elle s'orientera plutôt sur le soin des pauvres et des malades en se guidant sur la règle du tiers ordre Franciscain. Le climat politique de l'époque en est un hostile à la souveraineté de la ville de Santa Rosa, Viterbo, étant donné les visées de l'Empereur Frédéric II qui veut le contrôle de cette ville. L'Empereur exilera Santa Rosa de la ville jusqu'en 1250 après qu'elle se soit ouvertement affichée pour la paix soutenue par des symboles divins. L'année suivante elle meurt fort probablement des suites d'une malformation. À partir de ce moment les miracles se succèderont au site de son enterrement : à même le sol dans le cimetière de sa paroisse. En 1252 on ordonne son exhumation suite aux demandes du pape Innocent IV qui veut inspecter son corps pour le début du procès de sa canonisation. Le corps apparaît alors comme miraculeusement intact. Par la suite Santa Rosa sera inhumée à Santa Maria in Poggio pour 6 ans. Après cette période, le pape Alexandre IV, ayant transféré provisoirement le siège de la papauté à Viterbo et se trouvant sur place, rêve 3 fois à Santa Rosa, pour exaucer les demandes faite par Santa Rosa dans ses 3 rêves, transfère le corps aux Clarisses qui l'avaient refusées dans sa jeunesse. Cet évènement a lieu le 4 septembre 1258. C'est en mémoire de ce transfert que tous les ans la confrérie des facchini di Santa Rosa portent à force de bras une sculpture monumentale. Elle est la patronne des jeune filles, des fleuristes et de Viterbo. Elle fut officiellement canonisée en 2013-2014[21].
  • Saint Grat d'Aoste. Il vécut au Ve siècle. Il fut le deuxième évêque d'Aoste. Il était également confesseur. Une légende lui attribue la découverte de la tête de Jean Baptiste au fonds du puits où Hérode s'en était débarrassé. C'est en Palestine qu'il la découvre et à Rome qu'il l'amène[22],[23].

Références

  1. MSH-M — Rusca — L'identité nationale : de territoires nationaux dotés d'identités à la construction symbolique du sentiment d'appartenance nationale
  2. Saint-François et la Basilique d'Assise, 2015-03-23
  3. http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_laurent_justinien.html
  4. Metro Books, Le Grand livre des Saints, édition Le Pré aux Clercs, 2012, p. 16
  5. Metro Books, Le Grand livre des Saints, édition Le Pré aux Clercs, 2012, p. 34
  6. http://www.martyretsaint.com/hyacinthe-de-mariscotti/
  7. Émilie Bonvin, Dictionnaire pratique des Saints, Édition exclusif, 2013, p. 52
  8. http://www.icrsp.org/Saints-Patrons/Saint-Benoit/Biographie-de-Saint-Benoit.htm
  9. Rosa Giorgi, Saints et symboles, Éditions de la Martinière, 2011, p. 242
  10. http://nominis.cef.fr/contenus/saint/7974/Saint-Alexandre-de-Bergame.html
  11. http://nominis.cef.fr/contenus/saint/18/Sainte-Cecile-de-Rome.html
  12. Jacques Duquesne et François Lebrette, La Vie des saints, Édition Presses de la renaissance, 2005, p. 60
  13. Jacques Duquesne et François Lebrette, La Vie des saints, Presses de la Renaissance, 2005, p. 64
  14. http://nominis.cef.fr/contenus/saint/7/Saint-Charles-Borromee.html
  15. Jacques Duquesne, Les Saints, Flammarion, 2012, p. 93
  16. https://viechretienne.catholique.org/saints/655-sainte-agathe
  17. Jacques Veissid, Savoir à quel Saint se vouer, Édition Perrin, 1995, p. 26
  18. https://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_francois_de_paule.html
  19. http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1513/Saint-Bonaventure.html
  20. Jacques Veissid, Savoir à quel Saint se vouer, Édition Perrin, 1995, p. 48
  21. culte des saints, 2016-08-30
  22. Les saints du calendrier et les dictons
  23. Saint Grat (http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10366/Saint-Grat.html)

Annexes

Bibliographie

  • Metro Books, Le Grand livre des Saints, édition Le Pré aux Clercs, 2012.
  • Odile Haumonté, Le grand livre des Saints, Presses de la Renaissance, 2010.
  • Jacques Veissid, Savoir à quel Saint se vouer, Édition Perrin, 1995.

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