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Si Tayeb Al Mahaji

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Si Tayeb Mehaji سي طيب المهاجي né en 1881 et mort le 17 octobre 1969, est un imam et écrivain algérien. Personnalité religieuse éminente[évasif] d'Oran, il est l'un des fondateurs de l'Association des oulémas musulmans algériens, et un ami de Cheïkh Abdelhamid Ben Badis. Il est issu d'une grande[Comment ?] famille de savants en théologie.

Biographie

Si Tayeb Al Mahaji (Alem Jalil) appartient à des fractions des Chorafas d'Al Mahaja de la Zaouia Derkaouia [réf. nécessaire], celle des Ouled Sidi El Freïh, des douair Ain Affeurd, sur les hauteurs d'El Gaada dans la banlieue d'Oran. Il a appris le Coran dans une école coranique de son village natal auprès des maîtres comme Sidi Mohamed Benkaddour, Sidi Mohamed Miloud Ben Brahim et Sidi Abdeslam Ben Saleh qui l'initient à la lecture du coran suivant la méthode des sept prononciations. Adolescent, il parfait ses connaissances en grammaires, en fiqh et du hadith notamment à Nédroma avant de se rendre au douar Sabih, dans la localité de Ténés. Il y est l'élève de Cheikh Miloud Bouchaibi, un grand théologien auquel il voue une grande admiration pour sa rigueur. Ce dernier, formé a la mosquée al-Azhar, fut l'élève et le disciple de Cheikh Aliche, l'un des animateurs avec Cheikh Addou, de la Nahda en Égypte.

  • 1902 : Il commence à enseigner dans les mosquées et la Zaouïa Sennoussia.
  • 1905 : Si Tayeb Al Mahaji entreprend le double rôle de prédicateur et d'éducateur sur le plan religieux, sa première tâche est de réhabiliter l'Islam dans sa pureté et dans la tradition de la sunna. Malgré l'hostilité active de l'administration coloniale, il poursuit la lutte patriotique comme un devoir sacré.
  • 1912 : Il s'installe définitivement dans la mosquée de la rue Hadi Hacène M’ dina-Jdida (tahtaha) où il fonde la première école libre moderne à Oran Zaouïa de Si Tayeb Al Mahaji, appelé par la suite la mosquée Cherifia. Durant près de soixante-dix ans, il enseigne à des milliers de tolbas, les sciences religieuses et linguistiques.
  • 1923 : Il rencontre à plusieurs reprises, à Oran, le grand érudit du Maroc et de l'Islam, Cheikh Abou Choaïb Eddoukali .
  • 1950 : Il rédige un ouvrage autobiographique qui sera édité en 1964.
  • 1954 : Dès le début de la guerre d'indépendance algérienne, Si Tayeb Al Mahaji est éprouvé par l'arrestation et l'assassinat de son fils Zeddour Mohamed Brahim Kacem, le premier étudiant chahid de la révolution. Celui-ci est arrêté le 2 novembre 1954, et meurt sur la table de torture de la DST, le 4 novembre 1954 à Alger. La lutte ne cessa de s'affirmer dans tous les domaines jusqu'au jour ou l'Algérie recouvre son indépendance. Après l'acquisition de la souveraineté, il continue de prêcher le sermon du vendredi dans une salle comble.
  • 1962 : Le 5 juillet (Fête de l'indépendance), enlèvement et assassinat par le FLN de plusieurs milliers de Pieds Noirs. Il y a de nombreuses victimes et parmi celles-ci dix juifs d'Oran. Si Tayeb Al Mahaji, condamne ces crimes.
  • 1969 : Il meurt le vendredi 17 octobre, il est enterré dans le cimetière ben douma. Il lègue un patrimoine culturel de grande valeur dont les œuvres traitent de l'histoire, de la linguistique et des sciences religieuses.

Liens externes

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