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Sidi Bouazza Al Mahaji

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Chérif idrisside, Sidi Abu Abdullah Abu Ya'za Al Mahaji, surnommé Sidi Bouazza Al Mahaji, est le fondateur de la confrérie musulmane Derkaoua en Algérie[réf. nécessaire]. Natif de l'actuelle Algérie, il est décédé le 14 septembre 1860 et est enterré dans la mosquée de Sidi Abu Madiyan Chu'ayb située dans le quartier de la Rumayla de la partie andalouse de Fès.

Histoire

Sidi Bouazza Al Mahaji est un saint musulman[réf. nécessaire] d'origine algérienne. Surnommé l'« imam des croyants », il fonda l'ordre Derkaoua en Algérie[réf. nécessaire]. Sidi Bouzza Al Mahaji appartient à des fractions des Chorafas "Mahâja" celle des Ouled Sidi Amer près de Tlemcen, avait une zaouia à Oujda (Maroc), et une autre à Tlemcen, fréquentées par ses compagnons et ses disciples. Sa famille est profondément enracinée dans la connaissance et la passion pour l'Islam et ils sont des savants reconnus. Le père de Sidi Bouazza Al Mahaji, Sidi Maymun (Sidi Mimoun Al Mahaji) a été parmi les grands savants du Maghreb. les Chorafas vivent en majeure partie au nord du Maroc, et à l'ouest de l'Algérie, notamment[réf. nécessaire] à El Gaada, commune située à 40 kilomètres au sud-est dans la banlieue d'Oran.

Fondation de la confrérie

Il fréquentait le connaissant par Allah Moulay Larbi Derkaoui et de lui, il obtint son désir. Il faisait partie des gens des vérités et des sciences spirituelles, il était d'une grande majesté et d'une importance imminente, ses paroles qui éblouissaient les esprits, ne pouvaient toutefois venir que de la part des hommes capables, il a dit : « Si les anges descendaient du ciel vers nous, nous aurions entrepris le dialogue avec eux dans les sujets des vérités ».

Quand il se réunissait avec les Ulémas, il les laissait confus, et personne n'eut le pouvoir de le débattre dans les divers sujets. Il a été dit, qu'il était dans ses débuts silencieux, jusqu'à ce que son maître al-'Arbi Ibn Ahmad ad-Darqâwi lui dit un jour : "parle !" Ainsi, à partir de ce moment-là sa langue s'est mise précipitamment à parler. Il lui fut attribué beaucoup d'actions prodigieuses et des honnêtes états spirituelles et de bonnes éthiques.

Il mourut le vendredi 28 Safar 1277 de l'Hégire, correspondant au 14 septembre 1860, il fut enterré dans la mosquée de Sidi Abu Madiyan Chu'ayb, qui est connue dans l'extrême quartier de la Rumayla de la partie andalouse de Fès, (distance d'un arc à droite de mihrab, un sanctuaire qui est visité).

[réf. nécessaire]

Moulay Larbi Derkaoui crée l'ordre des Derkaoua eut de nombreux disciples : Sidi Ahmed El Bedaoui El Fassi, Sidi Mohammed El Bouzidi, Sidi Mohammed El Harraq, Sidi Abdelouhad Ed Derbarh El Fassi, Sidi El Hadj Mohammed El Rhomari, Sidi Mohammed El Fassi, Sidi Malek Ez Zehouni et Sidi Bouazza Al Mahaji. Les sept premiers disciples de Moulay Larbi Derkaoui sont tous Marocains. Ils ont tous fondé des tarika qui portent leur nom. Seul Sidi Bouazza Al Mahaji est algérien. Il a fondé la Tarika Derkaouia en Algérie. Al Mahaja : Sont les premiers fondateurs de la Tarika Derkaouia en Algérie, par Chérif Idrissid Sidi Bouazza Al Mahaji.

Tarika Derkaouia en Algérie

  • Shadhiliya-Darqawiya-Mahajiya :
    • Sidi Abu Yaaza Mahaji al-Jazairi (d. 1277/1860).
    • Sidi Mohammed b. Qaddur Wakili.
    • Sidi Mohammed Boudali.
    • Sidi Mohammed Bouzidi al-Jazairi (d.1328/1913).
    • Sidi Mohammed al-Habri Azzawi (d.1313/1898).
    • Sidi Ahmed b. Aliwa (d.1349/1934).
    • Sidi Mohammed Belqayad .
    • Sidi Hachimi Tlemsani (d.1381/1966).
    • Sidi Mustafa Abdessalam Filali (d.1401/1986).
    • Sidi Abdellqadir Aissa (d.1412/1997).
  • Sidi Bouazza Al Mahaji, Il eut pour disciple Sidi Mohammed Ben Kaddour Al Oukili de Kerker (Maroc Oriental espagnol). Ce prestigieux maître eut pour élève Sidi El Hadj Mohammed Ben Ahmed Ben Abderrahman El Hebri de la famille d'Ouled Bouazza du douar Ouled Kaïm, tribu Benikhaled des Beni Snassen. Sidi El Hadj Mohammed El Hebri eut pour disciples : Sidi Mohammed Boudali qui a fondé en 1870 la zaouïa de Aïoun El Berranis près de Taghmaret ; Sidi Hammou Cheikh El Bouzidi, maître de Sidi Ahmed Ben Alioua le fondateur de la tarika El Alaouia de Mostaganem (1867-1934) - Cheikh Al Alawi eut pour successeur Ech Cheikh Hadj Adda Bentounès (M-1952) auquel il maria sa nièce Lala Kheira Benalioua (1928-1975).
  • Ech Cheikh Hadj El Mehdi succéda à son père en 1952. Echeikh Hadj Al Mehdi exégète remarquable du Coran, Cheikh El Hadj El Mehdi avait toutes les curiosités intellectuelles de son temps et les qualités d'un saint homme. Son fils Cheikh Khaled lui succéda. Cultivé, libéral et généreux, cheikh Khaled emboîte le pas à ses prestigieux ascendants - Sidi El Hadj Mohammed Ben Illes qui se réfugia à Damas après qu'il fit campagne contre l'établissement de la conscription en Algérie peu avant la Première Guerre mondiale. D'autres zaouïas, dont notamment celle de Sidi Mohammed El Missoum se rattachent à Moulay Larbi Derkaoui. Une tarika importante tant par la personnalité de son auteur que par l'intense activité de ses adeptes est celle qui a été fondée par Echeikh El Hadj Mohammed Belkaïd.
  • C'est la tarika Belkaïdiya El Hebriya. Issu d'une vieille famille tlemcénienne Cheikh El Hadj Mohammed Belkaïd était un homme d'une grande culture et d'une profonde piété. Il est mort en 1998 à l'âge de 87 ans laissant sa succession à son fils Abdelatif. De caractère bienveillant et féru de culture et de dévotion, Cheikh El Hadj Abdelatif est un homme très estimé. La zaouïa qu'il dirige à Sidi Maârouf distante de 15 km d'Oran dispense un enseignement dans les différentes branches du savoir : étude du Coran et de la science du hadith, culture littéraire, culture scientifique... Toute l'activité de la zaouïa gravite autour d'un centre d'intérêt : la foi et la science.
  • Sidi Bouazza Al Mahaji, Il eut pour disciple Sidi Mohammed Ben Kaddour Al Oukili de Kerker (Maroc Oriental espagnol). Ce prestigieux maître eut pour élève Sidi El Hadj Mohammed Ben Ahmed Ben Abderrahman El Hebri.
  • La tariqa Derkaouia Al-habria est une sorte d'Ordre mendiant, marqué par la pauvreté, rêvant d'une cité utopique sans riches ni pauvres. Elle prescrit le refus d'obéissance à tout pouvoir temporel et le désintéressement des biens de ce monde. Elle compte de nombreux adeptes en Algérie dans l’ Oranie et a pour centre principal les montagnes de l'Ouarsenis.
  • Cette confrérie a joué un tel rôle dans l'histoire du Maghreb que Octave Depont et Xavier Coppolani écrivaient en 1897 que dans tous les mouvements insurrectionnels en Algérie et au Maroc on trouvait la main de la confrérie Chadhiliyya-Derkaoua.
  • Cette Zaouïa Derkaoua Al-habria se trouve sur l'axe : Oujda, Ahfir, Saïdia, Tetouan (Maroc), Oran et Tlemcen (Algérie).
  • Al Mahaja "Les quarante chéchias" ce qui veut dire les quarante (Goubbas). Se sont décernés ou fait décerner des sajara ou arbres généalogiques les rattachant à Hassan fils de Sidna Ali ibn Abi Talib.
  • Ces tribus d'Al Mahaja sont des Chorafas des ancêtres remontant à Idriss II (fondateur de la dynastie Idrisside sont une dynastie arabe 788-985) par son fils Muhammad ben Idris et le fils de ce dernier Ahmed, qui fonderont la première dynastie musulmane, d'origine moyen-orientale.

*Al Mahaja c'est les premiers habitants de la ville d'Oran en Algérie[réf. nécessaire]. Avant l'arrivée des Omeyyades de Cordoue et Fatimides au Maghreb, Cette tribu continue aujourd'hui à dispenser le prosélytisme religieux dans ses nombreuses Zaouïas à Oran et dans les grandes régions de l'Ouest d'Algérie.

Origine

Sidi Bouazza Al Mahaji de la tribu des Chorafas d'"Mahaja" (noblesse religieuse) sont les descendants de la dynastie Idrisside.

L'origine de Sidi Bouazza Al Mahaji remonte à Sidi Mimoun Al Mahaji ben Mohammed ben Abdullah ben moussa ben Issa Ben Al-Hussein Ben Amran Ben Ibrahim Ben Ali Ben al-Hassan Ben Ahmed Ben Muhammad Ben Idrîs II Al-Azhar Ben Idrîs Ieral-imam Ben Mawlâna Abdullah "le parfait" Ben al-Hassan II Ben al-Hassan as-Sibth Ben l'imam Ali ibn Abi Talib et Fatima Zahra fille du prophète d'Allah.[réf. nécessaire]

Bibliographie

  • Émile Dermenghem, Tlemcen mystique, Saints et Confréries, Richesses de France: Tlemcen et sa région, no 18, 1er trimestre 1954.

Notes et références


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