Encyclopédie Wikimonde

Sifoor

Aller à : navigation, rechercher
Sifoor
Sifoor en 2017
Informations générales
Surnom Sifoør, Audi, Double O
Naissance
Yaoundé, Drapeau du Cameroun Cameroun
Activité principale rappeur, chanteur, compositeur
Genre musical Hip-Hop, Afrobeat
Années actives Depuis 2008
Labels O'Bosso Sounds

Sifoor, stylisé Sifoør, né le à Yaoundé, est un rappeur, chanteur et compositeur camerounais. Son style musical est un mélange de hip-hop et de musique afro, inspirée de ses origines.

Au début de sa carrière, le rappeur camerounais produit essentiellement de la musique hip-hop et lyricale. Ancien membre du label Seven Seas Music, il collabore à plusieurs reprises avec le rappeur Kent.

Il sort succesivement trois EP’s en trois ans, intitulés « Fils du Phoenix » (2012), «No Hook» (2013), et « Empreinte rouge» (2014).

Après un voyage au Cameroun, sa terre natale, il décide d’associer ses textes à des sonorités afro et festives.

Par la suite, Sifoor crée son mouvement «O’Bosso» (O’Bosso signifie «en avant» en douala, langue parlée dans la région côtière du Cameroun) et son propre label qui se nomme O’Bosso Sounds.

Le 16 juin 2017, il sort l’EP «O’Bosso Vol.1 ». Ce projet s’inscrit dans le nouvel univers musical du rappeur qui se caractérise par des chansons rythmées et dansantes qui suscitent un engouement sans précédent. Sifoor devient dès lors l’un des artistes montants de la scène afro-urbaine.

Son mouvement «O’Bosso» a vocation à s’adresser à son public en France, en Afrique et à la diaspora africaine à travers le monde.

Enfance et débuts

C’est durant son enfance au Cameroun qu’il découvre la musique grâce au makossa[1],[2].

A l’âge de neuf ans, il part vivre au Kenya. Là-bas, il poursuit sa scolarité au lycée français de Nairobi. Il y fait la connaissance de Kent. Les deux adolescents se lient d'amitié en raison notamment de leur passion commune pour le hip-hop américain[3]. Les albums Illmatic et Stillmatic de Nas, ainsi que Blueprint de Jay-Z ont beaucoup inspiré le rappeur camerounais. En ce qui concerne le rap français, il est marqué par le Secteur Ä et Lunatic[2].

C'est à cette époque que le jeune homme commence à écrire ses premiers textes. Il choisit comme nom de scène "C4" en référence à l'explosif mais également à sa voix grave et rocailleuse[4],[5]. Après l'obtention de son baccalauréat en 2005, il décide de partir en France pour y faire ses études. Il s'installe à Montrouge (Hauts-de-Seine) et étudie à l’Université Paris 5 Descartes au sein de laquelle il décroche un Master 2[3].

Carrière

2008-2011 : Un début de carrière retardé

A partir de 2008, en parallèle de ses études, C4 commence à se faire connaitre dans le milieu du rap game français. On le retrouve ainsi en featuring sur le titre Okay de Kent extrait du Scalpel Vol.1. Dans le cadre de la sortie de sa net tape Redlight Vol.1 en juin 2009, il invite Black Kent sur le titre Alter Ego.

En 2011, C4 change de nom de scène et devient Sifoor [3],[5](prononcé Sifor). Il s’apprête à sortir l’EP Dans la Peau d’un Padawan. Cependant, ce projet, dont la sortie devait être assurée par le label Allmade ne voit pas le jour en raison de la séparation entre son ami Kent et le label. Sur ce projet, figuraient notamment les titres Le Diable s’habille en Prada, Le Diable s’habille en Prada (Remix) en featuring avec Kent et le « Cypher d’Sifoor » avec la participation de Kent et Driver.

2012-2015 : La renaissance et les projets

La sortie avortée de l’EP Dans la Peau d’un Padawan vient briser l’élan du rappeur camerounais. Toutefois, Sifoor décide de prendre un nouveau départ. Ainsi, en 2012, il signe au sein du label indépendant Seven Seas Music au même titre que Black Kent, Billy Bats et Haze[3],[6]. Dans la foulée, il collabore avec Kent sur le titre Alter Ego 2 extrait de l’album du rappeur ivoirien Vendeur de rêves sorti chez Warner Music.

Son premier EP Fils du Phoenix sort le 27 février 2012. Le titre de ce projet et la chanson Phoenix font référence à son début de carrière repoussé[1]. Cet EP hosté par DJ Mystykal Kut contient notamment les singles L’œil de Juda et Luther King avec une plume.

Le 15 avril 2013, Sifoor publie No Hook[7] (qui signifie « sans refrain »). Dans le cadre de ce projet, son objectif est de dévoiler ses talents de MC à travers des textes de soixante-quatre mesures. Ce deuxième EP contient les singles Stunna, Ryder (produit par Sugga Boi), Homme A Terre (Remix) (Feat. Black Kent & Haze), ou encore Donne-moi le temps (sample de Donne-moi le temps de Jenifer).

Le MC publie, le 28 octobre 2013, une réédition nommée No Hook 2.0 avec cinq titres inédits parmi lesquels figurent Allo Allo[8], Classe A et J’aime ça. Son troisième EP intitulé Empreinte Rouge sort le 16 juin 2014. Il s’agit de son troisième projet en trois ans. Ce dernier constitue la genèse de l’univers actuel de Sifoor qui mélange habilement des textes adressés à la gent féminine (tels que Juste un soir, Sexe vicieux, Speak English, Tu me plais) et d’autres destinés à faire la fête (tels que On Compte, Bourré et A Minuit sur lequel l’artiste sample Holiday de Madonna).

Suite à la sortie d’Empreinte Rouge, le rappeur camerounais fait une pause au cours de laquelle il effectue un voyage au Cameroun. Ce retour sur sa terre natale va avoir une influence directe sur la musique de Sifoor. En effet, il constitue l’élément déclencheur concernant la mutation de l’univers musical de l’artiste. Le natif de Yaoundé décide alors d’inclure des sonorités afro dans sa musique[3].

Depuis 2016 : Le mouvement O'Bosso

En 2016, Sifoor quitte le label Seven Seas Music et crée le label O’Bosso Sounds. La même année, il sort successivement Le Bimba, Petit à petit[9] et La Folie[10]. En 2017, il collabore avec le chanteur camerounais Locko sur le titre Gratter[11]. La sortie de son EP O’bosso Vol.1 produit par le label indépendant O’bosso Sounds, est prévue pour le 16 juin 2017[12].

Discographie

EP's

  • 2013 : No Hook
  • 2013 : No Hook 2.0
  • 2014 : Empreinte Rouge
  • 2017 : O’Bosso Vol.1

Mixtapes

  • 2009 : Redlight Vol.1
  • 2012 : Fils du Phoenix

Singles

  • 2013 : J’ai le seum
  • 2015 : Allo allo
  • 2016 : Le Bimba
  • 2016 : Petit à petit
  • 2016 : La Folie
  • 2017 : Gratter (Feat. Locko)
  • 2017 : 1 Jour sur 7 (Prod. Kamal A La Prod)

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Oba Label 01, « SIFOOR SUR RAP CITY AVEC CHEPY LE FRANCAIS(interview paris 2012) », (consulté le 19 juin 2017)
  2. 2,0 et 2,1 Franckie Small, « Interview Sifoor x Baskets Blanches », Baskets Blanches,‎ (lire en ligne)
  3. 3,0, 3,1, 3,2, 3,3 et 3,4 Telesud, « Afronight du 07/02/17 avec Sifoor », sur Dailymotion.com, (consulté le 19 juin 2017)
  4. Team Declik, « Sifoor : « Je suis fier de mes origines camerounaise… » », KamerMoov,‎ , p. 1
  5. 5,0 et 5,1 Emmeline, « Sifoor : « Avec ma musique, je veux pouvoir toucher le monde entier ...» », Les-confessions.com,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  6. CamilleB, « Une nouvelle recrue pour Seven Seas Music », Booska-P,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  7. 13OR-du-HipHop, « Sifoor sort enfin son EP : No Hook », sur 13OR-du-HipHop, (consulté le 19 juin 2017)
  8. C. N., « Découvrez Sifoor et son clip "Allo allo" », Ma Chaîne Étudiante TV,‎ (lire en ligne)
  9. Generations, « Sifoor vous ambiance Petit à Petit ! », Generations,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  10. Generations, « Sifoor bascule dans La Folie ! », Generations,‎ (lire en ligne)
  11. F.F.K, « Clip : "Gratter" - Sifoor ft. Locko | Je Wanda Magazine », Je Wanda Magazine,‎ (lire en ligne)
  12. Jean Philippe, « Le rappeur Sifoor s'impose dans le paysage musical avec son 1er EP "O'Bosso Vol 1" », TRACE,‎ (lire en ligne)

Voir aussi

Liens externes

Cet article « Sifoor » est issu de Wikimonde Plus.

Erreur Lua dans Module:Suivi_des_biographies à la ligne 189 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).