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Stop Golfech

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Coordination Stop Golfech
Cadre
Forme juridique Coordination régionale d'associations
But Arrêt de la centrale nucléaire de Golfech
Fondation
Fondation 1989
Identité
Siège 148 rue Gérard Duverge
47000 Agen
Présidente Monique Guittenit
Porte-parole André Crouzet
Affiliation Réseau Sortir du nucléaire
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Site web http://stopgolfech.over-blog.org/

Stop-Golfech est une coordination antinucléaire, créée en juin 1989, dont l'objectif est l'arrêt de la centrale nucléaire de Golfech. Elle est co-fondatrice du Réseau Sortir du Nucléaire en 1997. Stop-Golfech est aussi le nom du journal diffusé par l'association.

Origine

Genèse du mouvement en 1972

En 1972, est créée à Agen l'association SOS Golfech qui diffuse la première pétition contre la centrale de Golfech[1].

Le 5 mai 1975, à Montauban, la fédération du parti socialiste de Tarn-et-Garonne dit non à Golfech[2]. Une consultation des populations des cantons de Valence d'Agen et d'Auvillar est organisée le 31 mai et le 1er juin 1975. Sur 8 677 votants, 5 028 participent au vote et 83 % votent non[3].

Après la création du CAN (comité antinucléaire) de Toulouse et celui de Montauban, est créé en mai 1977 le CAN de Golfech[4]. Le rassemblement organisé par SOS Golfech les 2 et 3 juillet 1977 rattire 3 000 personnes[5].

Le 10 mai 1986, l'association SOS Golfech est dissoute et donne naissance à l'association Vivre sans le danger nucléaire de Golfech (VSDNG)[6].

Juin 1989 : occupation de la centrale

La centrale nucléaire de Golfech et ses deux tours de refroidissement

Les premières barres d'uranium arrivent le 2 juin à la centrale[7].

Les 10 et 11 juin, il est prévu d'organiser un rassemblement à Saint-Nicolas-de-la-Grave.
Quant le samedi 10 juin, à 2 heures du matin, des membres du Collectif paix et de VSDNG, Chantal Malherbe, Alain Chatrain, Christian Boué, André Crouzet et Pierre Kung, réussissent à tromper les vigiles, pénètrent dans la centrale et gravissent l'échelle qui aboutit au sommet d'une tour de réfrigération de 178 mètres. Ils placent une banderole avec le mot « Stop » au haut de la tour[8],[9].
L'État refusant de céder à leurs revendications (débat télévisé, référendum, arrêt de Golfech et de Superphénix,...), une grève de la faim est déclenchée du haut de la tour, mais les militants abandonneront au bout de cinq jours par manque d'eau.
Un campement sous une tente est organisé devant la centrale. 400 personnes s'y rassemblent le 17 juin.
Les forces de gendarmerie interviennent le 21 juin pour mettre un terme à l'opération Stop-Golfech. La justice ne juge pas opportun de poursuivre les militants. Antoine Waechter profita du moment pour lancer l'« Appel de Golfech » qui demandait le gel de la politique énergétique française.

À partir de ce moment, la coordination des divers groupes antinucléaires locaux prend le nom de Stop-Golfech[10].

Les actions de la coordination

De 1989 à 1996

Le 4 mars 1990, environ 2 à 3000 personnes se sont rassemblées devant les grilles de la centrale à l'appel de l'organisation Stop Golfech. Un grand « Stop » fut écrit avec une chaîne humaine.

Le 28 avril 1991, un rassemblement de 3 à 400 personnes est organisé à 20 km de la centrale. À cette occasion est publié le n°1 du journal Stop-Golfech[11].

Mai 1996 : nouvelle occupation de la centrale

Le 8 mai 1996, une nouvelle occupation d'une tour de refroidissement par 3 membres est suivie d'une mise en examen par le tribunal de grande instance de Montauban pour avoir « pénétré sans autorisation sur un terrain classé défense » (classé sans suite pour incompétence de la justice montalbanaise), puis pour « violation de domicile »[12]. Le procès, qui a lieu le 26 janvier 1998, est suivi d'un procès en appel le 22 octobre, pendant lesquels les accusés font la promotion de la lutte antinucléaire dans la ville[13]. La cour confirme le premier jugement : 10 000 francs d'amende pour chaque accusé, le remboursement des frais de justice et un franc symbolique de préjudice moral pour EDF.

Septembre 1997 : création du réseau Sortir du nucléaire

En septembre 1997, Stop-Golfech participe à la création à Agen du réseau Sortir du nucléaire[14]. Le collectif coordonne l'élaboration et l'édition par le Réseau de l'ouvrage intitulé Par ici la sortie. Depuis cette date, au moins un militant de Stop-Golfech est membre du conseil d'administration du Réseau Sortir du nucléaire.

De 1998 à 2011

À la suite de l'incident de niveau 1 sur l'échelle INES du 27 novembre 1998, « les opposants à la centrale, regroupés au sein du collectif Stop Golfech, rappellent que huit incidents se sont produits à Golfech depuis janvier 1998 et que le danger zéro n'existe pas »[15].

En 2001, à l'occasion des 10 ans de la mise en service de la centrale, le journal Le Parisien fait le point sur la contestation et considère que « Golfech, est un grand mouvement de contestation, une des luttes les plus marquantes qu'ait connues le Sud-Ouest au cours des dernières décennies. »[16].

Au delà des aspects liés au fonctionnement de la centrale, le collectif participe à la réflexion sur le débat énergétique en France, c'est ainsi que le collectif participe au débat national sur la politique énergétique de 2003 et conteste les objectifs présentés par Nicole Fontaine et le gouvernement : « garantir un droit d'accès pour tous les concitoyens à une énergie de qualité et compétitive et sur l'ensemble du territoire - contribuer à renforcer la compétitivité économique de notre pays et de ses entreprises - garantir la sécurité d'approvisionnement de la France - contribuer à la préservation de l'environnement et notamment à la réduction des émissions de gaz à effet de serre »[17].

En 2007, Stop-Golfech publie son journal (semestriel).

Après Fukushima

À la suite de l'Accident nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011, le collectif se mobilise[18],[19] et mène plusieurs actions de sensibilisation : un rassemblement est organisé en avril (comme chaque année à l'occasion de l'anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl) devant la centrale qui regroupe 400 personnes[20],[21], une opération de coloration de la Garonne est réalisée en septembre 2012[22].

Le 5 décembre 2011, des militants de Greenpeace se sont introduits dans la centrale de Nogent-sur-Seine. Plusieurs articles[23],[24]ou reportages[9] rappellent les précédentes intrusions des militants de Stop-Golfech.

Le journal Stop Golfech

Stop Golfech
Périodicité Semestriel
Prix au numéro 4 €
Éditeur VSDNG
Ville d’édition Agen

Directeur de publication William Soubiran
ISSN 1253-286X

Le journal existe depuis la création de la coordination. Il est aujourd'hui le journal de la coordination antinucléaire Stop Golfech et du Réseau grand sud-ouest « Sortir du Nucléaire »[25].

Les associations participantes à la coordination

Divers collectifs ou associations ont participé ou participent au collectif, on peut citer notamment :

  • Vivre sans le danger nucléaire de Golfech (VSDNG), qui est un des pilliers de la coordination régionale[26] ;
  • AME de Moissac[26] ;
  • Que choisir du Tarn-et-Garonne[26] ;
  • Les Amis de la Terre de Toulouse[26] ;
  • Planète en danger de Toulouse[26] ;
  • Association Vivre de Castelsarrasin[26] ;
  • Les Verts du Lot, du Tarn, de l'Ariège et du Tarn-et-Garonne[27]...

Notes et références

  1. Ouvrage « Golfech, le nucléaire, implantations et résistances », p. 47
  2. Ouvrage « Golfech, le nucléaire, implantations et résistances », p. 59
  3. Ouvrage « Golfech, le nucléaire, implantations et résistances », p. 60-63
  4. Ouvrage « Golfech, le nucléaire, implantations et résistances », p. 74
  5. Ouvrage « Golfech, le nucléaire, implantations et résistances », p. 77
  6. Ouvrage « Golfech, le nucléaire, implantations et résistances », p. 303
  7. Ouvrage « Golfech, le nucléaire, implantations et résistances », p. 345
  8. Article du Monde du 13 juin 1989
  9. 9,0 et 9,1 Reportage de France 3 Midi-Pyrénées du 6 décembre 2011
  10. Ouvrage « Golfech, le nucléaire, implantations et résistances », p. 346-349
  11. Ouvrage « Golfech, le nucléaire, implantations et résistances », p. 419
  12. Article de l'Humanité du 10 mai 1996
  13. Communiqué de presse de Stop Golfech du 23 octobre 1998
  14. Ouvrage « Golfech, le nucléaire, implantations et résistances », p. 500
  15. Article du Monde du 14 décembre 1998
  16. Article du Parisien du 15 février 2001
  17. Communiqué de presse de Stop Golfech du 8 janvier 2003
  18. Article de Sud Ouest du 16 mars 2011
  19. Article du Petit Bleu du Lot-et-Garonne du 17 mars 2011
  20. Article de Sud Ouest du 25 avril 2011
  21. Article de La Dépêche du 25 avril 2011
  22. Article de Sud Ouest du 29 septembre 2012
  23. Article du Point du 5 décembre 2011
  24. Article de La Croix du 5 décembre 2011
  25. Voir le n° 66 du journal Stop Golfech de septembre 2010
  26. 26,0, 26,1, 26,2, 26,3, 26,4 et 26,5 Ouvrage « Golfech, le nucléaire, implantations et résistances », p. 409
  27. Ouvrage « Golfech, le nucléaire, implantations et résistances », p. 418

Voir aussi

Sources

Ouvrage
  • Collectif la Rotonde, Golfech, le nucléaire, implantations et résistances, Toulouse, éd. CRAS, , 588 p. (ISBN 978-2-9509192-0-5) [lire en ligne (page consultée le 21 novembre 2012)] 
Articles

Article connexes

Lien externe

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