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Tahir Shah

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Tahir Shah
Description de l'image Tahir Shah Travel Writer.jpg.
Naissance (50 ans)
Auteur
Langue d’écriture Anglais

Tahir Shah (en persan: طاهر شاه, en gujarati: તાહિર શાહ), né Sayyid Tahir al-Hashimi (en arabe: سيد طاهر الهاشمي) (né le 16 novembre 1966 à Londres) est un écrivain anglo-afghan indien, journaliste et réalisateur de documentaires. Il vit à Casablanca, au Maroc.

Œuvres

Tahir Shah est un auteur prolifique de livres, documentaires, présentations de livres, articles révisés par des pairs universitaires et critiques de livres. La grande majorité de ses livres peut être considérée comme de la littérature de voyage, à l'exception de sa publication de Tombouctou en 2012[1]. Son premier livre à être publié est Cultural Research, écrit pour l'Institut pour la recherche culturelle, basé à Londres. Une de ses œuvres la plus notable est Trail of Feathers, un compte rendu de son voyage à travers le Pérou, Machu Picchu, les Incas et Cuzco. Dans un autre livre, A la recherche des mines du roi Salomon, il part à la recherche de mines secrètes connues seulement dans le folklore. D'autres livres comme Le café Mabrouk - Le Maroc des Mille et Une Nuits et Travels with Myself sont, la plupart du temps, sur les voyages de l'auteur dans des endroits exotiques. Son premier récit de voyage traditionnel était en 1995 avec Beyond the Devil's Teeth, couvrant un voyage à travers l'Afrique, l'Inde et une grande partie de l'Amérique latine.

Shah a écrit des critiques de livres pour le Washington Post, le Guardian et le Spectator. En plus de l'écriture et la réalisation de films, Shah écrit également des scénarios de film et a coécrit Journey to Mecca[2], un film IMAX qui suit le premier voyage effectué par Ibn Battuta à La Mecque pour le Hadj, en 1325. En outre, il écrit des critiques sur une sélection d'autres médias des deux côtés de l'Atlantique tels que The Journey[3], qui a été lu sur la BBC Radio 3.

Avant de se concentrer principalement sur l'écriture de livres, Shah a écrit un grand nombre d'articles des magazines de reportages mettant en lumière les conditions de vie des sans-voix de la société, en particulier celles des femmes. Ceux-ci comprenaient des textes sur les femmes sur Death Row, des veuves démineurs au Cambodge, la vie des travailleurs forcés en Inde, et des postes de police au Brésil tenus par des femmes seulement, connue sous le nom « Delegacia da Mulher »(poste de police de femmes). Il continue à écrire des articles journalistiques, dans le but spécifique d'attirer l'attention sur les causes qu'il défend [4],[5],[6],[7],[8],[9].

Après avoir publié un certain nombre de livres chez des éditeurs traditionnels, Shah a basculé vers l'autoédition en 2011 avec son livre Travels With Myself imprimé à la demande, qui a été publié avec l'aide de Lulu.com. Plus tard, il a franchi une étape supplémentaire dans ses efforts d'autoédition en 2012 avec la sortie de Timbuctoo, un livre relié en édition limitée qui a été conçu par son épouse Rachana.

Inspiration

Shah considère l'amie de famille Doris Lessing comme une influence majeure, tout comme sa tante Amina Shah – toutes deux ayant plus de quatre-vingt-dix ans aujourd'hui. De plus, Shah maintient une relation étroite avec un certain nombre d'auteurs et de romanciers incluant Robert Twigger, Tarquin Hall, Jason Webster, Rory Maclean, Jason Elliot et Marcel Theroux[10]. Shah lui-même a écrit sur sa fascination pour le travail de Brice Chatwin, et notamment pour son livre The Songlines[11], ainsi que pour un grand nombre d'explorateurs classiques du XIXe siècle, comme Samuel White Baker, Heinrich Barth et Sir Richard Burton. Une étroite amitié le liait avec Wilfried Thesiger qu'il considérait comme son mentor et sa source d'inspiration[12]. Le père de Shah, Idries Shah, et le poète anglais Robert Graves étaient des amis proches et des confidents. Pendant des années, Spike Milligan et Robert Graves ont correspondu. Un livre intitulé « Cher Robert, Cher Spike » publia les plus grands passages de ces correspondances[13]. Peu après la naissance de Tahir Shah, dans une lettre datant du 6 février 1967, Robert Graves écrivait à Spike Milligan : « Je serai là dans quelques semaines pour aider deux jeunes Arabes Afghans appelés Tahir Shah Sayid et sa sœur jumelle dont le nom est tellement beau que je l'ai oublié. Il est le plus proche de Mahomet… Tahir est un nom splendide, n'est-pas ? Je peux entendre Tahir, Tahir, Haut et fort Crié depuis Kabul Sans la moindre interruption Kabul est prononcée pour rimer avec « Trouble » et non « bull ». Dans le livre, le nom Shah mal orthographié, est noté « Shar »[13]. GENRE La majorité des livres de Shah peut être considérée comme de la littérature du voyage, à l'exception de son livre Tombouctou, publié en 2012. Dans une récente interview, Shah précisa : « je ne sais pas si je l'ai choisie ou bien si elle m'a choisi. Durant mes années d'adolescence et aux delà de la vingtaine, j'ai beaucoup voyagé hors des sentiers battus, et j'ai commencé à écrire sur mes expériences »[1].

Thèmes

Bien que le travail de Shah ne soit pas de la fiction, la frontière entre réalité et imaginaire est parfois très mince. L'idée que rien n'est tel qu'on le voit est sans cesse mise en avant, et les sujets sont toujours traités d'un angle particulier. Bien qu'il ait été souvent critiqué et son style jugé d'hyperbole, Shah s'en tient à son message déclarant que la réalité est souvent bien plus bizarre que la fiction. S'attachant à l'idée que chacun peut être explorateur, depuis plus de dix ans, Shah a toujours essayé de trouver quelqu'un pour organiser des missions d'explorations – cela pouvait être la recherche d'une cité perdue ou celle d'un trésor caché. Son livre La maison du Roi Tigre ainsi que son film L'Or Afghan évoquent tous deux la recherche de quelque chose de perdu – une ville et un trésor.

Style Littéraire

Le style de Shah repose sur de la prose simple et sur un humour débordant[14],[15],[16], avec l'intention d'éduquer et d'informer ses lecteurs tout en les amusant[17]. En cela, le travail de Shah peut s'assimiler à la technique littéraire utilisée dans différents livres de son père, Idries Shah[18]. En effet, dans ces livres, le sage fou Mulla Nasruddin illustrait les profondes idées de la compréhension humaine.

Un pont entre l'Orient et l'Occident

Tahir Shah est aussi un champion (un artisan – means « craftsman ») de ce qu'il nomme « un pont entre l'Orient et l'Occident »[19] Au lendemain des attaques du 11 septembre 2001 aux États-Unis, Tahir Shah a commencé à consacrer beaucoup de temps et d'énergie à promouvoir un ensemble de liens culturels portés par ceux qui, comme lui, appartiennent à la fois à l'Orient et l'Occident[20]. La Fondation Qantara (« Quantara» signifie «pont» en arabe) est un exemple de ce travail. Tahir Shah a souvent déclaré et écrit que les gens comme lui ont la responsabilité de « montrer l'Orient à l'Occident, et l'Occident à l'Orient », en soulignant leur héritage commun, en travaillant à les faire avancer vers un but commun[20]. Au cœur de cette relation Orient-Occident, l'intérêt de Tahir Shah s'est porté sur la question de l'héritage scientifique de l'islam médiéval et sur son rôle dans la fondation de la Renaissance (européenne). Il a fait des conférences publiques sur ce sujet, affirmant l'importance de redécouvrir les auteurs polygraphes, poètes et scientifiques, de l'Âge d'Or de l'Islam[21].

Printemps arabe et Mali

Tahir Shah a publié nombre d'articles dans la presse internationale sur le Printemps Arabe. Il a contribué, à la télévision et à la radio, aux débats sur la situation en Afrique du Nord et au-delà[22],[23],[24]. Vivant au Maroc, Shah était bien placé pour expliquer l'Occident à l'Orient, et réciproquement, se servant pour cela de sa double appartenance, de son double héritage. En admirateur résolu du Roi du Maroc Mohammed IV, il a appelé publiquement les autres nations arabes et musulmanes à suivre l'exemple de tolérance du Maroc[25]. Plus récemment, Shah a été en première ligne pour attirer l'attention du monde sur la destruction et la situation humanitaire au Mali. Il pense que cette situation de trouble incontrôlée est la conséquence directe de la chute du gouvernement du Colonel Kadhafi et de la désintégration des structures du pouvoir en Libye.

L'intérêt de Shah pour le Mali, qui a commencé lors de sa recherche pour sa nouvelle œuvre « Tombouctou » sortie en 2012, a fait de lui un expert sur la situation présente dans ce pays en proie à l'instabilité politique depuis le début 2012. Tout d'abord, Shah a souligné l'extraordinaire richesse de la Cité dans son article de 1995 « le Patrimoine islamique de Tombouctou »[26]: la Cité fut un centre dominant d'Études de l'Islam aux XVe et XVIe siècles. Il a attiré l'attention sur la Cité à nouveau cette année après la destruction de son extraordinaire patrimoine culturel par la milice islamiste radicale, Ansar Dine, liée à Al-Qaeda.

Shah a témoigné dans l'émission de radio de la BBC « 4's TODAY Show »[23], dans « The Hub » sur BBC World News[22], et à la radio australienne[24] pour expliquer à un large public la situation actuelle au Mali. Son article de septembre dans Nesweek, qui s'étend sur cinq pages, analyse les évènements récents point par point . Il a été interviewé également sur la question de savoir si le Mali est en train de devenir un autre Afghanistan et si Al Qaeda au Mali est une menace pour l'Occident[27].

Auto Édition

Après avoir publié de nombreux livres chez des éditeurs traditionnels, comme John Murray et Random House, Tahir Shah est passé à l'auto-édition en 2011 avec son livre « Travels with Myself », livre édité selon la formule « imprimé sur demande » à partir du site Lulu.com. Il est allé plus loin dans son œuvre d'auto édition avec la sortie en 2012 de son livre « Tombouctou » en édition brochée limitée, illustrée par sa femme Rachana.

Shah a été en première ligne pour défendre tous les avantages que représente l'auto édition pour les auteurs reconnus, il a critiqué ce qui représente à ses yeux le déclin de l'édition traditionnelle. Il a exposé ce problème en vidéo sur sa chaîne Youtube « tahirshah999 ». En substance, il pense que l'immense oligarchie des maisons d'édition profite de toute la gloire et de tout l'argent de la création littéraire. De plus, ces maisons d'édition contrôlent ce que les auteurs sont « autorisés » à faire de leurs livres[28]. Elles décident par exemple qu'un auteur ne doit publier qu'un livre tous les trois ans. Shah insiste au contraire sur le fait que la plupart des auteurs écrivent bien plus de livres et qu'ils sont en quelque sorte muselés dès lors qu'ils s'adressent à l'édition conventionnelle pour être publiés[28]. Shah décrit les nouvelles structures d'auto édition comme un nouveau monde qui a le courage de revenir deux cents ans en arrière, au commencement de l'édition, en un temps où les auteurs décidaient eux-mêmes de publier leurs livres[28].

Dans une interview récente qu'il a donnée lors du Salon du livre de Wigtown, Shah a décrit clairement comment les éditeurs de livres ont délibérément ignoré les avancées récentes de la technologie: « cela m'étonne vraiment que les éditeurs de livres dédaignent regarder ce qui est en train d'arriver pour l'industrie de la musique où tout le monde met la clé sous la porte... Les éditeurs ont perdu la partie. La technologie a progressé, ce que les gens veulent est différent et il y a eu une grosse pression venant de l'Internet, et tout particulièrement d'Amazon. Le modèle d'édition est en train de changer et c'est maintenant, mais beaucoup d'éditeurs ont tellement peur qu'ils n'osent pas affronter ce changement. »[29]

TIMBUCTOO, la chasse au Trésor

Inspiré par la légende qui veut que Timbuctoo (Timboukto en Français) soit la Cité de l'Or, Shah a caché quatre trésors en or quelque part dans le monde[30]. Les indications permettant de les localiser sont intégrées dans le livre à tirage limité et sur le site web de Timbuctoo[30]. Les trésors, constitués de quatre têtes en bronze dorées, ont été enterrés en Europe, aux Amériques, en Océanie et en Afrique[30]. En utilisant les informations encodées dans le livre ainsi que d'autres indices fournies sur le site web les casseurs de code ont une chance de gagner une des têtes dorées. En utilisant le service GPS sur leur smartphone ou iPad, les chasseurs de trésors pourront épingler la position exacte de chaque trésor[30]. Shah a créé une vidéo à la Indiana Jones pour promouvoir la cachette du premier trésor[31].

Appartenances

Shah est membre d'une série d'organisations du Royaume-Uni : Royal Society of Literature (Société Royale de Littérature) Royal Society for Asian Affairs (Société Royale des Affaires Asiatiques) The Eccentric Club (Le Club Excentrique) The Athenaeum Club (Le Club de l'Athénée) The Royal Humane Society (La Société Royale Humaine) Gouverneur à vie

Les projets à venir

La Soupe de Scorpions (« Scorpion Soup » -en cours de production). C'est une histoire dans l'histoire, le livre est inspiré par « Arabian Nights », utilisé comme histoire-cadre. Une histoire nous amène vers l'autre, faisant passer le lecteur à travers de nombreux niveaux de lecture. Shah a expliqué que l'idée, issue en partie de sa fascination pour les « Arabian Nights » ainsi que son affection pour le livre de son grand-père « The golden Pilgrimage »- dans lequel des compagnons voyageurs racontent leur propre histoires autour du pèlerinage vers et au retour de La Mecque[32].

Hannibal Fogg et le Secret Ultime de l'Homme (« Hannibal Fogg and the Supreme Secret of Man »-en cours de production). Une œuvre de fiction épique, Shah a écrit Hannibal Fogg en 2009 avec l'intention de créer un personnage qui répond à son obsession pour «  l'obscure, le fantastique et pour tous les endroits où il a séjourné mais dont il n'a jamais vraiment parlé »[32]

La Maison de la Sagesse (The House of Wisdom – en cours de production) Ayant donné des lectures sur l'héritage des Sciences Arabes, Shah a utilisé chaque occasion pour attirer l'attention sur la contribution extraordinaire qu'ont apporté les Sciences Arabes pendant l'époque de « l' Âge d'Or » Abasside de l'Islam aux développement occidental du savoir-faire et des sciences. Nommé ainsi selon Bayt al Hikma, la « Maison de la Sagesse » est un thriller au rythme haletant qui se joue autour du rôle de la science Arabe issue des grandes équations de l'époque Abbaside[32].

Références

  1. 1,0 et 1,1 Let's Meet
  2. Journey to Mecca, Cosmic Picture On IMDB principaux détails, crédit explicite de Tahir Shah comme coscénariste.
  3. Stopover Stories – The Journey, locatetv.com
  4. http://www.thedailybeast.com/newsweek/2012/09/02/trouble-in-timbuktu-as-an-extremist-militia-takes-control.html Trouble in Timbuktu] in Newsweek (3 septembre 2012)
  5. Across the Continents in Prospect (18 juillet 2012)
  6. Beijing's lost streets in The Guardian (1er juillet 2012)
  7. Travel writers' favourite tiny and unusual airports in The Guardian (8 juin 2012)
  8. Tafraoute: Morocco's Berber heartland in The Guardian (25 mai 2012)
  9. Ifrane, Morocco's winter idyll in The National (24 novembre 2011)
  10. Tahir Shah
  11. No particular place to go, BBC, 4 décembre 2007
  12. Shah, Tahir, Beyond the Devil's Teeth, (ISBN 0-86304-029-2)
  13. 13,0 et 13,1 (en) Pauline Scudamore, Dear Robert, Dear Spike, Alan Sutton Publishing, Ltd., , 60 p. (ISBN 0-86299-648-1)
  14. Sorcerer's Apprentice Review
  15. Tahir Shah
  16. Timbuctoo by Tahir Shah
  17. Morocco: true stories (http://www.guardian.co.uk/travel/2008/jun/02/morocco.travelbooks.rorymaclean)
  18. In Arabian Nights by Tahir Shah
  19. (en) Staff, « Destination ... anywhere »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), New Zealand Times (consulté le 24 septembre 2008) « http://www.nztimes.co.uk/living.aspx?ID=318 »(Archive (http://web.archive.org/web/*/http://www.nztimes.co.uk/living.aspx?ID=318) • Wikiwix (http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://www.nztimes.co.uk/living.aspx?ID=318) • Archive.is (http://archive.is/http://www.nztimes.co.uk/living.aspx?ID=318) • Google (https://www.google.fr/search?q=cache:http://www.nztimes.co.uk/living.aspx?ID=318) • Que faire ?)
  20. 20,0 et 20,1 Harmony: East and West, Tahir Shah (http://www.oncaravan.org/exhibition2/literature.htm), Caravan Festival of the Arts, 30 janvier 2010
  21. Lectures - Autumn 2008: The House of Wisdom, Tahir Shah (http://www.i-c-r.org.uk/events/lectures/aut2008/ShahAut2008.php), The Institute for Cultural Research, 4 octobre 2008
  22. 22,0 et 22,1 Timbuktu and Timbuctoo on BBC World News (http://article.wn.com/view/2012/08/18/Timbuctoo_By_Tahir_Shah/)
  23. 23,0 et 23,1 0746 (http://news.bbc.co.uk/today/hi/today/newsid_9735000/9735875.stm)
  24. 24,0 et 24,1 Timbuktu: Destruction of cultural heritage (http://www.abc.net.au/radionational/programs/latenightlive/timbuctoo/4248684)
  25. After the Arab Spring: the view from Morocco (http://www.guardian.co.uk/travel/2011/jun/18/marrakech-morocco-arab-spring-tourism)
  26. The Islamic Legacy of Timbuktu (http://www.saudiaramcoworld.com/issue/199506/the.islamic.legacy.of.timbuktu.htm)
  27. Robert Wright (Bloggingheads.tv, The Evolution of God, Nonzero) and Tahir Shah (tahirshah.com) (http://bloggingheads.tv/10579)
  28. 28,0, 28,1 et 28,2 Tahir Shah on Publishing (http://www.youtube.com/watch?v=9fVKY_M8Un0&feature=share&list=PL3A8AE3F4379B5025)
  29. Daisy Bowie-Sell, Wigtown Book Festival 2012: Tahir Shah: 'Publishers have lost the plot' (http://www.telegraph.co.uk/culture/books/wigtown-book-festival/9583838/Wigtown-Book-Festival-2012-Tahir-Shah-Publishers-have-lost-the-plot.html), 04 octobre 2012
  30. 30,0, 30,1, 30,2 et 30,3 The Timbuctoo Treasures (http://www.timbuctoo-book.com/the-timbuctoo-treasures/)
  31. 4 Treasures of Timbuctoo (http://vimeopro.com/user883260/4-treasures-of-timbuctoo)
  32. 32,0, 32,1 et 32,2 Forthcoming projects... (http://www.tahirshah.com/2012/09/forthcoming-projects/)
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