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Tarot égyptien

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L'hypothèse erronée d'une origine égyptienne du Tarot vient d' Antoine Court de Gébelin (ces cartes maudites venues d'Égypte)[1].

L'association à l'Égypte vient d'une tendance à l'égyptomanie propre à l'époque de Court de Gébelin, et du fait qu'on a pu désigner comme hiéroglyphes les images censées cacher un sens secret dans une représentation codifiée. Romain Merlin balaya cette hypothèse en 1869[2].

L'idée fit florès à une époque où l'égyptomanie était en vogue - phénomène qui allait s'amplifier avec la campagne d'Égypte - et fut récupérée par divers occultiste : Etteilla, Papus, Eliphas Lévi ou encore Aleister Crowley. La théorie reprise par Etteilla dans son ouvrage Manière de se récréer avec le jeu de cartes nommé Tarots en 1781, inspira l'auteur à en créer différentes versions en jeux de cartes - Le grand Etteilla et Le Grand Etteilla II, jeux dits égyptiens - de même que Papus allait le faire en 1889, récupérant au passage l'association aux bohémiens avec un tarot des bohémiens, et encore par exemple R.Falconnier en 1896 avec les XXII lames hermétiques du Tarot divinatoire ; en outre cette théorie a entraîné la perpétuation des inventions des occultistes cités plus haut et inspiré la création de fantaisistes Tarots Égyptiens, jusqu'au XXIe siècle, par diverses maisons d'édition.

Notes

  1. Le monde primitif, Antoine Court de Gébelin.
  2. Robert Merlin, Origine des cartes à jouer, Paris, 1869, page 25 : on sait qu'elle n'a de base que l'imagination de Cout de Gébelin.

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