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Tauran (La Guerre éternelle)

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Les Taurans sont une race imaginaire de la Guerre éternelle (1974) de Joe Haldeman.

Origine du nom

Le premier incident connu avec les Taurans a eu lieu près d'Aldébaran, une sonde accompagnant un vaisseau colon était revenue seule. L'armée avait conclu à une attaque extra-terrestre. Comme le terme « Aldébaranien » avait semblé trop difficile à prononcer, on avait choisi le terme « Tauran », une allusion à la constellation du Taureau dans laquelle se trouve Aldébaran.

La planète-mère des Taurans se nomme J'sardlkuh, mais sa localisation n'est pas précisée[1].

Description

Les Taurans sont vus pour la première fois par le soldat William Mandella, lors de l'un de ses tours de garde, sur la planète Epsilon. Il les décrit ainsi : « [Le Tauran] avait deux jambes et deux bras, mais la taille si mince que tu aurais pu l'enserrer dans tes deux mains. Sous la taille, les hanches s'arrondissaient en fer à cheval et faisaient un bon 99 de mensuration. Il en pendait deux jambes longues et décharnées sans articulation apparente au genou. Au-dessus de la taille, son corps se renflait à nouveau en un poitrail aussi imposant que les hanches. Les bras paraissaient étonnamment humains, toutefois sans musculature et trop longs. Trop de doigts sur les mains. Pas d'épaules, pas de cou. La tête : une excroissance cauchemardesque qui semblait avoir poussé comme un goitre sur la poitrine massive. Les deux yeux ressemblaient à des grappes d'œufs de poisson. Un sac de glands en guise de nez et un trou qui pouvait être une bouche qui béait là où tu attendais une pomme d'Adam. »[2]

Les Taurans se reproduisent par clonage naturel et ne connaissent par le concept d'individu.

Version dessinée

Les bandes dessinées La Guerre éternelle et Libre à jamais de Marvano, diffèrent sur l'apparence des Taurans :

Dans la première, ils sont conformes à la description du roman, sauf qu'ils ont trois doigts et qu'ils sont moins hideux (ce qui n'empêche pas la propagande terrienne de leur donner des postures dignes d'Alien).

Dans la seconde, leur rôle plus important a obligé l'auteur à les fouiller davantage et à les rendre plus sympathiques. Ils ressemblent à présent à des fourmis géantes, avec un abdomen énorme - mais sans exosquelette chitineux. Ils se déplacent donc en position horizontale, sur leurs pieds à trois doigts, mais peuvent se redresser. Selon le dessinateur, leur tête a été inspirée par un poivron coupé en deux : elle est allongée, plate sur le dessous et arrondie sur le dessus. Deux bosses à l'avant forment un « visage » où deux taches noires variables semblent dessiner des yeux. À l'arrière, deux bosses plus petites protègent la nuque, tandis que les oreilles (ou les narines ?) sont des orifices placés au sommet du cou. La bouche, qui s'ouvre sur toute la longueur de la tête, comprend quatre molaires inférieures de chaque côté, quatre incisives supérieures, une petite langue et deux palpes qui sortent souvent à la manière d'une langue de serpent.

On connaît deux Taurans : Kysos-204, en fait un groupe qui accompagne Humain pour annoncer la paix à l'unité de Marygay ; et Antres-906, ambassadeur culturel qui accompagne l'exil des « individus », s'avère excellent mécanicien... et apprécie l'humour terrien.

Culture

« À l'intérieur de l'étrange, l'inconnu ; et dans l'inconnu, l'inconnaissable[3]. »

Antres-906 précise qu'il s'agit d'un texte à caractère religieux et que « l'inconnaissable » est aussi « l'innommable », « le sans-nom », « le destin »... voire « Dieu ». Il y voit un avertissement pour les exilés, qui pourraient... rencontrer Dieu. Mais il ajoute aussi (page 11) que ce n'est pas une prophétie : « Seuls les fous croient aux prophéties. C'est tout bêtement une constatation. »

Liens internes

Notes et références

  1. Une autre guerre, page 36.
  2. Joe Haldeman, La Guerre éternelle, traduit de l'américain par Gérard Lebec avec la collaboration de Diane Brower, J'ai lu, coll. « Science-fiction », n°1769, 2003, chap. 12, p. 68.
  3. Libre à Jamais, tome 3, page 10.

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