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Tendance reconstruction syndicale

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Tendance reconstruction syndicale
Fondation 1978
Dissolution 1980
Fusionné dans UNEF-ID
Pays Drapeau de la France France
Tête Jean-Marie Le Guen
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La Tendance reconstruction syndicale (TRS) est une ancienne tendance de l'UNEF-Union syndicale, un syndicat étudiant français disparu. La TRS c'est d'abord appelée Tendance université démocratique - université socialiste (TUD-US). La TRS a existé de 1978 à 1980, date à laquelle, l'UNEF-US c‘est fondue dans l’UNEF-ID.

Historique

Le COSEF devient la Tendance université démocratique - université socialiste

En 1978, le Comité pour l'organisation du syndicat des étudiants de France (COSEF), un petit syndicat étudiant d'inspiration mitterrandienne décide d'intégrer l'UNEF-US, un syndicat dominé par des trotskistes lambertistes. Créé trois ans plus tôt, le COSEF a des difficultés à ce développer. Il décide donc de s'appuyer sur un syndicat étudiant déjà puissant pour faire progresser ses idées. Au delà du syndicalisme, le COSEF et l'UNEF-US, partage au moins un objectif commun, combattre l'influence de l'UNEF-Renouveau d'inspiration communiste. Les mitterrandiens car c'est leur stratégie d'affaiblir les communistes, pour s'allier, sans risque, avec eux. Mais aussi parce que leurs adversaires interne au MJS, les chevènementistes du CERES militent eux aussi à l'UNEF-Renouveau. De leur côté, si les lambertistes n'ont rien contre le CERES, en revanche leur anti-communisme est plus profond.

Les militants du COSEF intègrent donc l'UNEF-US. Dans ce syndicat, ils fondent la Tendance université démocratique - université socialiste (TUD-US).

La création de la Tendance reconstruction syndicale

Lors qu'en 1977, les rocardiens ont perdu le contrôle du MAS, ils se sont dispersés dans plusieurs organisations locales ou nationales. Un petit nombre est alors rentré à l'UNEF-US où ils ont rapidement rejoint la TUD-US. Mais à partir de 1979, les rocardiens décident de se regrouper. Ils rejoignent alors massivement la Tendance syndicaliste autogestionnaire du MAS. Toutefois, ils décident, en parallèle, de renforcer leur implantation à l'UNEF-US. Il s'agit pour eux de favoriser le développement du socialisme universitaire tout en renforçant leur position face à leurs concurrents mitterrandiens. Nous sommes alors en pleine rivalité Rocard Mitterrand pour la direction du PS.

À la suite de l'arrivée de ces rocardiens, le TUD-US devient la Tendance reconstruction syndicale (TRS).

La TRS prend la direction de la MNEF

Les lambertistes et les socialistes ont passé au début du moins de février 1979 un accord pour se partager les responsabilités. On parle parfois d'un Yalta étudiant. Les lambertistes s'assurent la direction de l'UNEF-US et la responsabilité de mener un processus d'unité syndicale, qui aboutira à la création de l'UNEF-ID et les socialistes obtiennent le secteur mutualiste[1]. Mais là tout est à faire. En effet, la MNEF est alors dirigé par des militants du CERES, adhérents de l'UNEF-Renouveau. À la suite de discussions entre courants politiques (lambertistes, mitterrandiens, CERES) Serge Lagauche, affilié au CERES, accepte de démissionner de son poste de président de la MNEF. Il est immédiatement remplacé par le mitterrandien Jean-Michel Grosz. Rapidement, celui-ci met en place une nouvelle équipe. Avec la création de l'UNEF-ID, le syndicat renforce la position de l'UNEF-US et donc de Jean-Michel Grosz dans la mutuelle.

Vers l'UNEF-ID

En janvier 1980, au grand contentement de la TRS, la gauche syndicale non communiste décide de se regrouper dans l'UNEF-ID. La priorité est alors, pour la TRS, d'organiser une tendance suffisamment forte pour avoir une place face à l'équipe de Jean-Christophe Cambadélis. Un rapprochement a donc lieu avec la Tendance syndicaliste autogestionnaire, l'opposition interne au MAS. Celle-ci, comme son nom l'indique prône l'autogestion. Mais elle est divisée en deux courant l'un rocardien, l'autre proche des Comités communistes pour l'autogestion (CCA). Les rocardiens présent dans les deux tendances aident au rapprochement. Mais les mitterrandiens voient d'un mauvais œil les CCA qu'ils accusent de pousser les rocardiens vers plus de radicalité. Après d'âpres négociations, un accord est finalement trouvé 6 avril 1980. La TRS obtient pour les mitterrandiens trois postes au Bureau national (BN) de la future UNEF-ID contre quatre pour la TSA. Les rocardiens de la TRS sont représentés à la Commission contrôle où ils obtiennent un poste tous comme les mitterrandiens. La formule est tout de même équilibrée car au total à l'UNEF-ID, les mitterrandiens bénéficieront de quatre postes à responsabilité contre trois pour les rocardiens et deux pour les CCA.

Mais à peine l'UNEF-ID créée que les mitterrandiens redoublent d'efforts arriver à l'unité des socialistes. Pendant le congrès de Nanterre, dans la nuit du 3 au 4 mai, le lambertiste Philippe Plantagenest se lance dans un long, très long, discours pour permettre aux militants LCR de s'accorder. Les mitterrandiens profitent de l'occasion pour pousser les rocardiens à la scission. Ils mettent en avant la nécessité de respectabilité du PS difficilement compatible avec le gauchisme supposé des CCA. Ils promettent aussi une meilleure entente syndicale et un nouveau partage des postes à la MNEF. Finalement, les rocardiens après bien des hésitations acceptent. Il y aura donc à l'UNEF-ID une tendance socialiste appelée Tendance pour l'unité syndicale (Plus).

Les animateurs

Cette tendance était notamment dirigée, côté mitterrandistes par Jean-Marie Le Guen, Pascal Beau, Michel Grosz (MNEF), Philippe Bonnefoy et Carlos Pieroni et côté rocardien par Denis Laplagne.

Sources et références

  1. Cf. notamment l'article de Michel Delberghe « Voyage à l'intérieur d'une MNEF dans la tempête; - Une participation active à la saga mitterrandienne » publié dans Le Monde du 28 juillet 1998 page 7. Dans cet article l'auteur affirme que le partage des rôles entre mitterrandistes et lambertiste se fait lors « d'une réunion fort discrète […] [à laquelle participe] les dirigeants de FO, dont le secrétaire général André Bergeron et son représentant à la Caisse nationale d'assurance-maladie, Maurice Derlain. À leurs côtés, Pierre Boussel-Lambert, chef de file des trotskistes de l'Organisation communiste internationaliste (OCI) et son représentant de l'UNEF-Unité syndicale (US), Jean-Christophe Cambadélis, ainsi que les quelques rares étudiants socialistes mitterrandistes, parmi lesquels Jean-Marie Le Guen [..]. Le « deal » conclu assure la prédominance des lambertistes dans la création d'un nouveau syndicat d'étudiants, résolument anticommuniste, qui aboutira à la naissance de l'UNEF-ID, en 1980. Parallèlement, il remet entre les mains des socialistes le contrôle de la mutuelle dont la présidence est confiée quelques jours plus tard à Jean-Michel Groscz. Cette OPA sera entérinée avec la bénédiction de la FEN, de la Fédération nationale de la mutualité française et surtout de sa branche enseignante, la MGEN qui, depuis quelque temps déjà, assure les fins de mois de la MNEF

Robi Morder, Notes de lecture du livre de Jean-Christophe Cambadélis, Le chuchotement de la vérité… ; disponible sur le site du GERME

Robi Morder, Éléments pour une histoire politique de la Mutuelle nationale des étudiants de France ; Les cahiers du Germe ; n° spécial n° 4 ; 1999

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