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Tentative d'assassinat de Jean II le Bon

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En mars 1356, Charles II de Navarre réitéra une tentative d'assassinat sur la personne de Jean II le Bon après celle de 1355 qui échoua grâce au dauphin (futur Charles V le Sage)[réf. nécessaire].

Projet du complot élaboré par Charles II de Navarre

Jean II le Bon invité au baptême du futur Robert IV d'Artois, comte d'Eu, fils de Jean d'Artois, comte d'Eu et d'Isabelle de Melun, cette cérémonie se déroulant à l'abbaye de Grand-Pré, le roi de France prévit son déplacement. Une faible escorte accompagnerait le roi de France pendant ce voyage en Normandie. Mis au courant du projet royal, Charles II de Navarre élabora un plan destiné à enlever le roi et à l'assassiner[réf. nécessaire].

Découverte du complot par Jean II de France

Jean II le Bon fut alerté par son entourage du complot ourdi par son cousin Charles II de Navarre contre sa personne, il décida de sévir et de faire un exemple, ce qui donnerait à réfléchir à l'avenir à ceux qui oseraient attenter à sa vie.

Le dauphin présent au château de Rouen convia les seigneurs, les officiers représentant le duché de Normandie, les édiles de la cité rouennaise à festoyer en sa compagnie. En ce mardi , Charles II le Mauvais se tenait assis à la table d'honneur aux côtés du dauphin Charles, quelques-uns des sbires du roi de Navarre assistaient également à ce banquet, parmi eux, Jean d'Harcourt. L'oncle de ce dernier, Geoffroy d'Harcourt, ne figurait pas parmi les convives, mais dépêcha tout de même des espions à l'abbaye de Grand-Pré où le roi de France assistait au baptême. Un étrange évènement se déroula au cours de ce repas. L'écuyer Colin Doublet se présenta au château de Rouen et demanda Jean d'Harcourt, celui-ci allait quitter la salle du banquet lorsque Robert de Lorris, homme du parti royal et imposé par le roi Jean comme chambellan au dauphin pour garder un œil sur lui, l'interpella de rester. Pourquoi ?

Arrestation de Jean d'Harcourt et de Charles II de Navarre

La cérémonie du baptême prit fin et Jean II le Bon prit la route du « retour » pour le Vexin normand. Mais la légère escorte initialement prévue avait fait place à une suite royale plus imposante, cent hommes la composaient. Le roi de France dormit à Mainneville dans la nuit du 4 au , petite bourgade située aujourd'hui dans le département de l'Eure, à la lisière de la forêt de Lyons. Le dans l'après-midi, Jean II le Bon pénétra dans la salle du château de Rouen où le dauphin partageait son repas avec ses invités. Arnoul d'Audrehem pénétra le premier dans la salle son épée à la main en criant : « Que nul ne bouge ou il est mort ! ». Le roi de France en armure se dirigea vers le roi de Navarre et le saisit en lui criant : « Or, sus, traître ! Tu n'es pas digne de t'asseoir à côté de mon fils ! ». Le dauphin voulut s'interposer entre son père et le roi de Navarre, mais peine perdue, le roi de France était décidé à punir les coupables. Hors de lui, Jean II le Bon saisit une masse et en frappa Jean d'Harcourt, lui intimant de se diriger vers la prison. Pendant ce temps, le dauphin se désespérait de voir ses invités ainsi traités. La rumeur concernant l'arrestation de Jean d'Harcourt allait bon train dans la cité de Rouen et provoqua la colère des Rouennais.

Exécution de Jean d'Harcourt

Jean d'Harcourt, l'écuyer Colin Doublet et deux Navarrais quittèrent la ville à bord d'une charrette. Le billot pour la décapitation des coupables fut installé au champ du Pardon hors les murs de Rouen. Le roi de France resta sourd aux prières d'Arnoul d'Audrehem et du dauphin Charles qui imploraient sa pitié pour les quatre hommes. Jean II le Bon commanda l'exécution des coupables. Concernant Charles II de Navarre, sa punition fut plus douce. Il fut emprisonné au Châtelet à Paris, puis à la forteresse d'Arleux, près de Douai.

Bibliographie

Liens internes

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