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Thierry Bonnier

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Thierry Bonnier, né le à Gonesse (Val-d'Oise), est un haut-fonctionnaire et préfet français.

Biographie

Jeunesse et études

Thierry Bonnier naît le 3 juin 1961 à Gonesse[1]. Il grandit dans le Val-d'Oise jusqu’à l’obtention du baccalauréat au lycée de Gonesse[2]. Après des études universitaires à Rennes, il passe le diplôme d’Etat aux fonctions d’animateur de collectivités (option psycho gérontologie) à l'Institut national de formation d'animateur de collectivités (INFAC)[3].

Il décide à 38 ans de préparer l'École nationale d'administration. Il s'inscrit à la préparation du Centre de formation du ministère des finances. Il est admis à l'Institut régional d'administration de Lille en 1998[4], puis à l'ENA en 1999 et rejoint la promotion Nelson Mandela[5].

En 2003, il suit la quinzième session de l'Institut des hautes études de la sécurité intérieure[6].

Carrière dans le social

Il commence sa vie professionnelle dans le milieu du travail social. Il devient éducateur spécialisé auprès de jeunes en difficulté. Il passe ensuite le diplôme d'État relatif aux Fonctions d'Animation (Defa), et devient un professionnel de l'animation sociale et culturelle[7] en MJC puis comme directeur adjoint du service culturel de la ville de Villiers-le-Bel[8] dans le Val d’Oise. Il dirige ensuite pendant 8 ans l’association STAJ Île-de-France, organisme spécialisé dans la formation d’animateurs[réf. nécessaire].

Parcours au sein de la fonction publique

Son passage par l'ENA lui permet de rejoindre la fonction publique d’État. Il effectue durant sa scolarité un stage au cabinet du préfet de l’Oise (Alain Gehin) ainsi qu’auprès de Daniel Bernard, alors ambassadeur de France au Royaume-Uni. Il choisit le ministère de l'Intérieur à sa sortie de l'ENA en 2001, et devient sous-préfet, directeur de cabinet du préfet de la région Limousin[7].

En 2002, il est nommé conseiller Intérieur de Pierre Mutz, directeur général de la Gendarmerie nationale. Il travaille sur le dossier du rapprochement entre la Gendarmerie et le ministère de l'Intérieur, et des liens entre l’institution et les préfectures et la police nationale[7]. Il est co-rédacteur du rapport « Préfets et sécurité intérieure ». Il participe au groupe de travail de l'Institut national des hautes études de la Sécurité et de la Justice en 2005, qui aboutit à l'ouvrage Incivilités dans les espaces publics et commerciaux: un dialogue entre chercheurs et gestionnaires[9].

En 2004, il est nommé secrétaire général de la préfecture du Loir-et-Cher[6], où il est également sous-préfet d'arrondissement[10],[11]. Il quitte ce poste en pour devenir directeur adjoint des stages à l'École nationale d'administration pendant 4 ans[6] avant de devenir secrétaire général de l'école[5] puis directeur par intérim pendant 6 mois, suite au départ de son directeur, Bernard Boucault comme préfet de police[7],[3].

Il retrouve en un poste de secrétaire général, en Haute-Garonne[5] en remplacement de Françoise Souliman[8]. Il y traite notamment le dossier de l'aire urbaine de Toulouse, ainsi que de nombreux dossiers dont ceux liés à l'aéronautique (Airbus, ATR, site de Francazal)[12]. Il donne des cours à la prép'ENA de Sciences Po Toulouse[13].

Trois ans plus tard, fin 2015, il devient secrétaire général de la préfecture des Hauts-de-Seine[14]. Il y est appelé pour remettre de l'ordre dans cette préfecture qui a été médiatisée pour des trafics de faux papiers et de permis de conduire, etc[15].

En 2017, il est recruté par Jacqueline Gourault, ministre auprès du Ministre de l'Intérieur[16], pour être son directeur de cabinet. Il est également le directeur-adjoint de cabinet de Gérard Collomb, Ministre de l'Intérieur[17] à partir de juillet[18]. Il suit plus particulièrement les questions liées aux collectivités locales, au projet de réforme constitutionnelle, au monde circassien et des gens du voyage, à la Corse [19],[20]à l’Outremer[7].

En [21], il est nommé préfet de l'Indre en remplacement de Seymour Morsy[22]. Il suit dès sa prise de poste les dossiers de la fermeture de la maternité du Blanc ainsi que de réouverture de l'abattoir du Boischaut[23].

Hommages et distinctions

Après avoir été nommé chevalier dans l’Ordre national du mérite en 2003, il est nommé chevalier de l'Ordre de la légion d'honneur[24] en 2015[2]. En 2020, sur proposition de la profession agricole, il est également nommé officier dans l’Ordre du mérite agricole pour son engagement au service du territoire.

Sources et références

  1. « Page 24 - VIP 87 », sur www.limoges.cci.fr (consulté le 24 mars 2020)
  2. 2,0 et 2,1 « Ordre de la Légion d'honneur - Nominations, promotions et élévations du 03-04-2015 », sur www.france-phaleristique.com (consulté le 24 mars 2020).
  3. 3,0 et 3,1 « Thierry Bonnier, directeur par intérim de l’ENA », sur www.letudiant.fr (consulté le 24 mars 2020)
  4. Arrêté du 17 décembre 1998 portant nomination et affectation d'élèves des instituts régionaux d'administration.
  5. 5,0, 5,1 et 5,2 « Thierry Bonnier, nouveau secrétaire général de la préfecture : "un poste dense et difficile" », sur La Tribune (consulté le 24 mars 2020)
  6. 6,0, 6,1 et 6,2 « Thierry Bonnier - Nominations au Journal officiel de la République française », sur jorfsearch.steinertriples.fr (consulté le 24 mars 2020)
  7. 7,0, 7,1, 7,2, 7,3 et 7,4 « https://www.lanouvellerepublique.fr/indre/thierry-bonnier-nouveau-prefet-de-l-indre-remplace-seymour-morsy », sur lanouvellerepublique.fr (consulté le 24 mars 2020)
  8. 8,0 et 8,1 Thomas Simonian, « Thierry Bonnier: Nouveau Secrétaire général de la Préfecture », sur Le Journal Toulousain, journal de solutions et JAL, (consulté le 24 mars 2020)
  9. Incivilités dans les espaces publics et commerciaux: un dialogue entre chercheurs et gestionnaires, INHES. Institut national des hautes études de sécurité, [lire en ligne (page consultée le 2020-10-30)] 
  10. France Documentation française, Le répertoire de l'administration française 2005, Documentation française, (ISBN 978-2-11-005811-9) [lire en ligne (page consultée le 2020-10-30)] 
  11. Anne Wyvekens et Institut des national études de la sécurité, Incivilités dans les espaces publics et commericiaux: un dialogue entre chercheurs et gestionnaires, INHES, [lire en ligne (page consultée le 2020-03-25)] 
  12. Thomas Simonian, « Les 10 puissants de Toulouse - Ceux qui tirent les ficelles », sur Le Journal Toulousain, journal de solutions et JAL, (consulté le 10 septembre 2020)
  13. Sciences Po Toulouse, « Plaquette de la prép'ENA », sur http://www.sciencespo-toulouse.fr
  14. Ludovic Mesnard, « Un nouveau préfet dans l'Indre », sur L'Écho du Berry, (consulté le 24 mars 2020)
  15. Valérie Mahaut, « A Nanterre, le scandale des faux permis en cachait un autre ! », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 24 mars 2020).
  16. « Thierry Bonnier - Who's Who », sur www.whoswho.fr (consulté le 24 mars 2020)
  17. Mariana Grépinet et Anne-Sophie Lechevallier, « Ces ministres qui ne prennent pas de vacances », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  18. Arrêté du 11 juillet 2017 portant nomination au cabinet du ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
  19. Sylvain Amiotte, « Visite de « Madame Corse » : les nationalistes saluent un « déblocage » sur la question constitutionnelle », sur Corse Net Infos - Pure player corse (consulté le 10 septembre 2020)
  20. « Coronavirus en Corse : une réunion en visioconférence avec le Premier ministre prévue ce mercredi », sur France 3 Corse ViaStella (consulté le 10 septembre 2020)
  21. Décret du 24 octobre 2018 portant nomination du préfet de l'Indre - M. BONNIER (Thierry).
  22. ActeursPublics, « L’ancien dircab’ de Jacqueline Gourault promu préfet | Nominations | Acteurs Publics », sur L’ancien dircab’ de Jacqueline Gourault promu préfet | Nominations | Acteurs Publics (consulté le 25 mars 2020)
  23. « Le préfet de l'Indre, Thierry Bonnier », sur France Bleu (consulté le 24 mars 2020).
  24. « Deux Compagnons décorés de l’Ordre National de la Légion d’Honneur – Toulouse Olympique XIII » (consulté le 24 mars 2020)

Article publié sur Wikimonde Plus

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