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Ticketbis

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Ticketbis est une plateforme en ligne de vente et d’achat de billets pour tous types d’événements entre particuliers[1]. Fondé en 2009 par deux entrepreneurs espagnols Ander Michelen et Jon Uriarte, le site permet aux internautes d’acheter et de vendre des billets pour des événements sportifs, musicaux ou culturels partout dans le monde[2]. Le site donne accès au commerce de billets en général mais offre également la possibilité d’acheter des billets pour des événements à guichet fermé[3].

Ticketbis est présent dans 31 pays et emploie 300 personnes réparties dans 14 bureaux à travers le monde[4].

L’entreprise

Modèle commercial

Ticketbis met en contact les vendeurs et les acheteurs. Le prix de billets est fixé librement par le vendeur. En échange d’une commission prélevée aux deux parties impliquées, Ticketbis assure que la transactions s’effectue en toute sécurité et correctement[5].

L’entreprise emploie différentes mesures de sécurité afin d’assurer un système de garantie à tous ses utilisateurs; aussi bien à ceux qui souhaitent acheter qu’à ceux qui vendent. La garantie assure à l’acheteur qu’il recevra ses billets dans les temps pour l’événement, Ticketbis ayant vérifié préalablement l’authenticité des entrées. Les vendeurs, quant à eux, sont assurés de recevoir le paiement pour le ticket vendu.

L’échange s’effectue via l’entreprise UPS, aucun contact personnel entre l’acheteur et le vendeur n’est nécessaire. Si l’acheteur ne reçoit pas ses billets en temps voulu pour l’événement, Ticketbis se charge du remboursement de la totalité de la somme payée. La plateforme pénalise les vendeur qui n’envoient pas leurs billets à temps ou les utilisateurs essayant de vendre de faux billets.

Histoire

L’entreprise appartient à ce que l’on appelle les billetteries intermédiaires, un secteur développé aux États-Unis depuis 2000. C’est à cette date que Eric Baker et Jeff Fluhr fondèrent, à San Francisco, la première plateforme de revente de billets, Stubhub. Son succès fut tellement notoire que la plateforme fut rachetée, 7 ans plus tard, par le géant du e-commerce, Ebay, pour la somme de 310 millions de dollars.

En 2009, Ander Michelana et Jon Uriarte décidèrent d’exporter l’idée[6]. À cette époque, ils travaillaient, tous les deux, dans la banque d’investissement Morgan Stanley, à Londres. Ils décidèrent de démissionner pour retourner dans leur ville natale, Bilbao, afin de mettre sur pied leur nouveau projet.

Au début, Michelena et Uriarte concentrent leurs efforts afin de développer le coté technique de la plateforme pour que les internautes puissent acheter et vendre des billets pour tous types d’événements sportifs, musicaux ou culturels G. Leur idée était de transposer le marché secondaire de la rue au Web afin d’obtenir un marché plus transparent et des échanges mieux organisés pour les utilisateurs.Financement & Investisseurs

En 2009, 400,000 euros de capital ont été levés lors du premier cycle de financement pour la mise en place du projet. Les participants sont des amis et des membres de la famille des deux fondateurs, et un petit nombre de business angels.(ou investisseurs providentiel)

En 2011, un deuxième cycle de financement d’un million d’euros fut approuvé. Cette fois, des tech-entrepreneurs de renoms tels que Eneko Knorr (fondateur et CEO de Ideateca et fondateur d’ Hostalia), Nicholas Churches (Fondateur de Arsys), Fabrice Grinda (fondateur et CEO de OLX), Alec Oxenford (fondateur de DineroMail) et José Marín (fondateur et CEO d’ IG Expansion) y prirent part.

L’année suivante, Ticketibs obtient 900,000 euros et en Juillet 2013 la start-up annonce disposé d’un fond de financement de 3,5 million d’euros. Lors de la dernière série d’allocations de fonds l’entreprise a réussi à lever un fond de plus de 5 million d’euros.

Croissance et expansion

L’entreprise a connu une croissance exponentielle en termes de chiffre d’affaire[7], d’internationalisation et d’emploi. Ticketbis a atteint un chiffre d’affaire d’1 million d’euros lors de sa première année et en 2011, ce chiffre s’est multiplié par 5, dépassant les 5,5 millions d’euros. L’année suivante, Ticketbis a réussi a doublé ce dernier chiffre pour atteindre un revenu 12,5 million d’euros de chiffre de vente. En 2013, la plateforme termine l’année avec un chiffre d’affaire de 30 millions d’euros, soit plus du double de l’année précédente.

Internationalisation

En 2011, Ticketbis inaugure son site web dans 6 nouveaux pays : l’Italie, le Portugal, le Royaume-Uni, le Brésil, le Mexique, et l’Argentine. Un an plus tard, en 2012, la plateforme s’ouvre au Chili et en 2013, le site est lancé en Colombie, au Pérou, au Vénézuela, en Russie, au Paraguay, en Allemagne, et en Uruguay. Début 2014, Ticketbis commence ses opérations dans plusieurs nouveaux pays européens et plus tard la même année, la start-up commence sont expansion en Asie en ouvrant dans 7 pays.

Législation et controverses

Ticketbis respecte entièrement le code de pratique de l'EUSTA (EU Secondary Ticketing Association). Cependant, opérant comme une entreprise d’économie de partage ou ‘sharing economy’ (link), les secteurs économiques traditionnels ont exigés une standardisation des billetterie du marché secondaire. Le marché secondaire de billets n’est qu’un phénomène naturel qui aurait le potentiel de générer une plus grande efficacité économique pour les acheteurs et les vendeurs. Les billets entrent dans le marché secondaire une fois que le vendeur a déjà payé le prix demandé, donc il n’y a pas de préjudice pour le vendeur initial. De plus, ce dernier tire profit de l’épuisement de places synonyme d’une augmentation des ventes.

D’un autre coté, vu que ce sont les vendeurs qui fixent le prix, l’offre est plus diversifiée laissant donc plus de choix pour les acheteurs. Néanmoins, il arrive également que les vendeurs abusent de l’ignorance des acheteurs en fixant des prix bien au-dessus du prix de base, allant jusqu’à 300% de bénéfice. Toutefois, ces vendeurs-abusifs représentent une minorité.

Responsabilité sociale et œuvres de charité

Depuis 2011, Ticketbis a intégré à son site un système de micro-dons créé par Fila Cero. Ce système permet aux utilisateurs de faire un petit don (0,75€) à chaque transaction. En 2012, l’entreprise choisit un projet appelé Positive Generation: “Voices for a future without HIV” développé par Médecins sans frontières. Le projet avait pour but autoproclamé d’améliorer l’accès aux soins médicaux pour les patients atteinds de SIDA au Zimbabwe. Ticketbis a versé 3000 Euros à ce projet. L’année suivante, Ticketbis a doublé la somme dédiée aux œuvres de charité. Cette fois, c’est l’organisme WorldVision qui en a bénéficié. Les deux projets sélectionnés étaient l’un en Europe et l’autre en Amérique Latine. Le projet européen avait pour objectif la construction d’un hangar où de jeunes familles ou des mères célibataires pourraient trouvés des produits de premières nécéssités et des packs scolaires pour plus de 300 étudiants de l’école primaire. Le second projet avait pour but l’aide au développement de communautés défavorisées en Bolivie. Grâce à l’argent récolté en 2014, Ticketbis collaborera, une fois de plus, avec WorldVision afin de continuer les projets de l’année antérieure mais également d’incorporer un troisième projet, dénomé Fiiiling. Fiiiling est un projet qui fut lancé en réponse aux nombreux dommages causés par le Typhon Haiyan aux Philippines. Son objectif autoproclamé est de fournir des graines et des kits d’hygiène personnelle aux familles locales.

Notes et références

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