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Toki IO

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Le Toki IO[1][source insuffisante] est une langue construite inventée en 2006 par Daniel Macouin. Inspiré du toki pona, le Toki IO a pour objectif de pousser à l'extrême la minimalisation du langage (alphabet et vocabulaire encore plus restreints) tout en augmentant sur certains points la précision du langage et, surtout, de le doter d'un système numérique opératoire.

Le Toki IO n'a pas pour vocation d'être utilisé comme langage, c'est plutôt un exercice intellectuel, voire ludique[2][source insuffisante].

Vocabulaire

Les 110 mots du Toki IO sont les combinaisons possibles des deux voyelles i et o, et des quatre consonnes k, n, t et z dans des mots d'une ou deux syllabes, sachant qu'une syllabe possède au maximum deux lettres :

  • soit une voyelle,
  • soit dans l'ordre : consonne-voyelle.

Il possède donc 10 mots d'une syllabe : i, o, ki, ko, ni, no, ti, to, zi et zo, et 10x10 = 100 mots de deux syllabes.

Les mots sont accentués sur la première syllabe. Il importe de bien marquer l'accent tonique pour différencier par exemple : zo zo de zozo.

Le système numérique

Les nombres sont écrits dans le système binaire (base 2). I représente le chiffre 1 et O représente le chiffre 0. Les nombres s'écrivent en sens inverse de l'écriture habituelle : le premier chiffre (à gauche) représente les unités, le deuxième chiffre les 2, le troisième chiffre les 4, etc. OI veut donc dire deux et II veut dire trois.

Écriture : il n'y a pas de différence entre l'écriture d'un nombre en lettres ou en chiffres, et les nombres s'énoncent à haute voix comme ils s'écrivent. Pour faciliter la lecture et la prononciation, une apostrophe sépare les chiffres de deux en deux à partir de la gauche. Cette apostrophe correspond à une pause de la voix, quelque chose comme un soupir musical, mais n'a pas de valeur mathématique particulière. Il ne s'agit que d'une facilité.

Exemple : ii'oi'ii'oo'i

dont on voit tout de suite au I initial qu'il s'agit d'un nombre impair.

En lisant de gauche à droite on peut décomposer ce nombre en somme de puissances de 2 : (1x1) + (1x2) + (0x4) + (1x8) + (1x16) + (1x32) + (0x64) + (0x128) + (1x256) = 315

Le double de ii'oi'ii'oo'i s'obtient en ajoutant un O à la gauche du nombre (ce qui décale toutes les apostrophes) : oi'io'ii'io'oi, et sa moitié en insérant une virgule ou un point après le premier chiffre : i,io'ii'io'oi. Dans un nombre non entier, la partie fractionnaire s'écrit à gauche de la virgule et la partie entière à droite.

Prononciation : les nombres se lisent en litanie, par mots de deux chiffres à partir de la gauche, en marquant une légère pause entre deux paires de chiffres. Chaque paire s'accentue comme un mot, toujours sur la première syllabe du mot.

Exemple : dix = oi'oi se lit comme le français : OH i, OH i ; quinze= ii'ii ; soixante = oo'ii'ii ; trois-mille-deux-cent-cinquante-quatre = oi'io'ii'oi'oo'ii.

Langues apparentées

Le Toki IO est dérivé du toki pona, auquel il emprunte l'idée de limitation définitive du nombre de mots ainsi qu'une part importante de la grammaire. Cependant il s'en différencie par quelques règles visant une plus grande précision sur certains points, et surtout par son système de chiffres et de nombres, qui autorise toutes les opérations sur toutes les grandeurs de nombres avec seulement deux chiffres, ainsi que l'expression orale des nombres dans toutes les bases.

Il emprunte également certaines idées au glosa et au Natural Semantic Metalanguage.

Notes et références

Voir aussi

Liens internes

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