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Tschann

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Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 115 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value). Tschann ou Allaïa Tschann est une plasticienne du World art, anglicisme qu'elle emprunte pour unifier toutes les formes d'art, qu'elles soient dansées, picturales, théâtrales, musicales ou autres.

À partir de 2007, opérant une transformation par une aspiration et dans une inspiration paradisiaque, l'artiste signe ses œuvres par Tschann, fusion de la fin de son nom et du début de son prénom. Dans une volonté de concrétiser un phénomène onirique, elle ajoute un prénom aussi bien basque qu'arabe.

Membre de la famille Latscha, médaillée à l’exposition universelle de 1867[1] sous les auspices de l'ingénieur Frédéric Le Play, elle s'inscrit notamment dans la poursuite du Saint-simonisme, mouvement philosophique recherchant le Paradis au-travers d'avancées spirituelles et sociales.

Biographie

Née à Bourges en 1976, c'est après un voyage à Londres qu'elle s'installe à Paris en 1997. Bien que privilégiant l'autodidaxie, elle y étudie les sciences de l'art puis les sciences naturelles, dont le dessin scientifique, au Muséum National d'Histoire Naturelle, avec un cycle à la Sorbonne, par l'Ecole Pratique des Hautes Etudes.

À Londres, Tschann se construit un cadre avant tout psychédélique, mais avec un goût pour le surréalisme. Durant ce voyage elle est inspirée par l'architecture de l'Abbaye de Westminster et par les œuvres littéraires de George Gordon Byron, Mary Shelley, et William Shakespeare.

De retour dans son pays, l'artiste s’attelle à une période réaliste de recherches minutieuses. Elle étudie l'art et explore tous les codes sociaux, du magistrat au punk et du galeriste au squatteur. Dans ce bouillonnement moderne, elle crée Moïse refermant Pandore, un pastel sur papier kraft, 1998.

Progressivement, l'artiste inscrit son œuvre avec le spécialiste du mouvement Dada Marc Dachy et la romancière Martine Dassault pour qui elle est, tour à tour, électron libre du Luna-Park et critique d'art contemporain au French Touch Magazine[2].

Processus artistique

Si Marc Dachy lui confie un de ses carnets, le Numéro 23, à diffuser en temps et en heure, sa démarche artistique puise aussi bien sa source dans l'art Gutai que le mouvement dada, d'où elle tire globalement un goût pour l'expérimentation. Une hybridation cinématographique (théâtre/cinéma) La Rosée, intégrant un happening tourné en 2001, au milieu d'une salle comble, en constitue l'ultime point d'orgue. En effet, tandis que le poste de critique d'art contemporain lui est proposé, ses études à peine terminées, elle écrit la pièce de théâtre/happening La Rosée engluée, inspirée par un type de modèle transcendant et par des acteurs d'une pièce montée dans un ancien théâtre de Ménilmontant[3]. Elle obtient que des comédiens du théâtre, pour qui des rôles ont spécialement été écrits, acceptent de jouer à la manière du Living Theatre, dans ce même théâtre, accompagnés d'un non-acteur et d'une actrice droit sortie des cours Florent, Gaëlle Gobert[4],[5], mais aussi d'un échassier, de danseuses orientales et de musiciens. Pour assurer les rythmes orientaux, Karim Chaya, du groupe El gafla, est notamment à la Darbouka et au chant[6].

Poursuivant sur le même geste, certainement droit sorti de l'Arte povera, elle réalise un film intégrant le happening théâtral, La Rosée, tout en projetant ses acteurs de théâtre dans un milieu naturel. De nombreuses années de montage suivront pour donner un long métrage aux formes psychédéliques et pop s'interrogeant sur l'athéisme, le théisme, l'adéisme, le déisme et l'agnosticisme, tout en recherchant une sémiologie du divin, telle qu'une énergie sublime. Des images fixes sont progressivement exposées, préfigurant longtemps à l'avance celles en mouvement[3]. Ainsi, pour sortir de la théâtralité, la liberté cinématographique se développe avec fluidité et laisse à la nature du mouvement le soin d'apporter toutes les réponses.

Menée par un contexte d'expérimentation ouvert sur le progrès, l'artiste explore et se perfectionne à chaque bataille, tout en tendant vers une spatialité de surface. Se référant au jugement dernier, elle interroge un nihilisme nietzschéen, avec un engagement poétique, aussi bien critique que créatif, dans une volonté de donner du sens avec le dépassement du bien et du mal et intégrer les enjeux vitaux pour l'humanité.

Dans sa maturité, son art se développe autour d'un mouvement intégrant une problématique du chaos terrestre, tout en développant un essor à l'art interreligieux, notamment par son mouvement artistique, le World Art[7]. Alors que Carlos Ginzburg lui propose de créer un portrait de "L'ange de la mort" (le docteur Mengele), pour l'une de ses créations de Chaos fractal, elle décide auparavant d'opérer une renaissance spirituelle en transformant son nom en Tschann. En plus d'une réalisation conceptuelle du portrait, elle trouve un calligramme du Graal, au fil de cette première œuvre, intitulée Bloc, ouvrant grand le champ à une exploration théologique[8]. Le philosophe agrégé, maître de conférences d'esthétique et philosophie de l'art et spécialiste de l'Art fractal, Jean-Claude Chirollet intègre alors une des photographies de Tschann et Ginzburg, intitulée "Techno Parade.IS", dans un de ses articles[9]. Dans cette œuvre, si Carlos Ginzburg guillemette le monde, démontrant l'existence d'une copie de copie à l'infini, Tschann sublime, avec un trait d'esprit cette fois aussi paradisiaque que rock'n roll, toute la copie.

Œuvrant pour la paix dans le monde, elle publie sur la toile une exposition permanente, intitulée "Eternal Peace"[10], pour laquelle différents protagonistes entrent en jeu. Ainsi, l'ambassadeur de la Ligue Mondiale pour le Droit au Bonheur, un des premiers danseurs du Paradis latin Daniel Valcin, l'invite à performer au Musée des Arts forains pour le collectionneur Jean-Claude Baudot[11], au-côté de différents artistes, des plasticiens comme Orlan mais, aussi, des réalisateurs comme Jean-Pierre Mocky, autour de la première machine à copier de James Watt[12]. Par ailleurs, le régent du Collège de 'Pataphysique[13], le professeur de Paris X Dominique Lacaze, lui confie le Livre Rouge de la Révolution Picturale de Pierre Restany, influant sur le texte fondateur qui accompagne l'exposition.

Sélectionnée par le Musée Albert-Kahn pour ses rencontres photographiques 2018[14], une partie des œuvres de sa série intitulée "Mystère paradisiaque" bénéficie pareillement d'une exposition permanente sur la toile. Les œuvres sont accompagnées d'un texte de recherche en neurosciences cognitives, impulsé entre autres par le Conservatoire national des arts et métiers[15], ainsi que deux nouvelles œuvres, intitulées "Alexiome" et "La pharmacopée du Je(u)". Auparavant invitée par le plasticien professeur aux Arts Décoratifs Lynski, elle expose temporairement ces photographies ainsi que la peinture intitulée "D'hélice (turlututu)", à la Cité Montmartre aux Artistes, lui permettant physiquement de se confronter au phénomène de foule[16].

En 2019, au détour d'une performance, intitulée " Un jeu d'enfant"[17], dans les écoles publiques de Montmartre, mêlant les sciences naturelles (astronomie, systématique et ethnologie) aux sciences artistiques (dessin et danse), l'artiste rejoint le Conseil International de la Danse, à l'UNESCO[18].

Œuvres principales

  • 1re Résurrection : Pastel sur papier kraft soulignant la pertinence religieuse par la culture populaire et l'archéologie
  • Moïse refermant Pandore : Pastel sur papier kraft intégrant l'iconographie traditionnelle
  • Mystère paradisiaque[19] : Photographies et "peintures" conceptuelles sur la clé paradisiaque
  • Œufs d'Art : Installation avec des centaines de cierge en forme d'œuf, symbolisant la résurrection
  • Le grain paradisiaque : Aquarelle d'inspiration naturaliste
  • Alchimie divine : Aquarelle d'inspiration naturaliste
  • La Rosée[20] : Film poétique avec happening
  • Sanctuaire universel : Calligramme pour l'éternité paradisiaque
  • Grand Soir[21] ! Calligramme sur l'immortalité, au-travers d'une culture moderne et ancienne
  • D'Hélice (Turlututu) : Tableau à l'huile sublimant les épines de la couronne de Jésus-Christ
  • Paix Eternelle[22] : Conception in process en faveur d'une paix mondiale
  • World Art[23] : Mouvement artistique axé sur la symbolique spirituelle du Saint Graal et la notion paradisiaque
  • Alexiome[15] : Œuvre réflexive sur les grandes pathologies humaines

Mouvement artistique

A partir de 2007, elle développe un mouvement artistique, nommé World Art, à portée paradisiaque (univers sacralisé dans sa totalité, livres compris), développant différentes thématiques structuralistes[24], avec notamment pour première exposition :

Arthéologie

Inspirée par une recherche de spiritualité rationnelle, comme de neutralité, elle coopère, à partir de 2005, avec l'artiste conceptuel Carlos Ginzburg qui travaille depuis 1967 sur l'art fractal et le chaos fractal[25]. Ils composent une œuvre protéiforme (photographie, sculpture, architecture, peinture) sur l'Arthéologie (Art conceptuel), tout en intégrant une partie du travail sur l'écologie politique de Pierre Restany.

Le dialogue entre Dieu et le chaos opère des boucles récursives, selon les théories de Douglas Hofstadter, les rôles oscillent et semblent s'échanger mais, dans le souci du détail, Dieu/Ordre domine parfaitement.

Quelques Œuvres d'Arthéologie[26]

  • Hélice Divine : Impression architecturale donnant à l'ADN divin de se jouer de l'ADN warholien dans la modernité
  • Bloc : Œuvre où recherche médicale et présupposé nietzschéen s'accordent sur un calligramme du Graal
  • Grande Unité : Projet d'architecture holographique s'inspirant du vitrail de la Belle Verrière de la cathédrale Notre-Dame de Chartres
  • D.IE.Uchamp : Projet pour une sculpture utilisant l'énergie renouvelable
  • Dernier Adam : Photographie argentique relevant du Land art
  • Lys du Chaos : Cinq tableaux d'après une modélisation fractale de l'univers
  • Esperanza : Projet pour une sculpture installée temporairement en haut d'une plate-forme pétrolière
  • Big C : À partir de la Cène de Léonard de Vinci et du Last Supper d'Andy Warhol

Notes et références

  1. cité par L’entreprise Latscha et Cie, médaille de bronze à l’exposition universelle de 1867, Bulletin des Amis de Soultz n° 80, 2002, p. 3-6
  2. « French Touch Magazine »
  3. 3,0 et 3,1 Allaïa Tschann, « La Rosée », sur http://larosee.wix.com/tschann,
  4. Allo Ciné, « Allo ciné », sur http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=188007.html
  5. Allaïa Tschann, « La Rosée », sur http://larosee.wix.com/tschann#!__studio-theatre
  6. La Rosée, « La Rosée » (http://larosee.wix.com/tschann#!__equipe-du-film), sur http://larosee.wix.com/tschann#!__equipe-du-film
  7. « WORLD ART », sur www.worldart.fr (consulté le 25 septembre 2016)
  8. Tschann & Ginzburg, « Arthéologie », sur http://www.worldart-artheologie.fr,
  9. Jean-Claude Chirollet, « Carlos Ginzburg, Guillemeter le monde », sur https://www.jean-claude-chirollet.fr,
  10. (en + et + fr) Allaïa Tschann, « Eternal peace », sur http://www.allaia.org,
  11. Jean-Claude Baudot, « Copy Art », sur https://en.copyart.fr,
  12. Jean-Claude Baudot, « Copy Art », sur https://en.copyart.fr,
  13. Allaïa Tschann, « Eternal Peace », sur http://www.allaia.org,
  14. « Mystère paradisiaque », sur http://www.tschannparadis.fr,
  15. 15,0 et 15,1 Allaïa Tschann, « Clé cognitive », sur http://www.tschannparadis.fr,
  16. « Montmartre aux Artistes », sur https://montmartre-aux-artistes.org/pendant-la-fete-des-vendanges-portes-ouvertes-a-montmartre-aux-artistes/,
  17. Allaïa Tschann, « Un Jeu d'Enfant ! » (http://www.tschannparadis.fr/porte1/index.html), sur http://www.tschannparadis.fr/porte1/index.html
  18. Tschann & Ginzburg, « Biographie » (http://www.worldart-artheologie.fr/topic2/page1.html), sur http://www.worldart-artheologie.fr
  19. « Mystère paradisiaque » (http://www.tschannparadis.fr/seuil/index.html), sur www.tschannparadis.fr (consulté le 22 avril 2018)
  20. « La Rosée » (http://larosee.wix.com/tschann), sur Logiciel flash
  21. « Grand Soir ! » (http://yvessaintlaurent.canalblog.com/), sur yvessaintlaurent.canalblog.com (consulté le 26 septembre 2016)
  22. « PAIX ETERNELLE » (http://www.allaia.org/topic/index.html), sur www.allaia.org (consulté le 22 avril 2018)
  23. « WORLD ART » (http://www.worldart.fr/paradis/index.html), sur www.worldart.fr (consulté le 27 septembre 2016)
  24. Allaïa Tschann, « World Art » (http://World%20Arthttp://www.worldart.fr/monblog/index.html), sur http://www.worldart.fr
  25. cité par Pascale Le Thorel-Daviot, Nouveau dictionnaire des artistes contemporains, Larousse
  26. « Arthéologie » (http://www.worldart-artheologie.fr), sur http://www.worldart-artheologie.fr

Liens externes

  • World Art (http://www.worldart.fr)
  • "Arthéologie" (http://www.worldart-artheologie.fr)
  • "Mystère paradisiaque" (http://www.tschannparadis.fr)
  • "Eternal Peace" (http://www.allaia.org/topic/index.html)

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