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Ttongsul

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Le ttongsul, ou vin d'excréments[1] (똥술), est une préparation médicinale traditionnelle coréenne élaborée à base de matières fécales, en particulier celles d'êtres humains[2]. Cependant, les références à ce vin d'excréments provoquent une certaine colère de la part des Coréens, qui pour la plupart ne connaissent pas ce « ttongsul » et voient dans les histoires véhiculées à son sujet une information douteuse diffusée par les milieux d'extrême-droite japonais pour se moquer des coréens[3].

Origines

Les préparations médicinales produites à base de selles ont une longue histoire en Chine et Corée[4],[5]. À une époque aussi ancienne que celle de la dynastie Tang, les selles du poulet étaient utilisés de cette manière. D'autres types de selles ont été utilisés pour composer les préparations médicinales, y compris ceux d'écureuils volants, de chauves-souris, de lièvres, de moineaux, et de vers de terre[6],[7][réf. insuffisante].

Selon beaucoup de coréens, il s'agirait d'une « légende urbaine »[8].

Production

Le ttongsul peut être produit de deux manières. La plus courante implique de submerger un bâton de bambou dans un pot de chambre contenant des selles et de l'alcool. Il est laissé dedans pour plusieurs mois et fermenté, et le ttongsul est extrait du bambou[9].

Il existe une autre méthode, plus rapide mais moins efficace, qui consiste en un mélange simple entre selles et alcool[10],[11].

Selon Geoff Tibballs, les selles utilisées sont celles d'enfants âgés d'environ six ans[12].

Notes et références

  1. « Le vin de selles coréen », sur VICE (consulté le 22 mai 2014).
  2. (en) 'Feces Wine': Girls Tricked Into Drinking Ttongsul , sur huffingtonpost (consulté le 22 mai 2014).
  3. (en-US) Brian Ashcraft, « Anger Over Korean Poo Wine Video », Kotaku,‎ (lire en ligne)
  4. Heo Jun "Dongui bogam (동의보감)"(1613), 將白狗屎燒成灰後混入酒中, 飲用後可治療腫瘤, 腹脹和瘀血的藥方.
  5. (en) Nie, Jing-Bao (2002). "'Human Drugs' in Chinese Medicine and the Confucian View: An Interpretive Study". Confucian Bioethics. Philosophy and Medicine 61. pp. 167–206.
  6. (en) Bioorganic & Medicinal Chemistry, Volume 16, Issue 3, 1er février 2008, Pages 1133-1141, Kyoung Ah Kanga, Rui Zhanga, Mei Jing Piaoa, Dong Ok Koa, Zhi Hong Wanga, Bum Joon Kim.
  7. (en) Sarah Griffiths Bottoms up? The bizarre traditional Korean rice wine that uses human POO to 'heal' everything from broken bones to epilepsy, sur The Daily Mail du 20 août 2013 (consulté le 22 mai 2014).
  8. Doc Seven 2017.
  9. (en) 정연식, 일상 으로 본 조선 시대 이야기, Volume 2, 청년사,‎ (ISBN 897278351X, lire en ligne), p. 224.
  10. (en) Rocketnews24.com
  11. (ko) « [커버스토리]별의별 술이 다 있네 », Naver News,‎ .
  12. Tibballs 2015.

Annexes

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (de) Klodett, « Ttongsul-Wein », dans Das Kackbuch: ... nachgespült!, , 152 p. (ISBN 9783734700835, lire en ligne), p. 143
  • (en) Geoff Tibballs, « Faeces wine », dans Crap Kitchen: Boiled gannet, calf-brain custard and other 'acquired tastes', Hachette UK, , 208 p. (ISBN 9781472136824, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Doc Seven, « Tu connais le ttongsul ? », dans Doc Seven présente 777 faits surprenants sur le monde qui nous entoure, , 288 p. (lire en ligne), p. 129 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes


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