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Voix libres

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Voix Libres est une association humanitaire internationale fondée en 1993 par Marianne Sébastien, cantatrice suisse, qui a pour objectif essentiel d'offrir des alternatives aux enfants qui travaillent dans les mines, les campagnes, les ordures et les rues de Bolivie.

Le projet tient de la volonté de donner aux enfants et aux femmes victimes de conditions de vie déplorables ou de violence les moyens d'être souverains, auteurs de leur propre vie[non neutre]. Il s’agit de mettre en place une démocratie participative où tout part du plus pauvre, du plus petit et non de s’ingérer dans leur société et de faire de ces populations des assistés. En leur donnant des moyens efficaces, ces populations parviennent eux-mêmes à des résultats probants.

L'association est reconnue d'utilité publique à Genève (Suisse) depuis 1996 et comptabilise 100 000 bénéficiaires de microcrédits depuis 1994.

Leur slogan est « Garde toujours dans ta main la main de l'enfant que tu as été ». Les actions de l’association se réclament d’une grande transparence puisque 100 % des dons, des parrainages et des microcrédits sont affectés aux projets[non neutre].

Localisation du projet

Voix Libres agit en Bolivie sur l'Altiplano, du lac Titicaca jusqu'au sud du pays.

La Paz : Les enfants des rues y vivent dans des conditions effroyables et entrent dans le cercle infernal de la violence qu'on leur fait subir, de l'alcool et de la drogue.

Potosi : Les mines du Cerro Rico sont à l'origine de 8 millions de morts en trois siècles d'exploitation de l'argent et de l'étain. L'activité de la mine n'a pas cessé pour autant et les enfants font les frais des effondrements, explosions de dynamite, intoxication aux métaux lourds, silicose.

Cochabamba : Une communauté marginalisée y vit dans une zone très contaminée. Des paysans désemparés y sont emprisonnés, tombés sous le coup de la loi « 1008 » liée à l'éradication de la coca, plante traditionnelle du pays. Depuis 1994, Voix Libres développe avec ces paysans des programmes de microcrédits.

Objectifs et actions

L'association se donne pour objectif un développement intégral, global. La prévention et l’éradication du travail des enfants est à la base du projet. Ceci passe par un travail de fond à plusieurs niveaux.

Les quelque 200 salariés, des coordinateurs, éducateurs et formateurs, sont pour l'essentiel d'anciens bénéficiaires du projet, et salariés sur place. L'éducation et la formation (entre autres professionnelle) permet de former de futurs leaders, des enfants qui retrouvent des conditions de vie positives et pourront à leur tour aider les plus démunis et les générations suivantes.

La santé est un objectif prioritaire en raison des indicateurs très élevés de mortalité infantile et mortalité maternelle. De nombreuses actions ont été menées pour assurer à ces populations de meilleures conditions sanitaires et une véritable prise en charge.

Les enfants des mines sont profondément marqués par leurs conditions de vie et souffrent souvent de violence intrafamiliale. Il n'est donc pas suffisant de leur donner une scolarité. De même pour les femmes qui souffrent de maltraitance, un travail digne est le début d'une reconstruction mais n'est pas suffisant. Des thérapies intensives qui passent par la résilience et notamment la résilience communautaire leur permettent de retrouver une « Voix libre », de se libérer pour pouvoir aller de l'avant. C'est ainsi qu'ils peuvent retrouver leur intégrité.

L'association a favorisé la construction de plus de 200 infrastructures communautaires dans toute la Bolivie : eau potable, écoles, égouts, électricité, irrigation, aires de jeux pour les enfants, terrains sportifs, etc.

La recherche de l'autonomie alimentaire est un autre aspect du projet qui passe notamment par la revalorisation d'une production traditionnelle de graines andines (quinoa, Amaranto, sésame) et de techniques ancestrales, comme les walipinas (serres semi-souterraines). Ceci en respectant l’éthique d’une agriculture biologique, avec une revalorisation du patrimoine agricole. L'accès à des sources d’énergies renouvelables est encouragé lors de cours de formation en cuisines solaires et distribution de kits. L'autonomie passe également par le biais d’entreprises qui constituent non seulement une source d’emplois mais également un lieu de formations en alternance (divers ateliers techniques) pour que les jeunes puissent à la fois être scolarisés et recevoir une formation pratique.

Les microcrédits sont un élément fort du projet, en particulier les microcrédits de groupe qui favorisent la cohésion et la solidarité entre les femmes bénéficiaires. Ces microcrédits sont sans taux d'intérêt. Un véritable contrat est cependant signé : la signataire devra former trois autres femmes au métier qu'elle a appris ou s’engager dans des services auprès de la communauté. Ceci démultiplie les effets du microcrédit. L'objectif pour ces femmes est de retrouver une autonomie économique, dignité et estime de soi. En conséquence de quoi leurs enfants retrouvent également des conditions de vie meilleures.

Grâce aux microcrédits, les femmes en difficulté fabriquent des objets d'artisanat qui sont vendus par des bénévoles dans des boutiques à Strasbourg, Genève, sur la boutique en ligne ou par le biais de points de vente tenus par des bénévoles. L'on y trouve également la quinoa qui permet d’offrir des alternatives durables aux jeunes et aux femmes en leur offrant des revenus sur du long terme. La culture du quinoa contribue à fertiliser l’écosystème de la Pachamama. Les produits sont vendus sur le territoire national ou à l'international, sans autre intermédiaire que Voix Libres et les bénéfices sont investis dans des projets sociaux. Un appui financier est apporté par l'association afin que les exploitants puissent acheter du matériel adéquat.

L'association organise aussi dans le monde développé et notamment en Suisse et en France des stages[1] de chant de dimension clairement spirituelle et religieuse afin de faire connaître l'association, animés par Marianne Sébastien, la fondatrice de Voix Libres. Ces stages servent de base à un recrutement des bénévoles de l'association, en même temps qu'ils permettent de faire connaître cette association et d'écouler les produits d'artisanats réalisés en Bolivie.

Références

  1. « Education Joyeuse » (consulté le 11 avril 2015)

Liens externes

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