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Yves-Antoine Ortega

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Yves Antoine Ortega, poète, philosophe et artiste peintre, né le à Tlemcen (Algérie) est un écrivain de langue française. Il produit une œuvre multiple, où se mêlent trois registres d’expression : poésie, philosophie et peinture, qui sans cesse s’interpellent et s’entre-répondent.

Biographie

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Enfance et jeunesse

L’enfance d’Yves-Antoine Ortega s’est entièrement déroulée à Tlemcen. Né de Catherine Demiras, mère au foyer et analphabète, et de Joseph Ortega, employé de banque, l’enfant a connu une scolarité moyenne. De même pour l’adolescent. Cette enfance et cette adolescence sont traversées par la guerre (de sept à quatorze ans). Une guerre qui aura été un signe d’éveil et d’interrogation continue. Assez tôt l’enfant est attiré par la lecture et le dessin. Mais à côté de cette scolarité, comme en marge, le futur poète et philosophe découvre deux autres écoles qui le marqueront durablement et qui orienteront l’ensemble de sa réflexion : l’école de la nature et l’école de la civilisation. Dans la Tlemcen de son temps cohabitaient les trois religions du Livre. Le jeune adolescent saura en tirer, esprit de tolérance, questionnement spirituel et ouverture d’esprit. Conditions sans lesquelles la philosophie ne peut que rester comme une lettre morte[réf. nécessaire].

L’arrivée en France

Il débarque à Toulouse, le jour même de son quatorzième anniversaire. La perte complète, irréversible, d’un monde, l’indispensable adaptation à un tout autre monde, guident le jeune homme d’alors à chercher dans la poésie, dans un premier temps, puis dans la philosophie, dans un second temps, des réponses à l’acquiescement au destin. Les recherches et les lectures sont le chemin vital pour tenter de comprendre une existence placée par la suite sous le signe d’une tonalité fondamentalement « exilique ». C’est ainsi qu’il donnera à son premier recueil de poésies publié le titre Originaires d’exil. La famille s’installe à Dijon (Côte d’Or) en janvier 1963.[réf. nécessaire]

Années de formation

Dès l’âge de quinze ans, Yves-Antoine suit les cours du soir et du mercredi après-midi des Beaux-Arts de Dijon. La peinture s’installe dans sa vie intellectuelle comme relais entre la nature et la spiritualité. Dès l’âge de dix-huit ans, il adopte un programme de travail : son art de peindre ce sera « Vermeer avec les Chinois » (voir Tracés Imagologiques), à savoir la force de la lumière et de la couleur associée à la force d’expression du graphisme. En 1970, il intègre le département de philosophie de l’Université de Dijon où il aura tour à tour pour professeurs Jean Brun, Pierre Magnard, Maryvonne Perrot, Edmond Maire et Gilbert Romeyer-Dherbey.[réf. nécessaire] C’est dans cette même université que le jeune philosophe soutient son Mémoire de maîtrise, « La séparation ontologique. Pascal et Heidegger » (1974), et sa thèse d’Université : « De Prométhée à Faust. La technique en ses mythes » (1979). Parallèlement à ces travaux, il réalise un ensemble de recherches sur l’Imago Dei, sur le thème de l’homme créé « à l’image et ressemblance » de Dieu. (Genèse. I. 26-27).

Les influences

La peinture, la poésie et la philosophie d'Ortega sont marquées par de multiples influences. La peinture chinoise, mais aussi celle de Vermeer ou de Cézanne, lui ont montré le chemin d'un traitement du paysage, de la lumière et de la couleur dans ses œuvres picturales ou dessinnées. En philosophie, Ortega suit l'exemple de Leibniz, selon lequel il ne faut pas craindre d' aller « chercher de l’or dans du fumier » (Leibniz : au sujet des théologiens de la Scolastique). La psychanalyse s’est trouvée intégrée à l’ensemble de l’œuvre en tant que science renouvelée de l’âme. Ainsi a t-il indexé, par exemple, l’ensemble du Séminaire de Lacan (inédit). Se retrouve aussi l'affirmation stoïcienne selon laquelle « le sage est citoyen du monde. »[interprétation personnelle]

Thèmes

Poésie

Dès quinze ans, Yves-Antoine Ortega accède à la poésie, par ses lectures, puis ses écrits. De Hölderlin il retiendra l’affirmation : « Que le sacré soit ma parole. » et de Rimbaud cette remarque : « L’amour est à réinventer. Chacun le sait. » Dans ses « Originaires d’exil » il approfondit, dans chaque poème, le rapport entre Phusis (Nature) et Logos (Raison), l’amour étant, selon lui, la clé de ce rapport. Il insiste sur la fragilité ontologique de tout existant[1].

Dans ses volumes d’aphorismes (Une psychologie poétique, Aphorismes de l’être et du néant et De la source à l’étoile), il affirme qu’il existe des « invariants », constitutifs de l’homme en son humanité même et qu’à les ignorer l’homme ne peut que devenir « un loup pour l’homme ».[interprétation personnelle]

Philosophie

Outre sa thèse, Yves-Antoine Ortega a publié La littérature des Miroirs, fruit d’un travail de longue haleine « travail de bénédictin, fruit de vingt ans de lecture et de dépouillement patient et minutieux des catalogues de bibliothèques : mille quatre cent cinquante textes recueillis à Genève, Bordeaux, Dijon, Aix-en-Provence, Londres, Cologne et Troyes » (Valérie Alanièce, L'Est Éclair, . « La symbolique du miroir permet d'aborder des thèmes variés comme l'éducation, la médecine, la chevalerie, l'art d'écrire, l'amitié, les vices et les vertus, la chasse et l'amour, la navigation...Bref, les débuts de la littérature explicative d'aujourd'hui. » (Lionel Reyner, L'Est Éclair, , article au sujet de l'exposition organisée à la Médiathèque de Troyes en lien avec la publication de Y.-A. Ortega). Ce travail a « permis de sortir de l'oubli le genre littéraire des Miroirs : un recensement pratiquement exhaustif de tous les ouvrages écrits en Europe. » (Valérie Alanièce, L'Est Éclair, ).

Yves-Antoine Ortega est également l'auteur de Homme et Femme à l’Image de Dieu. Quatorze traités sur la foi. « Yves-Antoine Ortega a retrouvé des textes dont il est convaincu que plusieurs d'entre eux ont inspiré Descartes ou Leibnitz qui ont laissé des écrits importants sur e sujet. ces traités, qu'il a traduits et commentés, ont été édités à Paris, à Kempten en Poméranie, à Koenigsberg, à Bâle, à Genève, à Strasbourg, à Vercelli et Troyes. » (Valérie Alanièce, L'Est Eclair, ).

Il a publié des articles concernant ces thèmes : Cahiers de Lectures Freudiennes, Essaim, La Vie en Champagne.

Il a publié dans Le beau seizième siècle troyen, une étude sur le best-seller de la littérature de colportage : « Le grand kalendrier et compost des Bergiers »[2].

Peinture

Le passage à la peinture

Même s’il avait produit jusque-là des œuvres véritablement abouties, et de haute facture technique, c’est en 1983 qu’Yves Antoine « passe » véritablement à l’art de peindre. Grâce à l’aide généreuse et éclairée de son épouse Andrée, née Voillard. Le mettant à l’abri de tout souci financier, elle propulsera l’artiste à accomplir une œuvre qui compte à ce jour plus de 8200 dessins et peintures. Andrée posera d’innombrables fois nue (quelques vingt années durant). Elle saura aussi lui apporter son aide (Andrée est médecin psychiatre et psychanalyste) sur les problèmes relevant de l’anatomie artistique.[réf. nécessaire]

Entre 1990 et 1995, l’artiste travaillera avec le peintre hongrois Janos Kis. Qui l’aidera à progresser dans son utilisation de la couleur. « Son amour pour la peinture lui est venu presque naturellement. Peignant huit heures par jour, Ortega opte pour une œuvre figurative structurée et détaillée, qu'il réalise avec des encres de couleurs. Maitrisant parfaitement sa technique, il présente différents nus, lesquels inspirent, comme on s'en doute, de multiples réflexions philosophiques. Pour cet auteur d'une dizaine d'études, d'essais, il est impossible d'envisager une peinture sans une profonde réflexion. Partant de l'idée qu'une image est forcément génératrice d'une pensée philosophique, Ortega traite sa propre idée de l'esthétique et offre une nouvelle approche de l'image. » (Camille Clouet, Le Bien Public, décembre 1997).

Thèmes traités

Portraits, nus féminins, paysages, suites de fruits, de légumes, de groupes de nus (Traits de Nus et Bixes), autoportraits, pastels et huiles de voyage, ainsi que d’autres thèmes, font de cette œuvre un ensemble ouvert sur de nouvelles perspectives de création[interprétation personnelle].

La prolifération

Poésie, philosophie, peinture, ne cessent de garantir à l’œuvre d’ensemble une richesse d’expression et d’interprétation. Rien n’est en plus quand rien, vraiment, n’est en moins. Poésie, peinture et philosophie concourent constamment à l’enrichissement et à l’approfondissement continus d’une œuvre dont la spécificité intrinsèque repose dans l’un des propos des sept sages de la Grèce antique : « Mélêta to pan » (prendre soin de tout). C’est à lire ses « Tracés imagologiques » (publiés en 1999), ses écrits sur la peinture, que l’on prendra la véritable mesure de la portée et de l’ampleur du travail engagé.[interprétation personnelle]

Expositions

Yves-Antoine Ortega a exposé ses œuvres à de nombreuses reprises. L’artiste cite cette devise de René Char : « A chaque effondrement de preuves le poète répond par une salve d’avenir. » (« Partage formel », dans Œuvres complètes, René Char, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1983, p. 167).[interprétation personnelle] Christan Gallopin, chef de service des Soins Palliatifs à la résidence du Comte-Henri (Aube), écrit en février 2016 un texte (inédit) pour le vernissage d'une exposition de tableaux de nus d'Ortega : "Un corps n'est jamais un corps seul, suspendu artificiellement sur la pente de la montagne, au-dessus des prés ou des arbres...Un corps est toujours un corps-âme et ce corps-âme fait corps-âme avec la nature. Ce que nous avons perdu des Grecs anciens - mais ce qui nous sépare aussi de peuples contemporains vivants par exemple en Amazonie, en Asie du Sud-Est ou bien en Papouasie - c'est notre appartenance oubliée à la nature.[...] La painture d'Ortega nous dit bien venu au monde. Elle nous dit venez au monde ; elle dit la maïeutique du monde au travail d'accouchement des femmes et des hommes pensants.[...] Quittons le dualisme et sa pensée artificielle, et allons à la synthèse du monde que nous sommes. C'est ce à quoi Yves Antoine Ortega nous invite."

Publications

  • Tracés imagologiques. Écrits sur la peinture, Nantes, éditions Joseph K., 1999 (ISBN 978-2910686246)
  • De Prométhée à Faust. La technique en ses mythes, Troyes, éditions Les Cahiers Bleus, La Librairie Bleue, 2003 (ISBN 2-8635-2239-6)
  • Homme et Femme à l’Image de Dieu. Quatorze traités sur la foi, Éditions Fatès, Troyes. 2002. (ISBN 2-909452-26-3)
  • « Le Grant Kalendrier et Compost des Bergiers », dans Le Beau XVIe siècle troyen, Troyes, Centre Pierre et Nicolas Pithou, 1998.
  • Les Miroirs. Du Moyen Âge à nos jours. Essai bibliographique, Université de Montpellier-III, 2003. (ISBN 2-84269-552-6)
  • « La métaphore du Miroir dans l'enchaînement du signifiant », dans Le schéma optique. Miroirs-Spécularité, Cahiers de Lectures Freudiennes, La Lysimaque, n° 13, 1987 (ISSN 0755-0294)
  • Une Psychologie poétique, Éditions Baudelaire, 2010. (ISBN 978-2-35508-162-0)
  • Aphorismes de l’Être et du Néant, Éditions Bénévent, 2011. (ISBN 978-2-7563-1406-8)
  • Originaires d’Exil. Poèmes, Troyes, Éditions Les Cahiers Bleus. La Librairie Bleue, 2013. (ISBN 978-2-86352-281-3)
  • Les Grandes Amériques où la Genèse d’Oubli, Troyes, Éditions Les Cahiers Bleus. La Librairie Bleue, 2015. (ISBN 978-2-35722-037-9)
  • « Trois manières d'être artiste », dans Chemin de Peintres, Rencontres internationales de Maulnes-Villon, catalogue 2003
  • « Le choix du bûcher. De l'exclusion de principe au principe d'exclusion », dans Le malaise de la civilisation, Lysimaque, collectif, 1990
  • « Pas de l'être sans lettre (une approche du stoikheïon) », dans Essaim, revue de Psychanalyse, 3. Dépossessions subjectives, Erès, 1999 (Erik Porge directeur de la publication)
  • « D'un mot de passe » (sur Freud et Empédocle), dans L'analyse finie et indéfinie. Cahiers de Lectures freudiennes, Lysimaque, n° 11-12, 1987
  • « A la recherche de l'unité perdue : Le Traicté des communes unités crés (sic) de Pierre Cotignon », dans La Vie en Champagne, 33e année, n° 351, février 1985
  • De la source à l'étoile. Aphorismes, Éditions Baudelaire, 2015. (ISBN 979-10-203-0710-1)

Principales expositions individuelles

  • Paris. Galerie Liliane François. 1997
  • Troyes. Centre Culturel. 1999
  • Aix-en-Provence. Les Amis des Arts. 1999
  • Moulin Cézanne. Le Tholonet. 2000
  • Aix-en-Provence. Les Amis des Arts. 2001
  • Dijon. Rétrospective. Cellier de Clairvaux. 2002
  • Château de Tanlay. 2003
  • Moulin Cézanne. Le Tholonet. 2003
  • La Rivière de Corps. Aube. 2004
  • Troyes. Le Grand Séminaire. 2004
  • Paris. Salon Art du Nu. 2006
  • Thonon-les-Bains. Galerie Espace Graphique. 2007
  • Troyes. Les Miroirs. Médiathèque de Troyes. 2008
  • Dijon. La Coupole. Fruits de Terre. 2008
  • Troyes. Centre Culturel. 2009
  • Troyes. Saint-André-les-Vergers. Médiathèque. 2010
  • Dijon. La Coupole. Elles arrivent. 2013
  • Paris. Galerie Everard. 2013
  • Résidence Comte Henri, service des Soins Palliatifs, Troyes, 2016

Références

Liens externes

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  • Site officiel

Article publié sur Wikimonde Plus.

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