Armand Rodolphe Kurschat
| Naissance | |
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| Décès |
(à 74 ans) Wissembourg, |
| Allégeance |
| Arme | |
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| Unité |
22e régiment d'infanterie de marine 9e régiment de zouaves |
| Conflit | |
| Grade | |
| Distinction |
Éléments biographiques
Armand Rodolphe Kurschat, né le à Rombach-le-Franc et mort le , est un militaire français qui a combattu lors de la Seconde Guerre mondiale et de la Guerre d’Indochine. Tireur d’élite, il a été décoré de la Légion d'Honneur, de la Médaille militaire, de la Croix de guerre et de la Croix du combattant. Il est le grand-père de l’historien Serge Kurschat[1].
Jeunesse
Hermann dont le nom sera transformé en Armand et son frère, Rudolph Kurschat, se retrouvent orphelins à l'âge de 8 ans. Ils commencent leur scolarité en allemand, puis progressivement en français, l'Alsace étant affranchie de l'annexion allemande. Dès qu'Hermann Kurschat atteint l'âge légal de 12 ans, il est envoyé dans les mines, puis à la faïencerie de Sarreguemines[2].
Parcours professionnel
Parcours militaire
En 1939, il s'engage dans le 22e régiment d'infanterie de marine direction l'Indochine. En juin 1940, il est rappelé pour aller combattre en Europe et se retrouve débarqué en Tunisie. Il incorpore le 9e régiment de zouaves. En février 1943, Hermann Kurschat participe au conflit lors de la campagne de Tunisie contre les troupes de Rommel à la bataille de Kasserine[3]. Son régiment est tellement décimé qu'il est réintégré dans un régiment de tirailleurs sénégalais basé à Dellys.
Tandis que durant la seconde guerre mondiale, Armand Kurschat combat dans les rangs alliés, son frère, Rudolph Kurschat, qui est plus jeune, ne peut s'engager dans l'armée française, l'Alsace étant allemande. Il est donc enrôlé de force dans l'armée allemande, sous peine de mort et envoyé sur le front de l'Est à Stalingrad où il est arrêté et déporté. Étant un malgré-nous il est envoyé dans une ferme allemande où il devra apporter son aide. Durant cette période, il épouse la fille d'un propriétaire allemand et restera en Allemagne. Il s'engage dans la police allemande de Landau et fini son service à Landau in der Pfalz[4].
En 1946, dégagé des obligations militaires, Armand Rodolphe Kurschat s'engage comme policier à Alger, puis auprès du cabinet militaire du colonel Riedel. Après la guerre d'Algérie, il choisit de s'installer à Wissembourg où il y sera enterré avec son épouse Bertha. [5].
Honneurs et distinctions
Décorations
Intitulés
- Chevalier de la Légion d'Honneur
- Médaille militaire
- Croix de guerre étoile vermeil
- Croix du combattant
- Médaille d’honneur de la Police nationale
- Médaille d'Outre-Mer
Notes et références
- ↑ Eric Genetet, « Serge Kurschat, Soldat de la vie », Maxiflash, (lire en ligne)
- ↑ Eric Genetet, « Serge Kurschat, Soldat de la vie », Maxiflash, (lire en ligne)
- ↑ Eric Genetet, « Serge Kurschat, Soldat de la vie », Maxiflash, (lire en ligne)
- ↑ Xavier Schaller, « Un Corse sur les pas de Chenaux" », La Gruyère, (ISSN 2296-2417)
- ↑ Eric Genetet, « Serge Kurschat, Soldat de la vie », Maxiflash, (lire en ligne)
Presse écrite
- Eric Genetet, « Serge Kurschat, Soldat de la vie », Maxiflash, (lire en ligne).
- Xavier Schaller, « Un Corse sur les pas de Pierre-Nicolas Chenaux" », La Gruyère, .
Articles connexes
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