Association francaise de ki aikido

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Association française de Ki Aikido

Le Ki Aikido est un art martial issu de l'aikido et du yoga japonais, développé en Europe depuis les années 70. Outil de self-défense, développement de soi, il met l'accent sur une gestion non-conflictuelle, la relaxation, et la coordination corps-esprit. Aux techniques de l'aikido se rajoute des tests de coordination, pour vérifier si le pratiquant est relaxé, centré. Les mouvements sont développés pour "qu'un minimum d'effort ait un maximum d'effet" (en théorie).

L'aikido, développé après la première guerre mondiale par Ueshiba Morihei Sensei, à partir du Daito Ryuu Aikijutsu, mettait l'accent sur le développement spirituel, des techniques de contrôle et d'immobilisation des attaquants (plutôt que de destruction physique).

Le Ki Aikido continue sur cette voie, en développant les explications sur la relaxation et une approche non-conflictuelle. Il emprunte au yoga japonais de nombreux tests et principes pour que le pratiquant réalise si ses mouvements et sa posture pourraient être plus naturels (moins d'effort dans le mouvement, moins de tensions) et profiter plus efficacement des propres mouvements d'un attaquant pour immobiliser celui-ci ou le projeter.

L'association reprend la pédagogie développée par Sensei K. Williams et la Ki Federation of Great Britain. Elle est enregistrée comme association loi 1901 depuis le 26 février 1999 et affiliée à la Fédération Française "Sports pour tous" et bénéficie de sa charte "Clubs Sports Santé Bien-être".

Présentation de l'association [1]

Cette association organise des cours et séminaires en France (sur Paris principalement) pour promouvoir l'enseignement du Ki Aikido, un art martial d'auto-défense, également avec une composante de développement personnel importante (méditation, relaxation, exercices pour développer la flexibilité du corps ou corriger certaines tensions musculaires), à partir de 7 ans.


Elle est affiliée à la Ki Federation of Great Britain [2] et son enseignement s'appuie sur celui de Sensei K. Williams [3], qui enseigne le Ki aikido en Angleterre.

Les cours ont lieu dans les centres sportifs de la mairie du 19ième arrondissement de Paris, autour des Buttes Chaumont, ou aux endroits où des stages et séminaires sont organisés: clubs affiliés à la Ki Fédération (Angleterre, Canada, Pays Bas, ...), séminaires en France (Normandie, ...).

Origine de l'AFKA

L'AFKA enseigne le ki aikido avec la méthodologie développée par Sensei K. Williams [4] -

Premier assistant occidental d'un sensei japonais, dans les années 50 quand l'aikido commençait de se répandre à l'international, plus jeune 3ième dan non-japonais à l'époque (d'après sa biographie et un livre sur les débuts de l'aikido en Angleterre, Positive Aikido [5]), il se spécialisa dans l'aikido et oeuvra à développer l'Aikikai anglais (coach national) dans les années 60 et 70.

Sous la direction de Kenshiro Abbe Sensei, il suivit l'enseignement de Nakazono Sensei, Noro Sensei et Tada Sensei (des senseis très actifs en France et en Angleterre à l'époque, pour répandre l'aikido en Europe). Après le retour d'Abbe Sensei pour le Japon, il continua à pratiquer. Après avoir rencontré et pratiqué avec Koichi Tohei Sensei au Japon, il fonda la Ki Federation of Great Britain en 1976. 10 ans plus tard, celle-ci devient indépendante de la Ki Society de Tohei Sensei. Assistants, élèves à la Ki Federation of Great Britain, les fondateurs de l'AFKA s'efforcent de répandre son enseignement en France depuis 30 ans.

Le Ki Aïkido

Origine du terme

Le terme Ki Aïkido, ou ki aikido (en romaji, transcription du japonais) est apparu avec Tohei Koichi Sensei, qui fut le directeur technique de l'Aikikai jusqu'au début des années 70. Sa pratique s'inspire de l'aikido fondé par Ueshiba Morihei Sensei (également appelé O-Sensei, "grand professeur") et le yoga japonais ("shin shin toitsu dou" ) fondé par Tempu Nakamura Sensei.

Le Ki Aikido, comme l'Aikido se décline dans plusieurs fédérations en France comme dans le monde, ses fondateurs apportant chacun une vision particulière (les disciples d'Ueshiba Morihei Sensei avait bien souvent une autre spécialité: yoga, judo, karate, kendo et ils ont souvent fondé leur propre fédération).

Les principes et exercices, tests, techniques de respiration, techniques de méditation, ont pour origine le shin shin toitsu dou (ou yoga japonais) développé par Nakamura Tempu Sensei - Il existe des ouvrages en anglais et japonais sur son oeuvre, mais pas encore en français [6].

Description

L'enseignement du ki aikido développer la coordination de l'esprit et du corps (une expression très utilisée dans le yoga japonais), en utilisant les principes du "KI" (un terme japonais englobant "énergie", "respiration", "volonté", "charisme", difficilement traduisible). Il s'agit d'améliorer la concentration, la conscience de soi-même, de son corps et de comment le bouger - réaliser à quel point l'esprit influence le corps (être nerveux ou craintif poussent à se tendre par exemple, ou restreindre le champ de vision), ou le corps influence l'esprit (problème corporel influant le mental, etc...). A travers les exercices, la pratique, de meilleurs réflexes sont développés et peuvent aider le mental (par exemple en période de stresse, se rappeler de meilleurs sensations corporelles pour influencer le mental et se relaxer) tout comme le corps. Les exercices de développement de la coordination de l'esprit et du corps sont également repris pendant les techniques d'aikido, renforçant les mouvements (les muscles sont habitués à faire les mouvements de manière relaxée, non forcée).

Cet art martial, appliquable "pour la vie quotidienne", parle de respect plus que de confrontation avec autrui. Outre des techniques d'auto-défense, les pratiquants sont invités à "pratiquer dans la vie courante", une attitude plus ancrée sur une gestion consensuelle des conflits.

Relaxation et harmonie sont promues. Face à une attaque, une réponse pourrait être la force, la confrontation - le parti pris de l'aikido et du ki aikido et d'essayer d'apaiser les tensions. Une technique qui à l'époque des samourais, pouvaient servir à briser une nuque, sera aujourd'hui utilisé pour le projeter à terre ou l'immobiliser.

L'"aiki" japonais a pour origine les caractères pour la rencontre, l'harmonie (AI) et la volonté, l'énergie (KI). Le do (ou DOU en japonais) représente la "voie": un art martial japonais (ensemble de techniques doublées d'une philosophie, une éthique). Il s'agit d'aller AVEC autrui plus qu'en opposition.

Christine Le Scanff, directrice de l’Ecole Doctorale « Sciences du Sport, de la Motricité et du Mouvement Humain » (Paris Saclay) en donne une description plus longue dans un interview pour l'émission "A deux pas du futur". Adam de Lichana également dans une autre vidéo plus récente[7], sur la gestion des conflits.

Tout comme dans les autres branches du ki aikido, l'AFKA s'appuie sur des "principes" pour son enseignement.

Les 4 principes de coordination du corps et de l'esprit:
  • Pense à ton point unique
  • Sois léger
  • Sois complètement détendu
  • Étends ta pensée

Lors de la pratique, l'aikidoka (le pratiquant) essaie de penser à un des principes - cela oriente sa pensée, ses mouvements. "Avoir" un des principes revient à les "avoir" tous. Perdre un des principes, à les perdre tous.

Les 5 principes du Ki Aïkido
  • En étendant ta pensée
  • Connais l’esprit de ton partenaire
  • Respecte le Ki de ton partenaire
  • Mets-toi à la place de ton partenaire
  • Pratique avec confiance

On retrouve des principes similaires (en anglais) sur le site de la Ki Federation, et une version propre à la Ki Society dans ses clubs (voir liens externes).

Ces principes se retrouvent dans la pratique avec un partenaire (le pratiquant reste à l'écoute de son partenaire, évite les conflits).

Les cours

Ils se composent de cours de ki (échauffements, tests de coordination, respiration, étirements, etc.) et en cours d'aikido (techniques, randori, katas, etc.) mettant en pratique les mouvements et principes vus dans les cours de ki. Les techniques sont développées debout, à genou, attaqué par une ou plusieurs personnes, à main nue ou avec sabre en bois (boken), couteau en bois (tanto), long baton (jo).

Les armes sont introduites progressivement, ainsi que les attaques à plusieurs. Une partie importante de la pratique: savoir s'adapter à son partenaire.

Les pratiquants ont un rang - ceinture blanche au début, puis jaune, orange, bleue, marron, puis des ceintures noires 1er dan, 2ième dan, 3ième dan, etc. Cela correspond au système des kyuu et dan de nombreux arts martiaux japonais.

A partir de la ceinture noire, un "hakama" noir est porté en sus du kimono blanc et de la ceinture.

On appelle la personne montrant une technique de défense, le "nage" ( prononcé "na-gué", et la personne qui "reçoit" la technique (qui attaque le nage) le "uke" (prononcé "you-ké"). Les professeurs sont appelés "sensei". Pour les non-japonais, sensei se placent devant le nom (comme "docteur", "monsieur", ...).

On retrouve des termes japonais, mais aussi de nombreuses traductions ou adaptations pour la culture occidentale.

Références

Liens externes

Article publié sur Wikimonde Plus