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Baltayan

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Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 121 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).Baltayan est une cordonnerie lyonnaise créée en 1936. En 1958, un de ses cordonniers, Hagop Baltayan, la rachète. Se succèdent ensuite fils et petit-fils, ce qui fait de la cordonnerie une entreprise familiale. Elle s'est diversifiée au fil des années, proposant aujourd'hui des services de cordonnerie, mais également de la maroquinerie[1], des souliers, des baskets et des mocassins pour homme et pour femme.

Histoire

En 1936, place des Célestins, la cordonnerie Baltayan est fondée par Monsieur Chavane.

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Cette année-ci, il engage un cordonnier, Hagop Baltayan, venu d'Eskisehir suite au génocide arménien en Turquie. Ce dernier, n'étant pas cordonnier de métier, apprend toutes les techniques et va aussi s’intéresser, seul, sans maître, à la botterie et ses tours de main[2].

Quelques années plus tard, il créé une gamme de chaussures de cyclisme[3], pensées pour apporter confort à ceux qui les utilisent.

En 1958, Hagop Baltayan rachète l’entreprise. Il transmet sa passion à son fils Jean, qui, contrairement à son père, décide d'étudier pour apprendre le métier de bottier. Pendant plusieurs années, il suit donc des cours à la SEPR (Société d'enseignement professionnel du Rhône). En 1966, son père lui passe la main et Jean reprend l'entreprise.

Cependant, à cette époque, le prêt-à-porter explose, envahit les rues et les chaînes de magasin se développent. Face à cette situation, Jean Baltayan décide de s'améliorer en mélangeant botterie et cordonnerie. Il oriente alors l'entreprise vers le haut de gamme[4].

En 1992, son fils Jean-Christophe prend la suite de l'entreprise familiale, alors que rien ne le prédestinait à devenir cordonnier. En effet, après un MBA en commerce international à San Francisco, un emploi dans le marketing à New York, puis dans l'industrie à Paris, et dans le milieu bancaire d'affaires à Lyon, il se forme durant de longues années auprès de son père et décroche le titre de Meilleur Cordonnier de France en 1999, après son père qui le fut en 1996[5].

Cordonnerie

Réparation

Depuis son origine, la cordonnerie propose ses services pour la réparation de chaussures.

En 2004, la société Baltayan dépose le brevet nommé PREMIUM[6], réalisable uniquement de manière artisanale. Son concept a pour but de souder les semelles, garanties à vie, aux souliers de manière permanente, et non plus d’utiliser la couture originelle[7]. Cela est possible car le cuir, qui est une matière naturelle, s’imprègne de la colle déposée d’une manière particulière. De ce fait, la trépointe du soulier n’est à aucun moment touchée par l’artisan. Ainsi, la couture d’origine ne bouge pas, ce qui ne modifie pas l'aspect de la chaussure, et la semelle se marie avec le soulier réparé[6].

En 2020, en lien avec ce brevet, Jean-Christophe Baltayan a été médaillé "Maitre Artisan" par la Chambre des Métiers[8].

Produits d'entretien

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En 2003, l'entreprise créé sa marque, sous laquelle elle commercialise des produits d’entretien du cuir. Elle propose différentes types de cirages ainsi que des lotions et des laits[9],[10]. Les produits d'entretien sont composés de cires d’abeille et de Carnauba, un palmier du Brésil, dont les propriétés leur ont valu la récompense ARTINOV 2003[11].

Semelle en cuir végétal, signature de la Maison.

Fabrication

En 2006, la marque de souliers Haute Botterie "Baltayan" est lancée. Leurs particularités sont de respecter ces étapes : « première de propreté hypoallergénique, doublure en alcantara, hauteur de talon, remplissage en cuir, la cambrure » et d'être fabriqués avec des cambrions souples et rigides en même temps. Ces caractéristiques ont pour but d'apporter aux souliers le confort le plus total[12]. C'est avec ces chaussures que le concept de haute botterie de l’entreprise émerge[13],[14][source insuffisante].

La cordonnerie Baltayan travaille avec des cuirs végétaux, tannés de manière traditionnelle. Le cuir provient de Bavière, où les bovins donnent un cuir très résistant et presque imperméable grâce aux conditions climatiques auxquels ils sont soumis[15].

Maroquinerie

Depuis 2005, la société vend des produits de petite maroquinerie en cuir. Ils sont fabriqués en Italie à partir de peaux de première qualité[16],[17].

Notes et références

  1. « Maison Baltayan », Gala,‎
  2. Laurence Ponsonnet, « Jean-Christophe Baltayan est tombé dans la "pompe" depuis tout petit », Le Progrès,‎ , p. 17 (lire en ligne)
  3. (en) Viktorya Muradyan, « Baltayan : The Best Shoemaker of France », Regional Post Caucasus, no 3,‎ , p. 22-24 (lire en ligne)
  4. Bérénice Delaye Aubozian, « Baltayan, de la cordonnerie de luxe à la Haute Botterie », France-Arménie, no 418,‎ (lire en ligne)
  5. Laetitia Blin, « Baltayan, un savoir-faire actuel », CHAUSSER, no 128,‎ , p. 147 (lire en ligne)
  6. 6,0 et 6,1 Pascal Boyer, « Une nouvelle marque dans le haut de gamme », Pointure, no 44,‎ automne-hiver 2015/2016 (lire en ligne)
  7. Rêves de pompes, pompes de rêve, FIRST, , 116 p. (ISBN 2-87691-036-5), p. 80 
  8. « Les artisans médaillés 2020 », Le Progrès,‎ , p. 3
  9. Laurent Marchandiau, « La crème de la cordonnerie », Lyon Figaro, no 6,‎ , p. 10
  10. « Maison Baltayan, de l'excellence au prix ARTINOV 2003 », Paris Match, no 2833,‎ , p. 10
  11. « Les crèmes Baltayan récompensées pour leur innovation », HEBDOCUIR,‎
  12. « La Haute Botterie de Baltayan, qualité et créativité haut de gamme », CHAUSSER Magazine, no 244,‎ , p. 23 (lire en ligne)
  13. « Meilleurs cordonniers de France et innovateurs de père en fils », Lyon-Erévan,‎ 2016-2017, p. 3
  14. Bérénice Delaye Aubozian, « La collection Haute botterie homme de Baltayan », France-Arménie,‎
  15. La chaussure pour homme faite main, h.f.ullmann, , 214 p. (ISBN 978-3-8331-2239-2), p. 130 
  16. « Baltayan depuis 1936, Haute Botterie - Garantie à vie », INTERCONTINENTAL Lyon - Hôtel Dieu,‎ 2019-2020, p. 50-51 (lire en ligne)
  17. « Cordonnerie Baltayan, une belle histoire... de famille », Elle, nos 2978, 2979, 2980, 2981,‎

Voir aussi

Bibliographie

  • Helge Sternke, Alles über Herrenschuhe, Berlin, Nicolai, 2006, 560 p.
  • Laszlo Vass et Magda Molnar, La chaussure pour homme faite main, h.f.ullmann, 2006, 214 p.
  • Jean-Marc Thévenet, Rêves de pompes pompes de rêve, FIRST, 1988, 116 p.

Reportage

Lien externe

  • Site officiel
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Article publié sur Wikimonde Plus

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