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Bertrand de Lur Saluces

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Bertrand Charles Marie Joseph, Marquis de Lur Saluces (1888-1968) est un grand propriétaire, à la fois sylviculteur, maître des forges d'Uza, dans les Landes, soldat et chef d'entreprise.
Il est surtout célèbre pour son action en faveur des grands vins de Bordeaux et plus particulièrement de Sauternes. Il a dirigé les Château d'Yquem et de Fargues de 1919 à 1968
Il fut "l'un des monstres sacrés du théâtre viticole du XXe siècle et l'un des premiers champions de la "mise en bouteilles au château[1]", connu dans les milieux bordelais comme "le marquis".

Officier de la légion d'honneur et Croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945
Chevalier du Mérite Agricole
Président de l'Union des Grands Crus Classés de la Gironde (de 1927 à 1968) et du Syndicat Viticole des vins de Sauternes et Barsac
Membre de l'Académie des Vins de Bordeaux et des Vins de France
Membre du Jockey Club et du Yacht Club France

Bertrand, Marquis de Lur Saluces dans les années 1960

Bertrand, Marquis de Lur Saluces est une personnalité marquante de la vie bordelaise du XXe siècle.

Biographie

Origines, formation et famille

Né à Melun (77) le 20 janvier 1888, il est le fils du comte Eugène de Lur Saluces[2] et de Marie Anne Isabelle de Mac Mahon, il appartient à l'une des plus anciennes familles nobles aquitaine[3]. Son père, royaliste et contestataire actif sous la IIIe République, est contraint à l'exil par la Haute Cour en 1900 pour avoir participé au coup d'État, manqué, organisé par Paul Déroulède.

C'est en Belgique que Bertrand de Lur Saluces fit ses études, au collège d'Anthoin. Bachelier ès philosophie en 1904 et ès mathématiques en 1905, il avait une vaste culture obtenue en partie à l'université[4]. Il continua ses études après la 1re guerre mondiale, prépara et obtint une licence ès sciences en 1920 et une licence ès lettres, option langue russe, en 1931. Il connaissait aussi bien la mécanique céleste que le latin et le grec, il parlait couramment l'allemand, l'italien, l'anglais et le russe.

Frère et sœurs

Bertrand avait un frère et six sœurs :

Bertrand et son frère Amédée en 1900

- Henriette de Lur Saluces (1883-1963)
- Thérèse de Lur Saluces (1884-1909)
- Marie de Lur Saluces (1886-1958)
- Amédée de Lur Saluces (1889-1966)
- Marguerite de Lur Saluces (1892-1969)
- Mélanie de Lur Saluces (morte en 1918)
- Isabelle de Lur Saluces (1897-1977)

La gestion du patrimoine familial

En vertu du droit d'ainesse, Bertrand a hérité de l'important patrimoine Lur Saluces à l'âge de 6 ans.
Le chef de famille de l'époque, Louis-Eugène-Amédée (1839-1894), époux de Mélanie de Clermont-Tonnerre, étant sans enfant l'avait désigné pour gérer les domaines familiaux.
Eugène, frère de Louis-Eugène-Amédée, fut déclaré tuteur de son fils Bertrand et démissionna de l'armée, à la mort du marquis Amédée, pour s'occuper de la gestion du patrimoine. Devenu marquis de Lur Saluces en 1928 suite au décès de son oncle Alexandre Henri Marie de Lur Saluces, Bertrand reprend la gestion du patrimoine familial.

Les domaines Lur Saluces comprenaient des châteaux dans le Sauternais mais aussi une grande majorité du territoire de la commune d'Uza dans les Landes où la famille possédait le château, l'église, des hectares de pinèdes et les forges[5].
Tous les éléments étaient réunis à Uza pour obtenir de la fonte : le minerai de fer, le charbon de bois et l'énergie mécanique.
La fonderie d'Uza fut créée par Henri de Lur Saluces et sa sœur, Marie, en 1760.
Au cours du XIXe siècle, l'apparition du chemin de fer développa la sidérurgie de l'Est et provoqua un déclin de l'industrie landaise.
Les forges d'Uza n'étaient plus rentables. Le marquis de Lur Saluces s'inquiéta alors de la situation de ses ouvriers si l'usine venait à fermer.
Il compensa les pertes par des recettes provenant de la vente de bois et mit à la disposition des ouvriers des logements avec un loyer très raisonnable.
Vers 1945, Bertrand de Lur Saluces créa les "Plastiques landais" mais cette entreprise qui produisait des sacs, largement mécanisée, nécessitait peu de main d'œuvre.

Parallèlement à son action dans les Landes, Bertrand de Lur Saluces a dirigé le château d'Yquem[6] et a participé, à partir des années 1920, à la renaissance du château de Fargues[7]. Il avait également hérité du Château Filhot (Sauternes) mais après la crise des années 1930, il le vendit au comte Etienne Durieu de Lacarelle, son beau-frère[8].

Le Château de Fargues


Lomonossof

Le marquis était un grand érudit. Il appréciait l'art sous toutes ses formes, théâtre, musique, sculpture et les voyages.
En 1951 et 1965, il présenta devant l'Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, dont il était membre, des communications sur ses séjours en Grèce.
Il prit part au maintien de la langue d'Oc et sa maîtrise de la langue russe lui permit de traduire l'œuvre de Pouchkine en français. A cela il faut ajouter qu'il était aussi auteur.
Il rédigea de nombreux articles dans des journaux nationaux[9] mais son œuvre majeure, méconnue, reste une biographie sur un personnage russe.

Ses études de la langue russe l'avaient conduit à étudier la littérature russe et parmi les différents auteurs, l'un d'eux avait retenu son attention : Lomonossof, dont il serait difficile de dire s'il était plus littéraire ou scientifique[10].
Pouchkine écrivait : « Il a été à lui seul notre première université ». La grande université de Moscou porte son nom. Il était chimiste, physicien, ingénieur, astronome, auteur de pièces de théâtre, de poèmes, grammairien, mosaïste.

Lomonossof était le fils d'un pêcheur d'Arkangelsk et navigua dès l'âge de 10 ans. Il eut une vie rude. Apprit à boire (parfois avec excès) la vodka. Il conserva sur la femme les opinions traditionnelles des hommes de son pays natal. Vigueur physique, son intelligence, grande puissance de travail, son admiration pour Pierre le Grand, ses écrits élogieux adressés à la grande Elisabeth et à la grande Catherine II lui permirent de faire des études et de devenir le premier scientifique et littérateur de l'Empire. Ainsi le moujik qui à l'époque n'avait accès à aucune école devint le « prodigieux moujik ».

Un homme engagé

Les deux guerres mondiales

Appartenant à une famille de noblesse d'épée, la défense de la patrie a été une priorité pour Bertrand de Lur Saluces qui participa aux deux conflits mondiaux du XXe siècle[11]. En 1909, il s'engage dans la cavalerie. Puis, au cours de la Première Guerre mondiale, il passe dans l'artillerie.

Il participe au combat du Chemin des Dames (1917) où il est blessé et gazé[12]. Il revient avec une bronchite chronique.
Son action lors du conflit lui vaut le grade de lieutenant, une citation à l'ordre de la division en 1917 et en 1918 la croix de guerre avec les palmes et la croix de la légion d'honneur à titre militaire.

En 1939, âgé de 51 ans, capitaine d'artillerie, il est rappelé sous les drapeaux. Il est fait prisonnier avec son régiment et passe deux ans dans les oflags.
Le chef d'escadron Dussenty écrivit une lettre à la Commission des récompenses 1939-1940 :

"Je l'ai dit dans mon premier rapport les concernant (il s'agit du marquis et d'un adjoint), je n'ai jamais vu dans ma carrière deux sujets de cette envergure au point de vue des qualités ou vertus militaires. Je n'ai jamais rencontré un pareil dévouement ou une pareille constance dans le devoir et pourtant j'ai connu et même fréquenté des héros : les Navarre, les Bournazel et autres. Mes deux capitaines de réserve, qui, je le répète, ne sont pas, n'ont pas été mes amis, les dépassent tous. Mais ce sont des simples, des modestes[13]"

Ce point de vue semble confirmé par le dossier personnel conservé dans le Service Historique de la Défense qui évoque un "officier d'élite. Remarquable à tous point de vue[14]".

Mais il pointe également le caractère bien trempé du marquis qui refusait de suivre les cours des écoles de perfectionnement.

Défenseur des grands crus et des vins de Sauternes

Le marquis de Lur Saluces est surtout célèbre pour ses nombreuses activités syndicales et corporatives, pour la défense et la promotion du vin de France[15].

En tant que Président de l'Union des Grands Crus Classés de la Gironde et du Comité National de Propagande des vin, il est au cœur du dispositif de défense des grands crus[16].

Mais c'est au sein du Syndicat Viticole des vins de Sauternes et Barsac que son action est la plus décisive.
Ce syndicat nait en 1908, présidé par le père de Bertrand, le comte Eugène. C'est à cette époque que se pose la question des délimitations régionales et administratives. Mais c'est véritablement sous la présidence de Bertrand de Lur Saluces que l'action du syndicat s'accélère.
Entre les deux guerres, de nombreuses fraudes contribuèrent à donner une mauvaise image du vin de Sauternes[17].

En 1928, Bertrand de Lur Saluces s'attaquait au problème :

« "Il semble, en effet, que le nom de Sauternes n'évoque plus pour nos jeunes générations le nectar duquel nos aïeux disaient avec un respect attendri qu'il était le premier vin du monde et le soleil en bouteilles”. Si cela était vrai, ce serait sans doute à cause de l'abus si copieux qui fut fait du nom de Sauternes par tant de non ayants droit, jusqu'au jour où notre syndicat s'est occupé d'y mettre bon ordre. Or la preuve que le nom de Sauternes a conservé tout de même quelque notoriété à travers le monde, je la trouve précisément dans le soin qu'on prend à se parer de son éclat (…) Jugeant sans doute que cet éclat prétendu terni vaut cependant la peine d'être exploité[18] … »

Jamais viticulteur ne fut aussi intransigeant sur la qualité de son vin que Bertrand de Lur Saluces. Il écartait, à Yquem comme à Fargues, les récoltes qu'il estimait trop médiocres.
En tant que président du syndicat des vins de Sauternes et Barsac, il participe à la création de l'appellation.
En vertu de la loi de 1919, au prix de 26 procès très coûteux, échelonnés sur 15 ans, 17 communes sont éliminées de la zone d'appellation d'origine.
Le marquis multiplient alors les correspondances avec les avocats du syndicat (comme Maître Roquette-Buisson), les articles dans la presse, les conférences sur la particularités du vin de Sauternes[19]. Sur le plan national, ses articles publiés dans les grands journaux français contribuèrent à apporter une aide efficace au sénateur Joseph Capus qui fut à l'origine de l'action en faveur de la défense des vins.
En 1935, le Comité National des Appellation d'Origine (devenu en 1947 l'Institut National des Appellations d'Origine) voit le jour grâce à l'action combinée du sénateur et du marquis, consulté pour la rédaction de décrets.
Bertrand de Lur Saluces met tout en œuvre pour la défense de la viticulture.
Il sensibilise les viticulteurs aux innovations par des conférences, il organise des réceptions et pouvait parfois se montrer virulent comme avec le président d'une agence de voyage en 1930 qui avait accordé une place trop minimes aux vins de Sauternes dans son guide[20].
Il encourage également les différents producteurs à participer à de nombreuses exposition nationales (en 1926, Exposition nationale des vins de France au Palais de Glace des Champs-Elysées) et fait passer des publicités sur les chaînes de radio et de télévision pour vanter les qualités de ce vin.

Aujourd'hui, le site internet du Château d'Yquem rend hommage à l'action de Bertrand de Lur Saluces : "Homme de caractère, il se pose en garant de la philosophie d'Yquem, s'oppose à la chaptalisation pour son vin et défend les domaines familiaux, même aux pires moments de la crise des années 30. Président de l'Union des crus classés de la Gironde durant quarante ans, il participe à la détermination de l'AOC Sauternes. C'est aussi l'un des principaux promoteurs de la "mise en bouteille au château", garantie d'authenticité[21]"

Décès et succession

Bertrand de Lur Saluces décède d'un arrêt cardiaque dans les rues de Bordeaux, le 19 décembre 1968[22].
Célibataire et sans descendant, il choisit peu avant sa mort son neveu Alexandre de Lur Saluces[23] pour lui succéder à la tête des domaines Lur Saluces.

Armoiries

Blason Lur Saluces.jpg


Mi parti, d'azur à trois fleurs de lys d'or qui est de France,
et d'argent au chef d'azur qui est de Saluces,
et sur le tout de gueules à trois croissants d'argent au chef d'or, qui est de Lur

Notes et références

  1. Richard Olney, "Yquem", Paris, Flammarion, 1985, p. 23.
  2. Alexandre de Lur Saluces, Marguerite Figeac-Monthus, "De l'Italie vers la France, de la province vers Paris, de la Guyenne vers le Cantal : Faire revivre les Lur Saluces d'Yquem aux XVIIIe et XIXe siècles", in Archives familiales et noblesse provinciale, La pierre et l'écrit, Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble, 2006, p. 197-206.
    Marguerite Figeac-Monthus, "Les Lur Saluces d'Yquem, de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle, ", Mollat, Fédération Historique du Sud-Ouest, 2000.
    Idem, "Royaliste de naissance, républicain de conviction ou l'impossible modèle de Thomas-Joseph-Henri de Lur Saluces" in La noblesse de la fin du XVIe siècle au début du XXe siècle, un modèle social ?, J. Pontet, M. Figeac, M. Boisson (Textes réunis par), Atlantica, Anglet, 2002, p 237-251.
  3. Christian de Bartillat, "Histoire de la noblesse française 1789-1799, t. 1, Les aristocrates de la Révolution au Second Empire", Paris, Albin Michel, 1988.
    Michel Figeac, " Destins de la Noblesse Bordelaise (1770-1830)", Bordeaux, Fédération Historique du Sud-Ouest, 1996, 2 vol.
    Idem, "Les noblesses en France : Du XVIe au milieu du XIXe siècle", Paris, Armand Colin, 2013.
  4. Actes de l'Académie nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, Réception de M. Pierre Sémirot, "Eloge de M. le marquis de Lur Saluces", Actes de l'Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux", 4e série, Tome XXVI, 1972.
  5. Marguerite Figeac-Monthus, « Uza, les Lur Saluces et la mise en valeur des Landes aux XVIIIe et XIXe siècles », dans château et innovation, Actes de Rencontres d'Archéologie et d'Histoire en Périgord, septembre 1999, textes réunis par Anne-Marie Cocula et Anne-Marie Dom, Ausonius-CAHMC, Bordeaux, 2000, p. 87–102.
  6. Alexandre de Lur Saluces, "La morale d'Yquem", Entretiens avec Jean-Paul Kauffmann, Bordeaux, Mollat, 1999. Richard Olney, "Yquem", Paris, Flammarion, 1985
  7. Léo Drouyn, "La Guyenne militaire", 2 vol, Bordeaux, 1865, Laffitte reprints, Marseille, 1977, p. 329-337.
  8. Epoux de Thérèse de Lur Saluces. La vente eut lieu en avril 1936.
  9. Bertrand de Lur Saluces, "En Montparnasse, lorsque le vin de France est roi", in L'Officiel de la couture, 1935.
    Idem, "Les grands vins de Bordeaux sur le plan mondial" in Bordeaux et le Sud-Ouest, n° 1 et2, 1re année, Bordeaux, 1946.
    Idem, "Préface" in Le vin de France dans l'histoire, coll., Paris, Institut National des Appellations d'Origine des vins et eaux-de-vie, 1953.
  10. Bertrand Marquis de Lur Saluces, "Lomonossof. Le prodigieux moujik", Paris, Emile-Paul Frères, 1933.
  11. Bertrand Goujon, "Du sang bleu dans les tranchées", Paris, Vendémiaire, 2015. Michel Leymarie, coll., "Dictionnaire de la Grande Guerre 1914-1918", Paris, Bouquins, 2008. François Cochet, 'La Grande Guerre. Fin d'un monde, début d'un siècle", Paris, Perrin, 2014.
  12. Nicolas Offenstadt, coll., "Le chemin des dames", Paris, Tempus, 2012.
    Benjamin Janssens de Bisthoven, coll., "La bataille du Chemin des Dames : Le désastre français de la Grande Guerre (Grandes batailles t.39)", 50 minutes, 2015.
    https://www.youtube.com/watch?v=rt9B5xs-yko
  13. Réception de M. Pierre Sémirot, "Eloge de M. le marquis de Lur Saluces", op. cit., p. 5-6.
  14. Dossier personnel du marquis Bertrand de Lur Saluces, Service Historique de la Défense, Vincennes.
  15. Bertrand de Lur Saluces, "Les grands vins de Bordeaux", in Le Bottin Mondain 1955, p. 435-437
    Idem, "Nos grands vins de France" in Notre Terre, 1943.
    http://academie.vins-bordeaux.fr/fr/academie/index.html
  16. « Les rois des grands crus girondins », in L'Illustration, le 18 juin 1927, n°4398, 85e année.
  17. Jérôme Calauzènes, "Le syndicalisme viticole en Sauternais jusque dans les années 1930 : naissance, action, limites" in Vignobles et vins en Aquitaine, Bordeaux, MSHA, 2009. Stéphanie Lachaud, "Le Sauternais moderne. Histoire de la vigne, du vin et des vignerons des années 1650 à la fin du XVIIIe siècle, Bordeaux, Fédération Historique du Sud-Ouest, 2012.
  18. Bertrand de Lur Saluces, « Appellation d'origine « Sauternes », in La Feuille Vinicole, le 11 octobre 1928.
  19. Le marquis est très sollicité par différents journaux et gazettes pour rédiger des articles sur le vin de Sauternes. Le 3 décembre 1924, "La Publication Officielle" lui demande un article illustré et en avril 1924 c'est au tour de "L'Illustration" de contacter le président du syndicat. Fonds du Syndicat Viticole du vin de Sauternes et Barsac, Archives privées.
  20. Fonds du Syndicat Viticole des vins de Sauternes et Barsac, archives privées.
  21. http://yquem.fr/fr-fr/histoire
  22. « Hommage à Bertrand de Lur Saluces » in La vie de Bordeaux, le 28 décembre 1968.
    http://www.ina.fr/video/BOC9407112396
  23. Alexandre de Lur Saluces, "La morale d'Yquem", entretiens avec Jean-Paul Kauffmann, Bordeaux, Grasset-Mollat, 1999. Nicolas de Rabaudy, « Le comte de Lur Saluces s'insurge », in Paris Match, n° 3407, 7 septembre 2014. Périco Légasse, "Alexandre de Lur Saluces, Le Prince de Fargues", in Marianne, octobre 2015.

Sources et bibliographie

  • Actes de l'Académie nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, Réception de M. Pierre Sémirot, "Eloge de M. le marquis de Lur Saluces", Actes de l'Académie Nationale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux", 4e série, Tome XXVI, 1972.
  • Christian de Bartillat, "Histoire de la noblesse française 1789-1799, t. 1, Les aristocrates de la Révolution au Second Empire", Paris, Albin Michel, 1988.
  • Jérôme Calauzènes, "Le syndicalisme viticole en Sauternais jusque dans les années 1930 : naissance, action, limites" in Vignobles et vins en Aquitaine, Bordeaux, MSHA, 2009.
  • François Cochet, "Être soldat. De la Révolution à nos jours", Paris, Armand Colin, 2013.
  • Idem, "La Grande Guerre. Fin d'un monde, début d'un siècle", Paris, Perrin, 2014.
  • Michel Figeac, " Destins de la Noblesse Bordelaise (1770-1830)", Bordeaux, Fédération Historique du Sud-Ouest, 1996, 2 vol.
  • Idem, "Les noblesses en France : Du XVIe au milieu du XIXe siècle", Paris, Armand Colin, 2013.
  • Marguerite Figeac-Monthus, « Uza, les Lur Saluces et la mise en valeur des Landes aux XVIIIe et XIXe siècles », dans château et innovation, Actes de Rencontres d'Archéologie et d'Histoire en Périgord, septembre 1999, textes réunis par Anne-Marie Cocula et Anne-Marie Dom, Ausonius-CAHMC, Bordeaux, 2000, p. 87–102.
  • Idem, "Les Lur Saluces d'Yquem, de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle, ", Mollat, Fédération Historique du Sud-Ouest, 2000.
  • Idem, "Royaliste de naissance, républicain de conviction ou l'impossible modèle de Thomas-Joseph-Henri de Lur Saluces" in La noblesse de la fin du XVIe siècle au début du XXe siècle, un modèle social ?, J. Pontet, M. Figeac, M. Boisson (Textes réunis par), Atlantica, Anglet, 2002, p 237-251.
  • Bertrand Goujon, "Du sang bleu dans les tranchées", Paris, Vendémiaire, 2015.
  • Benjamin Janssens de Bisthoven, coll., "La bataille du Chemin des Dames : Le désastre français de la Grande Guerre (Grandes batailles t.39)", 50 minutes, 2015.
  • Stéphanie Lachaud, "Le Sauternais moderne. Histoire de la vigne, du vin et des vignerons des années 1650 à la fin du XVIIIe siècle, Bordeaux, Fédération Historique du Sud-Ouest, 2012.
  • Alexandre de Lur Saluces, "La morale d'Yquem", entretiens avec Jean-Paul Kauffmann, Bordeaux, Grasset-Mollat, 1999.
  • Bertrand de Lur Saluces, « Appellation d'origine « Sauternes », in La Feuille Vinicole, le 11 octobre 1928.
  • Idem, "Lomonossof. Le prodigieux moujik", Paris, Emile-Paul Frères, 1933.
  • Idem, "En Montparnasse, lorsque le vin de France est roi", in L'Officiel de la couture, 1935.
  • Idem, "Nos grands vins de France" in Notre Terre, 1943.
  • Idem, "Les grands vins de Bordeaux sur le plan mondial" in Bordeaux et le Sud-Ouest, n° 1 et2, 1re année, Bordeaux, 1946.
  • Idem, "Préface" in Le vin de France dans l'histoire, coll., Paris, Institut National des Appellations d'Origine des vins et eaux-de-vie, 1953.
  • Idem, "Les grands vins de Bordeaux", in Le Bottin Mondain 1955, p. 435-437.
  • Périco Légasse, "Alexandre de Lur Saluces, Le Prince de Fargues", in Marianne, octobre 2015.
  • Michel Leymarie, coll., "Dictionnaire de la Grande Guerre 1914-1918", Paris, Bouquins, 2008.
  • Nicolas Offenstadt, coll., "Le chemin des dames", Paris, Tempus, 2012.
  • Richard Olney, "Yquem", Paris, Flammarion, 1985.
  • Nicolas de Rabaudy, « Le comte de Lur Saluces s'insurge », in Paris Match, n° 3407, 7 septembre 2014.

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