Blackwashing

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Le blackwashing désigne le fait de faire incarner par des acteurs noirs des rôles de personnages historiques ou fictifs qui ne sont pas noirs dans la réalité ou l'œuvre d'origine. Le terme est controversé.

Aux États-Unis, le racebending est le principe « d’accorder plus de visibilité à celles et ceux qui n’en ont pas »[1] ou encore colorblind casting qui est « la distribution « daltonienne » de rôles ou qui n’en voit pas les couleurs. »[2]. Selon certains auteurs, il s'agirait ainsi d'accorder plus de visibilité à celles et ceux qui n'en ont pas[1]. Si dans les années 2020, attribuer des rôles de blancs à des noirs est possible, l'inverse est moins bien accepté, car « il est difficile d'imaginer un Black Panther blanc »[3].

Si pour certains auteurs le fait de confier à des acteurs noirs des rôles censés être blancs, invisibiliserait ainsi les acteurs blancs[2], en revanche pour d'autres « le whitewashing (Ndlr : confier à un acteur blanc un rôle non blanc) existe bel et bien mais il n'y a pas de symétrie qui tienne. »[1]

La problématique est que « quand on décrit des personnages, on ne précise jamais qu'ils sont blancs, car « blanc » serait une couleur par défaut. Tandis que lorsqu'il s'agit de personnages dits « de couleur » on décrit s'il s'agit d'un personnage noir, asiatique ». Ce qui laisse sous entendre « que le fait d'être blanc est "normal" »[3]

Selon ce raisonnement, un personnage blanc ou dont l'ethnie n'est pas définie pourra alors être joué par un acteur de n'importe quelle provenance culturelle, par exemple, la Britannique Noma Dumezweni interprète Hermione Granger dans la pièce de théâtre Harry Potter et l'Enfant maudit ; l'Afro-Américaine Quvenzhané Wallis a pris les traits d'Annie dans la relecture du film du même nom[2].

Exemples au cinéma / dans les séries

Disney

Incarnation d'Ariel lors de la parade dans un parc Disney.

Quand Disney a annoncé qu'Ariel, la sirène héroïne de La Petite Sirène, serait campée par Halle Bailey, une comédienne afro-américaine, cette nouvelle a suscité la polémique[4] car le personnage d'Ariel de 1989 a le teint clair et des cheveux rouges[2].

Voir aussi

Article connexe

Notes et références

  1. 1,0 1,1 et 1,2 Thomas Messias, « Le blackwashing n'existe pas », sur Slate.fr, (consulté le )
  2. 2,0 2,1 2,2 et 2,3 « Une petite sirène qui ne fait pas l’unanimité », sur La Presse, (consulté le )
  3. 3,0 et 3,1 Raphael kalengayi, « Les acteurs noirs sont de plus en plus visibles: Blackwashing, ou évolution des mentalités? | Brukmer », (consulté le )
  4. Alix Martineau | 8 juillet 2019 | 149 commentaires, « La Petite Sirène en live-action : Disney répond à la polémique Halle Bailey », sur madmoiZelle.com, (consulté le )

Article publié sur Wikimonde Plus

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