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Cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine

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Cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine
Entrée de la Cinémathèque
Entrée de la Cinémathèque

Création En 2009 par Marc Wilmart
Type Cinémathèque
Siège 6 rue François Chénieux, 87000 Limoges
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Anciennement appelée Cinémathèque du Limousin, la Cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine est une cinémathèque à structure associative (loi 1901) fondée en novembre 2009 par Marc Wilmart, dont le siège se situe à Limoges. Les missions de La Cinémathèque sont consacrées à la collecte, la numérisation, la conservation et la valorisation du patrimoine audiovisuel de la région[1] Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, et au-delà. Elle est reconnue association d'intérêt général.

Historique

Initialement appelée Cinémathèque du Limousin, la Cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine, ainsi renommée depuis novembre 2016[2], a été créée en novembre 2009 par Marc Wilmart, puis s'est officiellement installée au 6 rue François Chénieux à Limoges un an après. En 2013, elle devient membre de l'association européenne INEDITS, œuvrant à promouvoir la conservation et la valorisation du cinéma amateur[3]. En février 2014, la Cinémathèque est reconnue association d'intérêt général. Dans la même année, son site internet[4] est lancé[5]. Désormais bien implantée sur le territoire qui l'a vu naître[6], un partenariat est signé avec les Archives départementales de la Haute-Vienne[7] en décembre 2015.  

Sa collecte d'archives étant de plus en plus conséquente, l'idée d'un poste de consultation multimédia prend forme[8] et abouti en juin 2016. Il rend ainsi accessible à un large public une grande partie des plus de 500 heures d'images numérisées[9] par la Cinémathèque dont elle gère les droits. Ces images couvrent un spectre temporel étendu, allant du début des années 1910 à aujourd'hui, sillonnant principalement les trois départements de la région Limousin de l'époque (Haute-Vienne, Corrèze, Creuse) mais aussi au-delà.

Présentation et missions

La Cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine a pour mission de collecter, numériser, conserver et valoriser le patrimoine audiovisuel régional afin de le rendre accessible au plus grand nombre[10]. Par le biais de sa lettre d'information électronique, intitulé "La Lettre de la Cinémathèque", elle fait le point tous les trimestres sur son actualité et ses projets à venir.

Son équipement technique professionnel lui permet le traiter une diversité de formats d'archives, à savoir :

  • En formats argentique (amateur ou professionnel, muet ou sonore) : 8mm, Super89,5mm, 16mm, Super16, 17,5mm et 28mm
  • En formats vidéo : 1, ½, ¼, BVU, UMatic, UMatic SP, BétaMax, BétaCAm, BétaSP, BétaSX, Digital BétaCam, MiniDV, DVCam, HDV, DVC pro, VHS, SVHS, Vidéo8, Hi8, DVD.
  • En formats son : DAT, Minidisc, CD, K7, Bande magnétique 6,25mm.

Par ailleurs, à la suite de nombreux dépôts reçus, la Cinémathèque conserve également des documents papier (revues, livres, affiches et photographies…) et du matériel cinématographique (caméras, projecteurs, colleuses, visionneuses).

Pour répondre à son premier objectif, la Cinémathèque utilise un scanner MWA, capable de numériser sept formats de films (8mm ; S8 ; 9.5mm ; 16mm ; S16 ; 17.5 mm ; 28mm) jusqu'en 2K de résolution. L'avantage de cette technologie tient à son entrainement par galets en caoutchouc, assurant la non détérioration du film numérisé. Quant à la reconnaissance des différents formats, elle est assurée par un guidage laser relié au logiciel AGISCAN, permettant de retravailler les couleurs et la netteté des films endommagés. Pour les formats plus récents, la Cinémathèque dispose d'une baie de numérisation vidéo.

Une fois numérisés, les films sont stockés dans une librairie LTO contenant 24 slots et 2 lecteurs LTO. Chaque slot contient une cassette LTO de sixième génération (capacité 4,5 To). Actuellement, le LTO est la meilleure façon de conserver les fichiers numériques, en permettant la migration des données d'une génération à l'autre sans perte. L'accumulation des données sur LTO est sans limite, puisqu'un logiciel permet de piloter les entrées/sorties de cassettes. Cette absence de limites autorise donc la duplication, réduisant considérablement les pertes de données et assurant une copie de sauvegarde dans un stockage hors site.

Vient ensuite l'indexation du film dans une base de donnée : le PILL[11].

Le PILL est une application web de gestion des ressources numériques née d'une étude menée par des informaticiens et des animateurs de la Cinémathèque pôle archives du Limousin. Elle suit et accompagne chaque étape du traitement des images, allant du dépôt à la valorisation du film numérisé sur le site internet de la Cinémathèque, en passant par sa gestion administrative et juridique (droits, cessions, conventions). Elle assure le suivi des supports, des déposants, des ayants droit, des sociétés de productions, du matériel récolté, des photos ; finalement tout ce qui regroupe l'activité d'une cinémathèque pôle archives. Elle a été développée dans un esprit professionnel de simplicité et d'accessibilité. Elle est actuellement utilisée par la Cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine et le FAR[12] à La Rochelle.

Le PCM est une extension du PILL destinée aux archives départementales et municipales qui a été développée sous la forme d'un poste de consultation multimédia[13] (PCM). Ce PCM offre aux lecteurs/visiteurs des centres d'archives un accès privilégié aux fonds films numérisés par la Cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine, accompagnée dans sa démarche par ses partenaires de la nouvelle région.

La valorisation des archives numérisées se fait aussi par des projections organisées sur tout le territoire régional, notamment au sein de la Chapelle de la Visitation de Limoges[14].

Partenariats

La cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine bénéficie du soutien d'institutions telles que la Direction régionale des affaires culturelles, la région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, les départements de la Haute-Vienne et de la Creuse et la ville de Limoges.

Elle a également développé de nombreux partenariats : La Cinémathèque de Toulouse, La Fondation Varenne, le musée de la Résistance de Limoges, la bibliothèque francophone multimédia de Limoges, le centre de la mémoire d'Oradour-sur-Glane, le musée départemental d'art contemporain de Rochechouart, les archives départementales de la Haute-Vienne, les archives départementales de la Creuse, les archives départementales de Limoges, les archives départementales de Saint-Junien, etc.

Archives emblématiques

Dans la collection d'archives numérisées et conservées par la Cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine se trouvent des documents méconnus présentant un intérêt historique[15]. Notons parmi ceux-ci :

  • Un dimanche à Oradour, images uniques tournées par Henri Vergniaud en juin 1943, un an avant le massacre de la population et la destruction du village (642 victimes).
  • Marennes pendant la guerre, ville de Marennes (Charente Maritime) sous l'Occupation allemande de juin 1940 à août 1944, filmée en cachette par un anonyme.
  • La Libération de Limoges, défilés des maquisards dans les rues de la ville lors de sa Libération le 22 août 1944 par les FFI sous le commandement de Georges Guingouin, images de Marcel Denichoux et Geo Martin.
  • 25e anniversaire de la Guérétoise, film documentaire datant de 1932 sur l'Union des Coopérateurs du Centre.
  • Limoges 1913 - Rue de la Boucherie, les plus anciennes images animées transmises par le Musée Albert Kahn.
  • Arrivée à Hanoï d'Alexandre Varenne Gouverneur général d'Indochine, film nitrate de 1925 provenant de la Fondation Varenne.

Par ailleurs, et en parallèle à ses activités de numérisation et de valorisation du cinéma amateur, la Cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine a participé à la numérisation d'œuvre de fiction telles que : La Femme-bourreau de Jean-Denis Bonan en 1968 ; La Chèvre aux pieds d'orde Jacques Robert en 1925 ainsi que Minuit, place Pigalle film réalisé par Roger Richebé en 1934 et produit par la Société Parisienne du Film Parlant.

Publication

Ouvrage collectif sous la direction de Marc Wilmart et l'historien Philippe Grandcoing, Limousin sur grand écran, Éditions Culture et Patrimoine en collaboration avec la Cinémathèque du Limousin[16],2013 (ISBN 978-2-911167-82-9) : commentaires sur un choix d'œuvres tournées ou inspirées par la région, retraçant cent ans de cinéma en Creuse, Corrèze et Haute Vienne.[17]  

Liens externes

Articles connexes

Notes et références

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  1. "La production cinématographique et audiovisuelle en région", Les études du CNC juin 2016, document PDF, p. 67
  2. Cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine : un nouveau nom de famille
  3. INEDITS
  4. La Cinémathèque du Limousin
  5. Cinémathèque du Limousin : le compte à rebours est lancé !
  6. La cinémathèque compte peser davantage dans la grande région
  7. Des liens pour la recherche - Archives départementales de la Haute-Vienne
  8. La cinémathèque du Limousin et le département mariés
  9. La nouvelle carte des régions ouvre des horizons à la Cinémathèque du Limousin (http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2014/11/30/la-nouvelle-carte-des-regions-ouvre-des-horizons-a-la-cinematheque-du-limousin_11239708.html)
  10. Finissez d'entrer : patrimoine et mémoire du Limousin
  11. « Une innovation limougeaude permet l'archivage de toutes les images de Nouvelle Aquitaine - France 3 Limousin », France 3 Limousin,‎ (lire en ligne)
  12. FAR » Images, patrimoine et creation
  13. La Cinémathèque ouvre son coffre-fort d'images
  14. L'affaire Lafarge, affaire criminelle du Limousin, sur grand écran - France 3 Limousin
  15. Autres fonds audiovisuels - Ciné-Archives - Cinémathèque du parti communiste français - Mouvement ouvrier et démocratique
  16. Limousin sur grand écran
  17. François Albera, Jean Antoine Gili, Mélisande Leventopoulos et Sébastien Roffat, « Vient de paraître », Mille huit cent quatre-vingt-quinze, no 76,‎ , p. 196–212 (ISSN 0769-0959, lire en ligne)