Consociation

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Le mot consociation fut appliqué à l'origine pour désigner le processus de constitution des Pays-Bas : la libre alliance consentie de chaque province. Aujourd'hui ce terme désigne un mode de gestion des sociétés profondément marquées par des clivages (sociaux, idéologiques, religieux et linguistiques) selon deux principes :

  • reconnaissance d'une autonomie aux différents groupes constitutifs de la société ;
  • coopération permanente des élites des différentes cultures constitutives au niveau national. Ce second principe vient équilibrer le premier en permettant d'éviter les risques de fractionnements exclusifs. Les dirigeants organisent ainsi ensemble la politique nationale.

Pays consociatifs

Les Pays-Bas évidemment mais aussi la Belgique (deux communautés de langues et de religion, avec chacune leurs familles politiques et leurs institutions scolaires ou culturelles où l'individu se retrouve pris en charge par son "monde"), la Suisse (4 langues nationales, deux religions, 4 grandes familles politiques, vingt-six cantons...), le Liban.

Origine

Ce principe a été énoncé la première fois par Arend Lijphart à propos des Pays-Bas dans The Politics of Accommodation. Pluralism and Democracy in the Netherlands (Berkeley, University of California, 1968). Il l'étendit ensuite à d'autres pays, surtout européens. Voir Democracy in Plural Societies: A Comparative Exploration (New Haven, Yale, University Press, 1977).

Alain Dieckhoff en parle aussi dans La Nation dans tous ses États, Les identités nationales en mouvement chez Champs Flammarion, Paris, 2000 chapitre 6. Il renvoie à un article de la Revue internationale de politique comparée, vol.4 n°3 paru en 1997.

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