Elko (langue)

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L'elko est une langue artificielle créée en 2002 par Ziecken Azuris. Il s'agit d'une langue construite qui fonde sa structure sur des éléments mythologiques (mythes, légendes, croyances populaires,...), philosophiques (Feng Shui, bouddhisme, Kabbale...) et symboliques (numérologie, runologie,Tarot de Marseille,...).

Alphabet et phonétique

L'elko utilise traditionnellement l'alphabet runique[1] ou Futhark mais est conventionnellement transcrit au moyen des lettres de l'alphabet latin. Il possède vingt-deux phonèmes : seize consonnes[2] et six voyelles[3].

Minuscule Majuscule Prononciation API Équivalent français Exemples (en français)
a A /a/ a arbre
b B /b/ b ballon
d D /d/ d dire
e E /ɛ/ è père
ei[4] EI /ɛj/ eil réveil
f F /f/ f famille
g G /g/ g gare
h H /h/ h hibou
i I /i/ i idée
j J /j/ y yoga
k K /k/ k koala
l L /l/ l lion
m M /m/ m merci
n N /n/ n nana
o O /ɔ/ o or
p P /p/ p papa
r R /ɾ/ r rouge
s S /s/ s singe
t T /t/ t tête
u U /u/ ou ours
w W /w/ w watt
z Z /z/ z zone

Morphologie

L'elko fonctionne à l'aide d'un millier de clés[5], qui s'additionnent les unes aux autres pour former potentiellement des millions de mots par agglutination, il s'agit donc d'une langue agglutinante. Grâce à son système de clés, les mots se forment intuitivement, les locuteurs choisissent les clés en fonction de leur propre vision du monde et le dictionnaire devient un outil facultatif[6].

Les clés sont des racines comptant toujours trois lettres, deux consonnes[7] et une voyelle centrale appelée également "voyelle de corps". Chaque clé (en majuscules) possède un sens propre (entre parenthèses) et plusieurs sens figurés (en italique), le tout représenté par un concept général.

Voici quelques exemples de clés (présentées sous la convention typographique de l'elko):

  • RAN (ciel) exprime la notion de surface vue du dessous plafond, voûte,...
  • WEL (dieu) exprime la notion de perfection perfection, idéal,...
  • KOW (langage) exprime la notion de communication communication, discussion,...
  • MAK (tache) exprime la notion de forme aux contours irréguliers tache, ecchymose, albugo,...

Remarque :

  • Une clé ne prend son sens véritable qu'une fois combinée à une autre clé ou à un affixe. Elle passe alors du statut de clé à celui de mot. Prenons l'exemple de la clé NOZ (lit), cette clé véhicule la notion de "sommeil" et ne prendra le sens de "lit" qu'une fois associée à WOR (meuble) : nozoro ("lit").

Agglutination

Les mots s'obtiennent donc par agglutination, cela signifie que l'on assemble les clés et leurs concepts les uns aux autres pour obtenir des sens plus précis. Pour cela on place à droite du mot la clé informant sur la catégorie à laquelle il appartient (activité, individu, véhicule, matière,...) : c'est le classificateur.

La clé placée à gauche est en revanche appelée spécificateur et apporte des informations complémentaires permettant de distinguer tous les mots possédant le même catégorisateur.

  • MAK(tache) + TAN(arbre) = maktan ("bouleau")
  • NAL(aiguille) + TAN(arbre) = naltan ("sapin")
  • NAL(aiguille) + LOR(fleur) = nallor ("rose")

Dans l'exemple ci-dessus, les mots "bouleau" et "sapin" possèdent le même catégorisateur TAN ("arbre"), tandis que les mots "sapin" et "rose" possèdent le même spécificateur NAL ("aiguille").

Affixation

Il existe en elko 22 affixes - qui sont en fait, des clés réduites à leur voyelle centrale - qui apportent suivant leur position, des informations différentes :

  • 6 préfixes : pour former le genre et le nombre (féminin, masculin, singulier,...)
  • 8 suffixes : pour distinguer les différents types de morphèmes (adjectifs, adverbes, verbes,...)
  • 4 infixes : pour obtenir des nuances sémantiques (antonymie, synonymie, comparatifs,...)
  • 4 affixes particuliers: servant également à obtenir des nuances sémantiques

Exemple de texte

Babela Keso

1. Nanta Telo niti’za wopa asko to ikeno.
2. Wakia kere, mandao peki to peli lepo Shinear gare.
3. Kize kowi: "Bau mawi ikito to kani ho kakore". Ikito woti gono to linna hi nutna.
4. "Ig Kowa : bau keti tewo to gedo iri ! Hoa muno dasi rano. Keni iri po ne rona geinnana Tele".
5. Eltio kaapi lambai tewo to gedo, Oketa iwido keta ho.
6. "Eltio kowa a ! Ig diba manda to asko, ko keta diwo ! Nunta wudu dasua igi !
7. Bau kaapi to kimi iga asko dane kize teki ! "
8. Eltio kimroni igi nantele to betu kiti tewo.
9. Keni ka tewo Babel weno Eltio askimi to mankimi nantele.

Le texte de Babel

1. La terre entière se servait de la même langue et des mêmes mots.
2. Or en se déplaçant vers l'orient, les hommes découvrirent une plaine dans le pays de Shinéar et y habitèrent.
3. Ils se dirent l'un à l'autre: "Allons! Moulons des briques et cuisons-les au four". Les briques leur servirent de pierre et le bitume leur servit de mortier.
4. "Allons! Dirent-ils, bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel. Faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre".
5. Le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils d'Adam.
6. "Eh, dit le Seigneur, ils ne sont tous qu'un peuple et qu'une langue et c'est là leur 1ère œuvre! Maintenant, rien de ce qu'ils projetteront de faire ne leur sera inaccessible!
7. Allons, descendons et brouillons ici leur langue, qu'ils ne s'entendent plus les uns les autres"!
8. De là, le Seigneur les dispersa sur toute la surface de la terre et ils cessèrent de bâtir la ville.
9. Aussi lui donna-t-on le nom de Babel car c'est là que le Seigneur brouilla la langue de toute la terre, et c'est de là que le Seigneur dispersa les hommes sur toute la surface de la terre.

Mythologie elkanne

L'elko dispose depuis 2004 d'un univers qui lui est propre : le Losda. Etant composé de plusieurs mondes et de plusieurs dimensions, on lui préfère le terme de "multivers". Il s'agit d'un univers fantastique explorant les grands mystères de notre monde (le triangle des Bermudes, les lignes de Nazca, le monstre du Loch Ness, etc). Le Losda est également un projet participatif et collaboratif car il se construit progressivement par le biais de jeux de rôles et d'avatars.

Notes et références

  1. "Lorsque nous parlons de séquence runique, nous ne disons pas alphabet mais futhark". citation provenant de l'ouvrage : Apremont (d') Anne-Laure & Arnaud, B.A.-BA runes, Pardès, 1997, p 24.
  2. Les consonnes j et w sont en fait des glides et n'appartiennent linguistiquement ni à la famille des consonnes, ni à celle des voyelles.
  3. La diphtongue ei est comptée comme une voyelle à part entière et se place après le e dans l'ordre alphabétique.
  4. Il existe une autre graphie de cette diphtongue, le e point en chef.
  5. Le terme "clé" est emprunté à la grammaire chinoise. Bien que le sens de ce mot est quelque peu différent dans les deux grammaires, il n'est pas considéré comme abusif dans la mesure où la fonction première est le référencement des mots dans les dictionnaires.
  6. De nombreux dictionnaires existent mais ne prennent évidemment pas en compte la conception spécifique de chaque locuteur mais dépend de ses rédacteurs.
  7. La première consonne est appelée "consonne de tête" et la seconde "consonne de queue"

Liens externes

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