Exporter vers le Japon

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Chaque région du Japon dispose d'atouts qui lui sont propres : Tokyo et ses services ; Nagoya et les voitures ; Kyoto, capitale mondiale des technologies de pointe ; Fukuoka, un carrefour pour l'Asie [1]. Le marché japon est réputé difficile à aborder, mais il est à noter que 600 entreprises françaises s'y sont implantées (source Chambre de commerce et d'industrie française du Japon) et que le Japon est de façon stable le 9ème client de la France et son 9ème fournisseur. La France se place au 2ème rang des fournisseurs européens derrière l’Allemagne (source Mission économique).

De l'intérêt d'exporter vers le Japon

  • Le Japon est la deuxième puissance économique dans le monde. Son PIB est de 4.600 milliards de dollars soit 11% du PIB mondial
  • Le revenu annuel net moyen des ménages japonais s’élève à 46.000 dollars, contre 40.000 euros en France
  • Le Grand Tokyo regroupe 35 millions d’habitants, 10 villes japonaises ont plus d’un million d’habitants
  • Infrastructures performantes
  • Le Japon est un État de droit qui offre des règles claires pour un environnement d’affaires sûr et stable (respect de la propriété industrielle…).
  • Le Japon est le premier partenaire commercial de la zone asiatique

Exemples de secteurs privilégiés par les entreprises françaises[2]

  • Le luxe : De nombreuses entreprises françaises ont pu se développer dans ce domaine. Elles bénéficient de l’image de la France et surtout de Paris. Les grandes avenues de Tokyo (Ginza, Omotesando…), et les grands magasins (Isetan, Mitsukoshi, Takashimaya…) mettent en valeur l’expertise française dans ce domaine. Les grandes marques ont longtemps gardé la main sur le marché puisqu’en 2005, les douze premières réalisaient à elles seules 48% des ventes du secteur, qui s’élevaient au total à 1 183 milliards de yens (7,9 Mds EUR). Mais les habitudes de consommation commencent à changer et les jeunes japonais(es) se détournent peu à peu des produits de luxe. En janvier 2009, il est difficile de savoir si cette tendance est pérenne ou pas. La taille du marché du luxe demeure considérable : une classe moyenne homogène,une tradition du cadeau encore très présente ou encore une forte culture consumériste, stimulée par l’influence de la publicité.
  • La gastronomie et l'alimentaire : La gastronomie est un autre symbole de la France. Si les restaurants étoilés tiennent le haut de l’affiche, de nombreux importateurs de vins et autres produits alimentaires de toute sorte sont bien implantés. Le Japon est dépendant des acteurs étrangers car le marché de l’alimentation n’est couvert qu’à 40% par la production nationale. L’agriculture japonaise fait face à une crise structurelle grave. Elle est soutenue par d’importantes taxes douanières. C’est donc pour les produits à forte valeur ajoutée que la porte peut s’ouvrir.
  • Le secteur pharmaceutique : Le Japon est le deuxième marché pharmaceutique du monde avec 60,3 Mds USD en 2005 et 11% du marché mondial, derrière les Etats-Unis et devant l’Allemagne. Son taux de croissance, a atteint en 2005 un niveau élevé de 6,8%. Le secteur s'est consolidé à partir de 2000. Le vieillissement de la population japonaise est un facteur incontournable de son évolution. Les personnes âgées sont très suivies médicalement.

L'économie japonaise évolue-t-elle?

Extrait du magazine France Japon Eco, hiver 2005, titre du dossier : Réformes

« Les observateurs de l’économie japonaise, en particulier étrangers, émettent des opinions qui oscillent en permanence entre l’optimisme béat et le pessimisme le plus noir. Il y a 20 ans, les entreprises allaient dominer le monde. Il y a dix ans, on passait le Japon par pertes et profits. Aujourd’hui, la chanson a changé : on fête la croissance retrouvée de son économie, et on salue les restructurations et autres consolidations qui auraient eu lieu. On assure que le capitalisme japonais se modernise et qu’il se normalise. On parle de fusions-acquisitions record. (…) Or l’économie japonaise ne change pas. Elle évolue lentement. »

Articles connexes

Liens externes

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Article publié sur Wikimonde Plus

Notes et références

  1. Interview de Robert Verdier (Dexia) dans la Lettre Mensuelle[lire en ligne]
  2. Site de la mission économique française du Japon[lire en ligne]