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Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec

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Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 121 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value). La Fédération des télévisons communautaires autonomes du Québec est un organisme à but non lucratif (OBNL) regroupant 41 télévisions communautaires autonomes (TCA). Elle a pour but de promouvoir le développement de la télévision communautaire autonome au Québec, de favoriser la concertation entre les membres de l’association et avec les différents partenaires du milieu. Elle s’emploie également à défendre et promouvoir les intérêts de ses membres et à consolider et développer le financement de la télévision communautaire autonome. La première source de financement de la Fédération des TCA du Québec (FTCAQ), est le gouvernement du Québec. Plus particulièrement, c'est le ministère de la Culture et des Communications qui lui apporte l'aide financière dont elle a besoin pour exister. Les TCA elles-mêmes dépendent aussi pour la plupart en bonne partie de l'aide au fonctionnement qui leur est fournie par le programme destiné aux médias communautaires[1].

Sommaire

Création de la Fédération des TCA du Québec

Le premier colloque réunissant les télévisions communautaires autonomes du Québec membres de la FTCAQ a eu lieu en février 1998[2]. Lors de cette rencontre, la volonté des représentantes et représentants des TVC (télévisions communautaires) autonomes présents[3] s'est exprimée comme suit : « remettre sur pied une structure de concertation et de représentation pour agir sur leur développement et avoir prise sur leur avenir[4] ».

Histoire de la création de la FTCAQ

Pour un aperçu du fil des évènements ayant conduit à la fondation de la FTCAQ, on peut se référer à l'article qui lui est consacré dans le wiki de l'action communautaire autonome[style à revoir] (WikiACA[5]). Concernant le contexte d'émergence des TCA, et la crise qui a conduit à la mise sur pied de la Fédération, référez-vous à la section ci-dessous sur l'histoire des TCA elles-mêmes[style à revoir]. Parmi les instigateurs de la FTCAQ, il y avait Louise Nadeau (directrice de la télévision communautaire de la région de l'Amiante, située à Thetford Mines), Benoit Jean (directeur de la télévision communautaire de l'Érable, située à Plessisville), et Isabelle Voyer (directrice de la télévision communautaire des Bois Francs, TVCBF, située à Victoriaville), comme nous le rapporte Isabelle Voyer elle-même lors d'une entrevue qu'elle a accordée à Lydia Jacques, journaliste pour TVCÉ (Télévision communautaire de l'Érable), à l'occasion de l'émission La Tribune (2 février 2021)[3]. On[Qui ?] y apprend également que le siège social de la Fédération des TCA du Québec était situé initialement à Plessisville et non à Victoriaville comme aujourd'hui. Outre le fait qu'un des membres fondateurs y opérait, et que l'autre était tout près, ce choix s'explique par deux motifs:

  1. ils voulaient que ce soit le reflet de la réalité des télévisions communautaires, qui sont majoritairement en région.
  2. ils voulaient un siège social qui soit proche de Québec, car c’est avec le Ministère de la culture et des communications qu’ils négociaient le plus[3].

Appartenance au milieu des médias communautaires et de l'action communautaire autonome

La Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec (FTCAQ) est un des trois regroupements nationaux (pour le Québec) de médias communautaires autonomes. Les deux autres regroupements sont l'Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec (ARCQ) et l'Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ). Le secteur des médias communautaires, fait partie du mouvement plus global de l'action communautaire autonome-, qui s'inscrit dans une perspective d'éducation populaire, inspirée de l'approche développée par Paulo Freire en Amérique du Sud, mais adaptée aux objectifs et à la culture démocratique du Québec.

Caractéristiques de la Fédération des TCA du Québec

Congrès de la FTCAQ

Le congrès de la FTCAQ est un évènement qui a lieu annuellement depuis sa fondation officielle en 1998. À l'exception de l'année 2020, où il a eu lieu à distance en raison de la pandémie de COVID-19, il a toujours été un moment important pour permettre aux TCA membres de la Fédération de discuter des enjeux communs auxquels ils sont confrontés. Comme le dit Amélie Hinse, la directrice actuelle de la FTCAQ lors d'une entrevue réalisée par Jean-Denis Laperrière, journaliste pour TVCGR, à l'occasion du congrès de 2019 (Drummondville), justement, la fondation de la FTCAQ - qui s'explique par le besoin d'éviter la fermeture des TCA - a eu lieu à l'occasion du premier congrès de la FTCAQ en 1998, même s'il était qualifié de «colloque» à l'époque[2]. C'est aussi à l'occasion du congrès annuel que se tient l'assemblée générale annuelle. Il a habituellement lieu à l'automne vers le mois d'octobre.

Réalisations de la Fédération des TCA du Québec

Protection des télévisions communautaires autonomes dans les petits milieux

Pour le dire en un mot, la principale réalisation de la Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec est d'avoir protégé l'intégrité des télévisions communautaires autonomes dans les petits milieux[3].

Participation à l'initiative de journalisme local (IJL)

En 2019, la FTCAQ a participé à l'initiative de journalisme local[6], financée par Patrimoine canadien, et permettant de pallier en partie le manque de couverture journalistique dans les régions mal desservies en information locale. L'accent est mis sur le journalisme civique. Cela inclut les activités liées à la vie municipale et communautaire, ce qui entre dans le mandat des TCA. On trouve les reportages réalisés par des journalistes dont le salaire est payé au moyen de ce financement sur le site Portail des médias communautaires[7]/Community Media Portal[8]. La collaboration de la Canadian Association of Community Television Users and Stations (association canadienne des usagers et stations de télévision communautaire) et plus particulièrement de Catherine Edwards, directrice du «CACTUS[9]», a été une clé de cet accomplissement.

Les télévisions communautaires autonomes du Québec

Histoire des TCA

Le canal communautaire a émergé dans les années 1970 au Québec. Comme le rappelle Anne-Marie Brunelle, dans son mémoire sur le rôle de l'État québécois face à la concentration de la Presse au Québec (Université Laval, 2013), «les télévisions communautaires n’existaient pas encore en 1969[10]». Selon la Société d'Histoire et de Généalogie Maria-Chapedeleine, la première télévision communautaire au Canada fut une TCA québécoise, la Télévisision communautaire de Normandin (secteur Nord-Ouest du Lac-Saint-Jean), fondée en 1970[11]. « La communauté avait la possibilité de proposer des idées de sujets à aborder, des sujets qui sont le reflet de la population locale et environnante sur les plans culturel, social et économique[12]. » Créée grâce à un financement de l'ONF, elle fut en difficulté lorsque celui-ci fut retiré en 1978. On peut voir, grâce au projet de numérisation des archives de la TVC de Normandin, les débats que ces difficultés ont pu susciter à l'occasion de l'Assemblée générale de 1981[13], qui fut enregistrée sur bande vidéo. Puis elle a pu reprendre de l'élan avant de s'éteindre en 1991. Le président de l'assemblée dit bien avant l'élection du CA :

« Ç'a été une télévision communautaire de bénévoles dans le temps. Et je pense que, dans les conditions où l'on vit, ça va devoir fonctionner comme une télévision communautaire de bénévoles encore pour un bon bout de temps. (...) À moins d'un miracle financier, je n'aperçois pas encore facilement le temps où il y aura des permanents qui seront payés par les revenus de la télévision communautaire pour la faire fonctionner[13]. »

Pourtant, comme on le verra, le vent tournera temporairement en faveur des TCA, justement pendant la décennie qui suit, qui sera également l'âge d'or de la télévision publique. Puis elles mordront à nouveau la poussière, dans les années 1990, qui verront l'émergence des nouveaux médias et de la télévision en direct en continu. Ce qui leur fera prendre conscience de la nécessité de s'unir pour mieux faire valoir leurs intérêts. De là, l'initiative de créer un colloque de fondation d'un regroupement qui deviendra la Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec.

L'éducation populaire et la soif de démocratie, un terreau fertile pour l'émergence de télévisions communautaires autonomes

Le lien entre les médias communautaires et l'éducation populaire peut être bien compris par l'intermédiaire de la prise de conscience de l'impact d'une prise de parole citoyenne dans l'espace public, dans un contexte où les moyens de diffusions deviennent de plus en plus accessibles. Ce qui favorise un déplacement du rapport de force entre producteurs d'information et récepteurs. Aujourd'hui, même si les technologies numériques rendent de plus en plus faciles les réalisations médiatiques attrayantes pouvant circuler à l'échelle planétaire, d'autres enjeux se posent en raison de la mainmise des GAFAM sur une la grande majorité des revenus publicitaires qu'il est possible de tirer de la circulation et de la redistribution de cette abondance de nouvelles à travers le globe. Mais à l'époque où sont apparus les premières télévisions communautaires au Québec, le renversement du rapport de force était plus immédiat et évident. Les «petits» venaient jouer dans la cour des «grands». Pour que cela soit possible, alors que la diffusion par antenne ou par câble était trop dispendieuse, il a fallu que l'organisme de régulation de la radiodiffusion et des télécommunications du Canada (le CRTC) joue un rôle, et adopte un règlement forçant les câblodistributeurs à financer un canal communautaire pour pouvoir recevoir les redevances provenant d'un fond pour encourager la création de contenus locaux. C'est ce que nous explique Isabelle Voyer[14], une des fondatrices de la Fédération des télévisions communautaires autonome, au chapitre 5 de l'ouvrage collectif Diversité et indépendance des médias, intitulé « La télévision communautaire : une solidarité à haute résolution» :

En même temps que le câble se ramifiait de région en région, la technologie de la vidéo rendait la production télévisée beaucoup plus conviviale et mettait sa maîtrise à la portée de tous. Cette rencontre de la vidéo et du câble a donc favorisé l’apparition d’un canal communautaire, destiné à la diffusion d’une programmation locale. Saint-Raymond-de-Port-neuf, Mont-Laurier et d’autres villes encore revendiquent le statut de première communauté desservie par un tel canal. Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), sans doute sensible lui aussi à ce courant social, a vivement encouragé l’émergence du canal communautaire qui devait servir aux citoyens des collectivités câblées. Dès 1975, il en a fait une obligation pour les entreprises de câble, qui, jusqu’en 1998, bien installées dans un cadre réglementaire monopolistique, se sont même vu forcer d’exploiter un tel canal en échange du privilège d’engranger, à tous les mois, des revenus d’abonnement[15].

Les années 1980, l'âge d'or des canaux communautaires

Les années 1980 furent l'âge d'or des médias communautaires en général, et des télévisions communautaires en particulier. Bien que la situation n'ait jamais été facile, l'arrivée au pouvoir du Parti Québécois en 1976, et le soutien gouvernemental à l'expression de l'identité nationale du Québec qui s'en suivit (passant par une meilleure représentation de la réalité locale et régionale dans les médias), amène un financement supplémentaire des médias communautaires. Les TCA bénéficient particulièrement de ces subsides gouvernementaux, étant donné qu'elles requièrent plus de moyens pour exister. On a une illustration de la période de prospérité qu'a pu représenter la décennie 1980 en se référant à l'histoire de la Télé du Haut-du-Lac qui s'appelait autrefois Télévision locale Dolbeau-Mistassini (avant d'être renommée Société d'information du Lac-Saint-Jean en 1996). Elle est membre de la FTCAQ depuis sa fondation. Au meilleur de leur progression, les TCA (qu'on appelait alors «canal communautaire») étaient environ 80.

La crise entraînée par le définancement des TCA conduit à la fondation de la FTCAQ

Mais c'était trop beau pour durer. «En 1987, le ministère des Communications du Québec se retire complètement du financement des journaux et des télévisions communautaires autonomes. Ce désengagement durera dix ans[15].» Ce désengagement financier de l'État amène une recherche de nouvelles avenues pour aller chercher des revenus. Des TCA offrent alors des services contre rémunération comme la production de vidéos corporatives, la location d'équipements, et la publication d'annonces sur des babillards (comme les voeux de Noël), ainsi que la vente de produits comme des vidéocassettes vierges ou contenant l'enregistrement de leurs émissions les plus prisées[15].

Puis la loi a changé et les câblo-distributeurs (qu'on appelle aujourd'hui EDR : entreprises de distribution et de radiodiffusion) n'ont plus eu l'obligation de financer au même niveau leur TVC (qu'il s'agisse de leur canal comme MaTV pour Vidéotron ou NousTV pour Cogeco) ou les TCA (télévisions communautaires autonomes, ayant leur propre conseil d'administration), ce qui a entraîné la fermeture de nombreuses TCA.

C'est face à cette situation que les TCA restantes se sont mobilisées pour fonder la Fédération des TCA du Québec, afin de mieux faire valoir leurs intérêts auprès des élus[alpha 1].

Des raisons d'espérer: un décret gouvernemental, la solidarité entre médias communautaires et le renouveau de l'information locale

Pour compenser les pertes de revenus subies par les TCA en raison du définancement par la gouvernement du Québec, depuis 1987, celui-ci a émis un décret en 1995, forçant les députés à investir 4% de leur budget de publicité dans des médias communautaires. Mais, encore aujourd'hui, cette obligation n'est pas respectée par l'ensemble des élus.

Les radiodiffuseurs communautaires se sont aussi regroupés au sein de l'ARCQ (Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec), bien qu'elles aient la possibilité d'aller chercher des revenus supplémentaires par la diffusion de publicités commerciales et pas uniquement de la publicité «de prestige» comme c'est le cas pour les TCA. Elles ont, en partie pour cette raison, subi moins de fermetures. Mais face aux géants du web elles sont aussi fragilisées. «Même si la situation des télévisions communautaires n’est pas la même que celle des radios communautaires, les associations ont développé des solidarités qui mènent les radios à déplorer la fermeture de plusieurs télévisions communautaires[10].» Aujourd'hui on ne compte plus que 43 télévisions communautaires autonomes au Québec dont 41 sont membres de la Fédération des TCA du Québec.

L'ère de la concertation : la crise des médias induite par le numérique provoque une réflexion sur l'avenir et une mobilisation

Le plan culturel numérique du Québec contribue à la modernisation des TCA

Avec le Plan culturel numérique du Québec (PCNQ[16]), démarré en 2014 (pour une période de huit ans), des fonds ont été alloués aux différentes régions par l'intermédiaire des Conseils régionaux de la culture pour favoriser le virage numérique des artistes et organismes culturels actifs sur leur territoire, ainsi qu'aux regroupements sectoriels pour aider à l'implantation de mesures de rattrapage, de formation, d'accompagnement et d'aide à la transition vers des pratiques mieux adaptées au contexte de la société de l'information, marquée par l'interconnexion et l'influence massive des réseaux sociaux et la nécessité d'améliorer la découvrabilité des contenus en ligne en tenant compte des principes de fonctionnement des moteurs de recherche et des algorithmes de classement des gros joueurs de l'économie numérique, couramment appelés «GAFAM» (en référence à Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft). En vertu de ce plan coordonné par le MCC, la SODEC et le CALQ, et en tant que regroupement sectoriel de médias communautaires, la FTCAQ a reçu des fonds pour distribuer des ressources à ses membres en fonction de leurs besoins pour assurer la mise à jour de leur équipement (achat de caméras numériques HD), la refonte de leur site web, la numérisation de leurs archives (vidéocassettes VHS risquant de dépérir avec le temps), ce qui a permis une mise en ligne de nombreux contenus de qualité par le biais de chaînes YouTube ou Vimeo, dans une première phase du plan (2014-2018).

Pour la deuxième phase du plan (2018-2022), l'accent a été mis sur l'accompagnement des milieux culturels pour assurer un meilleure rayonnement de leurs réalisations. Et pour ce faire, le Réseau des ADN (RADN[17]) a été mis sur pieds, en vertu de la mesure 120 du PCNQ[18], alors que la mesure 111[19] a permis la mise sur pieds de conseils sectoriels sur la découvrabilité composés d'experts sur les aspects techniques de cet enjeu pour les secteurs en question (musique, livre, audiovisuel, arts vivants). Au fil de ses deux premières années d'existence, le RADN s'est constitué en communauté de pratique, misant sur la concertation, la formation, la veille et les projets structurants (mandat dit «CFVP») pour favoriser le transfert de connaissances entre secteurs d'activités et régions afin d'optimiser les efforts investis dans l'adoption des bonnes pratiques et d'accélérer le virage numérique en culture au Québec.

L'enjeu du recrutement de la relève et de la nécessité de rejoindre de plus larges publics

Mais les médias communautaires - encore plus que les médias commerciaux et nationaux - demeurent fragiles et doivent se réinventer et innover pour aller chercher de nouveaux publics, et afin de motiver des techniciens, journalistes et créateurs fraîchement formés à venir travailleur dans leurs équipes, formant ainsi une relève capable de répondre aux attentes d'un auditoire plus jeune tout en continuant de satisfaire les audiences traditionnelles et de transition.

Retour sur les autres sources de financement et réflexion sur leurs limites

Cependant le défi est de taille, car - dans bien des cas - elles n'ont pas les revenus nécessaires pour payer le salaire de plusieurs employés à temps plein et encore moins pour concurrencer les médias établis. Certaines y arrivent grâce aux revenus engrangés au moyen des bingos médias, le bingo étant une forme de loterie qui permet aux spectateurs de participer à distance et d'empocher des gains en fonction des combinaisons de lettres et de numéros qui sortent d'un boulier physique ou électronique. Cette pratique s'inspire des radio-bingos apparus il y a longtemps, et les télé-bingos des TCA ont déjà atteint un certain niveau de maturité. En même temps, la formule s'essouffle avec le vieillissement de la population, même si l'engouement d'autrefois[20] semble parfois sur le point de renaître, à la faveur justement de ces nouveaux modes de diffusion. D'ailleurs la formule ne peut être appliquée dans toutes les situations. En effet, le problème vient du fait que, pour tenir un télé-bingo, il faut pouvoir diffuser en direct sur le câble, ce qui n'est pas possible pour les TCA qui ne contrôlent pas leur tête de ligne. De plus les bingos médias ne rapportent pas autant dans les régions moins densément peuplés, ce qui crée donc des iniquités entre TCA. Le «modèle d'affaire» (ou plutôt la recette) n'est donc pas soutenable à long terme et ne peut être généralisé. Face au contexte difficile, les TCA et les autres médias communautaires du Québec, comme les médias partout dans le monde, doivent se mobiliser pour penser ensemble à des solutions. Et la FTCAQ les aide à effectuer ce travail de concertation, notamment à travers son congrès annuel, où des ateliers sont organisés, et au moyen des outils de communication présentés dans la section «Caractéristiques des la FTCAQ».

La fonction de représentation de la FTCAQ demeure pertinente

La FTCAQ participe aux commissions parlementaires et consultations gouvernementales, tant au niveau provincial que fédéral (aux côtés de son pendant anglophone, le CACTUS), pour faire valoir la perspective et exprimer les priorités des TCA dans les contextes de crise et de réformes du cadre législatif et réglementaire, comme ce fut le cas lors du mandat d'initiative de la Commission de la culture et de l'éducation[21] sur l'avenir des médias d'information[22] en 2019, auprès des autres associations de médias communautaires, l'ARCQ et l'AMECQ[23]. Dans ce contexte de transformation de l'ensemble du contexte social, économique et culturel, les médias locaux peuvent jouer un rôle que leurs associations s'efforcent de rappeler aux élus des différents paliers de gouvernement, accompagnées pour l'instant par leurs ADN (agents de développement culturel numérique) dont le mandat s'achève en principe le 22 mars 2022. Lors des travaux du groupe d'experts ayant conduit au rapport Yale[24], qui a servi de base au gouvernement libéral pour déposer le projet de loi C-10 visant la transformation de la loi sur la radiodiffusion, la directrice de la FTCAQ, Amélie Hinse, également conseillère municipale à Warwick, a été active pour faire valoir le point de vue des TCA, en collaboration avec Catherine Edwards, directrice du CACTUS. Toutes les deux ont d'ailleurs obtenu du financement pour leurs membres dans le cadre de l'Initiative de journalisme local[25] (IJL) financée par Patrimoine canadien. Référez-vous à la section Réalisations de la FTCAQ pour en savoir plus.

En parallèle à ces efforts de représentation qu'effectuent leurs associations, les radios communautaires, les médias écrits communautaires et les télévisions communautaires autonomes continuent de fournir une information locale de première main, de refléter la vie communautaire et culturelle et de permettre aux citoyens de s'impliquer dans le développement de leur identité collective en favorisant la circulation de l'information touchant les enjeux qui les concerne ce qui permet d'ouvrir le dialogue et d'en débattre. Les TCA en particulier ont le potentiel et jouent effectivement le rôle de favoriser la santé démocratique des MRC dans lesquelles elles sont ancrées en permettant la création d'une programmation d'accès et de proximité, soit la réalisation d'émissions inspirées des idées de citoyens et rendues possibles par le travail de bénévoles.

Mandat des TCA

Selon la présentation qu'en donne la page « Qu'est-ce qu'une télévision communautaire autonome ? » de la Fédération des TCA du Québec, « dans la plupart des cas, les TCA se décrivent comme un outil d’information, d’animation socio-économique et de conscientisation de la population qu’elles desservent. Elles adhèrent aux valeurs de l'action communautaire et de l'économie sociale et accueillent également de nombreux bénévoles qu’elles forment, sensibilisent à la vie démocratique et intègrent à la vie associative[26]. »

TCA membres de la Fédération

Liste des TCA membres de la Fédération

Voici la liste des TCA membres de la FTCAQ par région.

Abitibi-Témiscamingue
  • Télévision communautaire Témiscaming-Kipawa (TVCTK)
  • CK-Munotair
  • TVC d'Amos région (TVC7/ Mediat[27])
  • TV Témis[28],[alpha 2].
Bas St-Laurent
Capitale-Nationale (Québec, Charelvoix)
  • CJSR - la tca Portneuvoise (CJSR)[33]
  • Télévision d'ici - Côte-de-Beaupré/île d'Orléans (Télé d'ici)
  • Télévision Charlevoix-Ouest (TVCO)[34]
  • Télévision communautaire vents et marées (TVC-VM/GoXplore)[35]
Centre-du-Québec
  • Télévision communautaire des Bois-francs (TVCBF)[36]
  • Télévision communautaire de l'Érable (TVCÉ)
  • Télé-Cœur[alpha 3] («cœur-du-Québec[alpha 4],[37]»)
Chaudière-Appalaches
  • Télévision communautaire régionale des Appalaches (TVCRA)[38]
  • Télévision communautaire Beauceville (TCB)
  • Télévision communautaire de St-Victor (TCSV)
Côte-Nord
  • Télévision régionale de la Haute Côte-Nord (TVR7)[39]
  • Télévision communautaire du Littoral
  • Télévision régionale de la Péninsule (TVRP)[40]
Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine
  • TéléVag
  • Télévision communautaire de Grande-Rivière (TVCGR)[41]
  • Télévision communautaire de l'Estran (Télé-Sourire/TVCE)[42]
  • Télévision communautaire de Saint-Maxime-du-Mont-Louis (Télé-Soleil)[43]
Lanaudière
  • Corporation de télédiffusion de brandon (CTB-TV)[44]
  • Corporation de télédiffusion régionale de Berthierville (CTRBtv)[45]
  • Télévision régionale des Moulins (TVRM)[46]
Laurentides
  • Télécommunautaire Laurentides & Lanaudière (TVCL)[47]
  • Télévision communautaire d'Argenteuil (TVCA)[48]
  • Télévision des Basses-Laurentides (TVBL)[49]
Laval
  • Télévision régionale de Laval (TVRL)[50]
Montérégie
  • Télévision Rive-Sud (TVRS)[51]
  • Télévision du Sud-Ouest (TVSO)[52]
  • Télévision de la Vallée-du-Richelieu (TVR9)[53]
  • Télévision communautaire de Waterloo (TVCW)[54]
  • Télévision du Haut-Richelieu (TVHR)[55]
Montréal
  • Télévision communautaire Frontenac (TCFtv)[56]
Outaouais
  • Télévision communautaire de Basse-Lièvre (TVCBL)[57]
Saguenay-Lac-St-Jean

TCA ayant été membres de la FTCAQ dans le passé

TCA qui existent encore

Télé-Gaspé

TCA ex-membres de la FTCAQ qui n'existent plus

TCA qui ne sont pas membres de la FTCAQ

TCA qui existent encore et qui n'ont jamais été membres de la FTCAQ

TCA qui sont disparues avant d'être membres de la FTCAQ

Télévision communautaire de Normandin

Télévisions communautaires dont le statut est différent ou dont le sort est incertain

Télévision communautaire de St-Félicien

Données ouvertes sur les TCA

Les coordonnées des médias communautaires dont les TCA incluant celles qui ne sont pas membres de la FTCAQ sont disponibles sur le portail des données ouvertes du gouvernement du Québec, Données Québec, dans la section concernant les activités dépendant du ministère de la Culture et des Communications (ou sous la catégorie «Société et culture»). Le jeu de données s'intitule : « Médias communautaires reconnus ou soutenus au fonctionnement[59] ».

Notes et références

Notes

  1. Voir la section sur le mandat de la FTCAQ et la section d'introduction sur la création de la Fédération des TCA du Québec
  2. TV Témis s'appelait auparavant TVC Notre-Dame-du-Nord (TVC NDN)
  3. Télé-Coeur est une nouvelle TCA membre de la FTCAQ depuis 2020 et qui diffuse sur le câble depuis juillet 2021. Ils n'ont pas encore de site web. Leur page Facebook leur tient lieu de site web.
  4. Le territoire de desserte de Télé-Coeur correspond à une partie de ce qu'on appelle affectueusement «le coeur-du-Québec» (territoire qui est situé dans la région du Centre-du-Québec), soit les communautés de la MRC de Bécancour, de la MRC de Nicolet-Yamaska, d’Odanak et de Wôlinak.

Références

  1. Gouvernement du Québec, « Aide au fonctionnement des médias communautaires », sur Répertoire des programmes et services, (consulté le )
  2. 2,0 et 2,1 « Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec », sur Télévision communautaire de Grande-Rivière (consulté le )
  3. 3,0, 3,1, 3,2 et 3,3 « La Tribune: Isabelle Voyer », sur TVCÉ, (consulté le )
  4. Mary Claude Savoie, « La Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec est en marche », Bulletin du Mouvement d'éducation populaire et d'action communautaire du Québec,‎ , p. 7 (lire en ligne)
  5. « La Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec — WIKIACA », sur wikiaca.org (consulté le )
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  7. https://www.portailmedias.ca/fr
  8. https://www.portailmedias.ca/en
  9. https://www.cactusmedia.ca/
  10. 10,0 et 10,1 2013. Brunelle, Anne-Marie. Le rôle de l’État québécois face à la concentration de la presse : analyse des positions présentées lors des commissions parlementaires de 1969 et 2001. Québec : Université Laval. Mémoire de maîtrise. p. 90.https://corpus.ulaval.ca/jspui/bitstream/20.500.11794/23965/1/29617.pdf
  11. Serge Tremblay, « Les archives de la Télévision communautaire de Normandin mises en valeur », Le Nouvelles Hebdo,‎ (Les archives de la Télévision communautaire de Normandin mises en valeur)
  12. « La première télévision communautaire au Canada - Projet de numérisation », sur Société d'Histoire et de Généalogie Maria-Chapdeleine, (consulté le )
  13. 13,0 et 13,1 Assemblée générale de la T.V.C. de Normandin 1981 no 2, TVC Normandin, 1981. Archive vidéo de la Société d'histoire et de généalogie Maria-Chapdeleine, 2019, YouTube https://www.youtube.com/watch?v=Lq7umKHphf0
  14. Claude Thibodeau, « Les gens, l'ADN d'Isabelle Voyer », La Nouvelle Union,‎ (lire en ligne)
  15. 15,0, 15,1 et 15,2 VOYER, Isabelle. 5. La télévision communautaire : une solidarité à haute résolution In : Diversité et indépendance des médias [en ligne]. Montréal : Presses de l’Université de Montréal, 2006 (généré le 09 septembre 2021). Disponible sur Internet : http://books.openedition.org/pum/10285. (ISBN 9791036502361). DOI : https://doi.org/10.4000/books.pum.10285.
  16. http://culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca/
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  20. Zone Art de vivre- ICI.Radio-Canada.ca, « Quand le Québec perd la boule pour le bingo », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
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  44. https://ctbtv.ca/
  45. https://ctrb.ca/
  46. https://tvrm.ca/
  47. https://tvcl.ca/
  48. https://www.tvcargenteuil.com/
  49. https://tvbl.ca/
  50. https://tvrl.ca/
  51. https://www.tvrs.ca/
  52. http://www.tvso.ca/
  53. https://tvr9.org/
  54. https://www.tvcw.tv/
  55. https://www.tvhr9.com/emissions/
  56. https://tcftv.ca/
  57. https://tvc.qc.ca/
  58. https://www.teleduhautdulac.com/
  59. Gouvernement du Québec, « Médias communautaires reconnus ou soutenus au fonctionnement (Jeu de données ouvertes) » (https://www.donneesquebec.ca/recherche/dataset/medias-communautaires-reconnus-ou-soutenus-au-fonctionnement), sur Données Québec,

Liens externes

  • Présentation de la Fédération des TCA du Québec sur le site de la Télévision régionale de la Péninsule (http://tvrp.ca/fede/informations/)
  • Présentation de la Fédération des TCA du Québec (http://wikiaca.org/wiki/La_F%C3%A9d%C3%A9ration_des_t%C3%A9l%C3%A9visions_communautaires_autonomes_du_Qu%C3%A9bec) sur le wikiACA (wiki de l'action communautaire autonome) du Québec.
  • Présentation du secteur des médias communautaires (http://wikiaca.org/wiki/M%C3%A9dias_communautaires_(Secteur)) sur le wikiACA.
  • Présentation de l'action communautaire autonome (http://wikiaca.org/wiki/Action_communautaire_autonome) au Québec sur le WikiACA qui lui est consacré.

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