Familles de Lattre

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Famille de Lattre
Image illustrative de l’article Familles de Lattre
Armes

Blasonnement D'argent au chevron de gueule, au chef d'azur chargé de deux croissants d'or.
Devise « Pensez y fault de Lattre »
Branches de Lattre
d'Ayettre
de Neuville
de Lattre de Feignies
de Cappelbrugghe.
Pays ou province d’origine Drapeau de Flandre Comté de Flandre
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau de la Belgique Royaume de Belgique
Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Drapeau français République française
Charges Conseiller du duc de Bourgogne
Écuyer-tranchant du duc de Bourgogne
Dame d'honneur de Marie de Bourgogne
Dame d'honneur d'Éléonore d'Autriche
Conseiller & maître-d'hôtel de la Reine de France
Conseiller & maître-d'hôtel de Charles Quint
Députés
Maires
Fonctions ecclésiastiques Évêque
Abbés
Récompenses civiles Ordre national de la Légion d'honneur
Ordre de Saint-Louis
Ordre de Malte

Il y a eu plusieurs familles de Lattre originaires du comté de Flandre.

Histoire

Dès le XIVe siècle, les de Lattre apparaissent nombreux. On les trouve dans le Tournaisis, dans la partie sud du Comté de Flandre dont la capitale historique était Gand, dans les châtellenies de Lille et de Douai, dans le Comté d'Artois, où ils semblent s'être installés surtout dans la vallée de la Lys, les régions de Saint-Omer et de Thérouanne; on les rencontre aussi dans quelques régions le long de la Somme.

Beaucoup occupent déjà des situations de premier ordre : Pierre de lattre, chevalier, reçoit en 1348 du roi Philippe VI une indemnité pour un cheval tué dans les guerres au service du Roi de France; Jehan de Lattre est bailli de Lille en 1338; Enguerrand de Lattre est bailli de Lille en 1337, de Marchiennes en 1346 et prévôt du Roi dans le ressort de la Châtellenie de Lille; Gilles de Lattre, en 1308, est député de Saint-Omer aux États-Généraux du royaume tenus à Tours; Réginald de Lattre est procureur à la Cour des Comptes en 1355, etc.

Branche de Lattre, seigneur des Tombes

  1. Ce rameau a pour origine, au début du XVe siècle, Bocquet de Lattre, fils aîné de Jehan de Lattre. Il est né vers 1390, bourgeois de Lille le 15 mai 1421. En 1417, il est écuyer panetier du duc de Bourgogne, comte de Flandre, Jean sans Peur[1]. En 1419, il figure sur le rôle des écuyers d'écurie du duc, c'est-à-dire des gentilshommes chargés d'accompagner le duc dans tous ses déplacements. Cette Année-là, le duc lui fait don "d'un harnais de guerre à la façon de Paris, pour estre plus honorablement en la compagnie de nostre dit neveu le comte de Saint-Pol, au dit lieu de Paris, auquel lieu nous l'avons ordonné de demeurer". Bocquet de Lattre partait avec Hugues de Lannoy, chambellan du duc et gouverneur de Lille[1]. En 1421, il épouse Michelle Bataille, dite de Lotheville[2]. Il est alors déjà bien installé dans la vie, puisqu'en 1419, deux ans avant son mariage, ce jeune homme se fait le banquier du duc de Bourgogne, avec Lotard Frémault, et ensemble ils lui ont prêté 500 000 heaumes d'or (écu) du prix de 40 gros[3]. En 1458, devenu maître d'hôtel du Comte de Charolais (Charles le Téméraire), il fait acte de tenir du duc de Bourgogne en fief héréditaire la garde ou Conciergerie de la Salle de Lille[4]. Il mourut le 5 avril 1462, reposa dans l'église des Frères Mineurs à Lille, avant que sa sépulture ne fut détruite par la Révolution. Il laissa de son mariage quatre enfants :
    1. Antoine de Lattre (fils du précédent), seigneur des Tombes après la mort de sa mère. Écuyer tranchant du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, dès 1467, il jouit de la confiance du prince, car en 1475 le duc lui écrit à Courtrai, ainsi qu'à son frère Charles, pour leur recommander de bien veiller sur la personne de messire Adolf de Clèves, son beau-frère et grand homme de guerre[5]. Il mourut en 1508, sans enfants, puisque cette année-là le fief des Tombes qui lui appartenait en 1496 est relevé par son frère Charles.
    2. Marguerite de Lattre (soeur du précédent), demeurant à l'Hôtel du Duc de Bourgogne à Gand, qui épousa Simon du Chastellet[6], dont elle eût deux filles : Isabelle et Yolande du Chastellet. Elle fut dame d'honneur de l'archiduchesse Marie de Bourgogne épouse de Maximilien d'Autriche, et de l'Archiduc Philippe comte de Flandre en 1494, le père du futur Charles-Quint.
    3. Piéronne de Lattre (soeur du précédent), épouse de Jean de Salins.
  2. Charles de Lattre (frère des précédents), racheta le droit de bourgeoisie à 1484. Seigneur des Tombes en 1508 par succession de son frère Antoine, il fut conseiller des conseils d'État et privé, depuis l'an 1494, sous l'archiduc Philippe et Charles son fils, et maître d'hôtel de Charles, archiduc d'Autriche, depuis Empereur Charles-Quint. Il fut armé chevalier par ce prince aux obsèques de Philippe le Beau, célébrées dans l'église de Saint-Rombaut à Malines le 10 avril 1507. Il épousa Marie de Croix du Mez, fille de Jean, seigneur de Flers et de Croix (près de Lille) et de Madeleine d'Ongnies[6]. Charles était titulaire, comme son père, du fief de Portier héréditaire de la Salle de Lille; il remplit en outre la charge de mayeur de la ville de Lille en 1489. Il mourut le 3 mai 1510 et fut enterré dans le choeur de l'église paroissiale Saint-Pierre à Malines. De ce mariage naquirent sept enfants :
    1. Antoine de Lattre (fils du précédent), écuyer et seigneur de Carnoye, fut le plus brillant des enfants de Charles de Lattre, car il fut à la fois à la cour de Bourgogne et de celle de France, étant conseiller et maître d'hôtel de la Reine de France Éléonore, femme du roi François Ier et sœur de Charles-Quint; il fut aussi échanson et bailli de Lille pour le comte de ce denier. Il mourut en 1534, fut enseveli aux Frères Mineurs à Lille avec son frère Claude[7].
    2. Claude de Lattre (frère du précédent), écuyer et seigneur de Muzembois[6], il fut comme son père portier héréditaire de la salle de Lille[8]. Il mourut en 1522.
    3. Charles de Lattre (frères des précédents), écuyer et seigneur des Tombes.Héritier de ses frères, il est à la tête d'une grosse situation matérielle; il avait d'ailleurs comme receveur des gens d'importance, Guillaume Petitpas, receveur de la famille depuis 1517, auquel succéda son fils Charles Petitpas. Charles de Lattre acheta, entre autres, en 1546 le fief et la pairie du Vert Bois à Marcq en Baroeul, tenu de la Salle de Lille. L'alliance qu'il contracta est inconnu, mais il laissa de cette alliance une fille, Marie de Lattre, qui devint prieure du Cloître de Béthanie-lez-Malines. Il laissa aussi une fille naturelle, Charles de Lattre, fille d'Antoinette de Merle, légitimée par lettres royales de 1549 et qui fut mariée à Jean de Noyelles. Il mourut le 17 septembre 1557, laissant tous ses biens à ses deux sœurs.
    4. Baudouine (soeurs des précédents), épousa Jean de Martigny, chevalier, seigneur de Hérinsart. Elle est indiquée propriétaire du fief des Tombes en 1561. Elle eut un fils, Philibert de Martigny, qui laissa trois enfants : Jeanne de Martigny qui épousa le baron de Latimer et mourut sans enfants; Pierre et Thierry de Martigny.
    5. Jeanne (soeurs des précédents), épousa Bon d'Esne, seigneur de Beauvoir et d'Abancourt, mort avant 1527. Elle fut dame d'honneur d'Éléonore d'Autriche, alors Reine de Portugal, gardienne de ses bagues et des joyaux appartenant à la couronne; à ce titre, elle accompagna la Reine en Espagne[9]. Éléonore d'Autriche ayant épousé en seconde noces, en 1530, le Roi François Ier, Jeanne de Lattre suivit la reine à la cour de France. Elle y épousa, en 1538, René d'Arpajon, seigneur dudit lieu, enfant d'honneur du Roi François Ier en 1515, maître d'hôtel de la Reine Éléonore, mort en 1542. Elle se remaria en 3ème noces avec Jean de Sercus, chevalier.
  1. Bocquet de Lattre avait un frère, Olivier, bourgeois de Lille et qui mourut peu avant 1445. Son fils Jehan racheta la bourgeoisie cette même année. Un rejeton de cette branche, Jehan de Lattre, seigneur de le Vichte, vivait à Lille en 1543 et 1553, année de sa mort. Jehan était marié à Marie de Warenghien, décédée le 27 mars 1543. Leur fille unique, Catherine de Lattre, épousa Jean de Bonnières[10]. De son vivant, Jehan était assez riche pour prêter de l'argent à l'Empereur Charles-Quint; le 8 janvier 1553, il figure dans des "Lettres patentes de Charles-Quint portant consitution de rentes pour un capital de 31 720 livres de 40 gros avancé par diverses personnes pour subvenir à la guerre contre la France"[11]. Il était aussi propriétaire dans la région de Hem.

Branche de Lattre de Douai

  1. Le second rameau a pour origine Hugues de Lattre, demeurant à Lille, épousa en 1469 Catherine de Vlieghe, fille de Ghislain de Vlieghe, trésorier du duc de Bourgogne. De ce mariage, il eut plusieurs enfants dont :
  2. Jehan de Lattre, écuyer et seigneur de Houplines, fils de Hugues de Lattre et de Catherine de Vlieghe, né à Lannoy vers 1480[12]. Sa carrière fut très brillante. En 1506, il figure comme écuyer-tranchant du prince de Castille; de 1508 à 1516, il signe comme écuyer-tranchant de l'archiduc, puis roi de Castille Charles-Quint[13]. En 1506 à Arras, il figure également comme lieutenant de la gouvernance sous Robert de Melun, gouverneur d'Arras. La même année, il épousa Piéronne Lentailleur, née à Douai, d'une vieille famille d'Arras. En 1513, Jehan de Lattre est nommé bailli de Douai; sa charge de Bailli le mit souvent en conflit avec les échevins. Il n'y allait pas de main morte : en 1516, il fait appel a minima devant le gouverneur d'une sentence de vingt ans de bannissement prononcée par les échevins contre un homme qui avait frappé un sergent à masse; mais le gouverneur se prononça contre lui. L'année suivante, le 27 novembre 1517, il reçut la bourgeoisie à Douai[14]. En janvier 1518, Charles, roi de Castille et Comte de Flandre, édicte une ordonnance "rendue sur la requête de Jean de Lattre, écuyer, bailli de la ville" qui règle les droits réciproques du bailli et des échevins, et qui en particulier, rend exécutoires après dix jours sur les corps et biens les amendes prononcées par le bailli. Le peuple de Douai se souleva bientôt contre le bailli, qui n'eut que le temps de se réfugier dans l'église Saint-Amé, d'où il s'esquiva sous un déguisement[15]. Ce qui ne l'empêcha pas de gouverner la ville pendant vingt ans encore. Charles-Quint ne cessa de lui témoigner sa confiance, et lui renouvela plusieurs fois sa commission de Bailli de Douai, charge qu'il exerça jusqu'à sa mort, pendant vingt-quatre ans. En 1521, raconte Buzelin, tandis que François Ier accourait avec 40 000 hommes au secours de sa bonne ville de Tournai assiégée par Charles-Quint, Jehan de Lattre se porta, à la tête des milices de la ville et avec d'autres troupes, au devant de l'armée du roi de France, et il lui barra le passage de la Scarpe à Marchiennes, ce qui fit échouer la tentative de François Ier[16]. En 1537, Jehan de Lattre accompagna les troupes de Charles-Quint qui allaient mettre le siège devant Thérouanne; il y commandait l'artillerie. François Ier accourut avec son armée pour délivrer la ville assiégée; et il y eut entre les assiégeants et l'armée de secours de violents combats. Jehan de Lattre y fut mortellement blessée d'un coup de balle dont il mourut quelque temps après.
    1. Jehan II de Lattre (fils du précédent), né en 1512, suivit les traces de son père et gouverna la ville de Douai pendant 45 ans, non plus comme bailli mais comme lieutenant de la gouvernance de Flandre pour Douai et sa châtellenie. Pendant trois ans, il fut en même temps lieutenant de la gouvernance pour la châtellenie d'Orchies. Il arrivait bien préparé à ces fonctions car il est qualifié licencié ès deux droits; il prit la bourgeoisie à Douai, en 1537. Il épousa Agnès le Cerf, fille héritière de Enguerrand, écuyer et seigneur d'Oudenhove, et de Marie de Viry. En 1551, il figure comme témoin au serment de Philippe II, fils de Charles-Quint, lorsqu'après l'abdication de celui-ci, son fils prit le gouvernement du Comté de Flandre.[17]. Il mourut en 1582; Agnès sa femme en 1605.
      1. Philippe de Lattre (fils du précédent) prit l'habit monastique à l'Abbaye bénédictine de Saint-Vaast d'Arras, où il se distingua par ses vertus et son savoir. Il y remplit longtemps la charge de sous-prieur, et y mourut en 1610 avec la réputation d'un saint religieux.
      2. François de Lattre (frère du précédent) né en 1552, licencié ès droits, après avoir été écuyer et seigneur d'Oudenhove, devint chanoine de Saint-Amé à Douai. Il traduisit les écrits de son frère Philippe. Il mourut le 24 août 1590.
      3. Anne de Lattre (sœur des précédents) fut abbesse de l'abbaye de Beaulieu à Sin-le-Noble. Élue abbesse en 1596, elle mourut le 27 décembre 1607[18].
      4. Gaspard de Lattre (frère des précédents), écuyer et seigneur d'Oudenhove, Mauroy, Watrelet, épousa Catherine de Peers, fille de Philippe et d'Adrienne de Tenremonde. Il fut tué au siège de Cambrai en 1595, où il servait à ses dépens en qualité de gentilhomme volontaire avec beaucoup de nobles d'Artois et de Hainaut, sous le Comte de Fuentès, contre les troupes d'Henri IV[19]. Il eut une fille, Agnès de Lattre qui épousa le Ier septembre 1607 Guillaume de Cuinghien, chevalier, seigneur de Guinecourt, Saint-Laurent-les-Arras, et receveur des centièmes du pays d'Artois[20].
      5. Michelle de Lattre (sœur des précédents), épousa en premières noces Jean Baudouin, seigneur de Thunes, dont elle eut un fils, Jean Baudouin de Thunes qui se fit Jésuite et dont Buzelin fait un éloge comme poète et orateur; elle épousa en secondes noces Philippe de Saint-Amand, et leur fils unique Philippe, né en 1583 se fit religieux bénédictin à l'Abbaye de Saint-Vaast. Il y mourut en 1665, ayant été longtemps grand prévôt et chef de la justice temporelle de l'Abbaye[21].

Branche de Lattre d'Ayette

  1. Le troisième rameau a pour origine Allard de Lattre, frère du Jehan dont descendant les de Lattre de Douai. Né à Lille, il se fit inscrire sur le registre de la Bourgeoisie de la ville d'Arras le 15 mai 1532. Il épousa Françoise Labbé, fille de François Labbé et de Marie Bauduin de Ramilly, l'une des premières familles de la bourgeoisie d'Arras. Il fut le premier greffier du Conseil d'Artois, c'est-à-dire secrétaire général. Il mourut vers 1550 et fut enseveli au cloître de l'église des Dominicains d'Arras dont il était le bienfaiteur[22].
    1. Adrien de Lattre (fils du précédent), né à Arras, il entra chez les Dominicains au couvent de Saint-Laurent à Arras. Il fut professeur de Théologie au couvent Saint-Jacques à Paris en 1558, puis à l'Université de Douai. Il reçut le grade de Maître en théologie en 1564, fut ensuite prieur du couvent et nommé prédicateur de la cour. Il mourut à Arras en 1572 et fut enseveli dans l'église des Dominicains, à côté de son père[23].
    2. Jehan de Lattre (frère du précédent), bourgeois d'Arras, naquit en 1526 et mourut en 1573.
    3. Jacques de Lattre (frère des précédents), né en 1532, bourgeois d'Arras en 1554, qualifié de licencié es loys, seigneur de Willerval et Rollencourt. Il obtint reconnaissance de noblesse le 7 janvier 1589 par lettres royales de Philippe II. Il épousa Marie de Morel-Tangry, dame d'Ayette et de Rutoire, fille de Jean de Morel, procureur général du Conseil d'Artois et d'Isabeau de Flers, dame d'Ayette. Jacques de Lattre fut plusieurs fois échevin d'Arras et mourut le 28 novembre 1595, enseveli à l'église de la Madeleine.
      1. Adrien de Lattre d'Ayette (fils du précédent), né en 1558, bourgeois d'Arras en 1579, entré aux Etats d'Artois par ordre du Prince, lieutenant de la gouvernance d'Artois et garde des chartes d'Artois. Il est qualifié : seigneur d'Ayette, du Rutoire, du fief de Lattre, Willerval en Liévin et du Pret à Werquin. Il épousa en 1585 Philippine de France, fille du président du Grand Conseil d'Artois et depuis du Grand Conseil de Malines, chevalier seigneur de Noyelles-Vion, et de Noëlle d'Assonleville. Adrien mourut en 1633 et fut enseveli avec sa femme à l'église de la Madeleine à Arras.
      2. Jacques de Lattre (frère du précédent), bourgeois d'Arras en 1589, écuyer, seigneur d'Annay, conseiller de la cour à Mons. Il épousa à Mons en 1598 Anne de Masnuy, dame de la Hutte, fille d'Eustache, seigneur de Beaufort et de Jacqueline de Mahieu. Naquirent Ernest de Lattre, dont la descendance est reprise ci-après.
      3. Charles de Lattre (frère des précédents).
      4. Jehan de Lattre (frères des précédents), chanoine et prévôt du Chapitre d'Arras, mort en 1635 et dont la pierre tombale se trouvait dans la cathédrale d'Arras[24].
      5. Marie de Lattre (sœur des précédents), mariée à Jacques de la Diennée, écuyer, décédée en 1584, laissant un fils François.
  2. On retrouve encore au 18ème siècle Charles-Valentin de Lattre, comte de Neuville, Vicomte d'Ayette et de Sailly, né à Arras en 1695, descendant d'Adrien de Lattre; il épousa le 5 août 1732 Élisabeth Bochart de Champigny, fille de Charles Bochart de Champigny, gouverneur de la Martinique. Il mourut le 25 janvier 1745.
    1. Valentine Adrienne Élisabeth de Lattre de Neuville (fille du précédent), épousa à Paris le 15 juillet 1755 le marquis Gilbert de Drée, lieutenant aux Gardes Françaises.
    2. Adrien Louis de Lattre (frère de la précédente), marquis de Sainte-Marie, chevalier de Neuville; il récréanta sa bourgeoisie à Arras en 1746[25].
  3. Théodore Charles Antoine de Lattre (frère du précédent), comte de Neuville, vicomte d'Ayette et de Sailly, né en 1735, fut capitaine de dragons au régiment de Condé, lieutenant du Roi de la province d'Artois à Saint-Omer, grand louvetier d'Artois, émigré à Londres en 1798; il épousa à Paris le 19 mai 1759 Marie Isabelle Guislaine, comtesse de La Tour Saint-Quentin et du Saint-Empire, dame de Lamotte. Ils moururent tous les deux au château d'Ayette, Théodore en 1811, et sa femme en 1818.
    1. Marie Charlotte Élisabeth Guislaine de Lattre (fille du précédent), née au château d'Ayette le 19 juin 1760; elle épousa le comte Philippe François Marie Joseph de Cunchy, chevalier de Saint-Louis.
    2. Théodore Albertine Guislaine de Lattre de Neuville (sœur du précédent), née au château d'Ayette en 1761, décédée l'année suivante, inhumée à Ayette dans le choeur de l'église.
    3. Maximilienne Albertine Guislaine de Lattre de Neuville (sœur des précédents), née au château d'Ayette en 1762, mariée au vicomte Louis de La Motte-Ango de Flers, baron de l'Archamps, seigneur d'Emeville, général de division.
    4. Cécile Élisabeth Guislaine de Lattre de Neuville (sœur des précédents), née au château d'Ayette en 1767; elle épousa le comte Jean-Marie de la Fontaine-Solar.
    5. Aimable Eugénie de Lattre de Neuville (sœur des précédents), née au château d'Ayette en 1775. Elle épousa le 3 octobre 1804 le vicomte Florent Maximilien Joseph de Lattre de Feignies, officier des gardes Wallonnes du roi d'Espagne, lieutenant-colonel au service de l'Espagne, maire d'Ayette.

Branche de Lattre de Feignies

  1. Ce rameau a pour origine Jacques de Lattre, fils de Jacques et frère d'Adrien de Lattre, dont la descendance est reprise au dessus. Il épousa à Mons le 18 août 1598 Anne de Masnuy, dame de la Hutte, fille d'Eustache, seigneur de Beaufort et de Jacqueline de Mahieu, d'où :
    1. Ernest de Lattre (fils du précédent), écuyer, seigneur d'Annay, d'Amfrepont, de Rombise, de la Hutte, de Cossaye, qui épousa le 27 janvier 1632 Claire Resteau, d'une vieille famille montoise.
    2. Marie de Lattre (frère du précédent), qui épousa Philippe du Mont, chevalier, seigneur de Gages, mort à Gaiges, en Hainaut, en 1651. Elle-même mourut en 1662.
  2. Pierre-Ernest de lattre, fils d'Ernest, écuyer, seigneur de la Hutte, Feignies, Rombies, Annay, Bosqueau, né à Mons le 11 avril 1633, épousa en première noce le 7 mai 1672, Marie-Françoise de Dixmude; et en seconde noce, en 1672, Marie-Catherine de Landas, veuve de Guillaume de Lalaing, d'où les enfants qui suivent;
    1. Ernest-François de Lattre (frère du précédent), écuyer, seigneur de Feignies, Rombies, Graincourt, Balghe, né à Ypres en 1665, mort à Cassel en 1727.
    2. Lamoral de Lattre (frère du précédent), écuyer, mort à Cologne sans alliance en 1747.
    3. Charles-Philippe de Lattre (frère du précédent), né à Ohain, écuyer, seigneur de la Hutte.
    4. Lamoral-François de Lattre (frère du précédent), né à Ohain le 4 octobre 1679, écuyer, seigneur du Bosqueau, épousa le 7 novembre 1742 Marie-Charlotte de Namur, baronne de Joncret, descendante du dernier comte de Namur, Jean III.
      1. Jean-François de Lattre (fils du précédent), né le 25 novembre 1750, décédé en 1834, écuyer, seigneur du Bosqueau, chevalier de Malte, il épousa à Familleureux, en 1772, Marie-Thérèse de Biseau. Il décéda le 24 février 1834.
        1. Charles Victor Théodore de Lattre (fils du précédent), épousa Marie Agnès de Cocqueau, mort sans descendance.
        2. Adélaïde Marie Françoise de Lattre (sœur du précédent), née au Petit Quévy, le 23 août 1774, morte sans alliance, le 25 septembre 1834.
        3. Marie Françoise de Lattre (sœur de la précédente), née au Petit Quévy, le 25 septembre 1782, morte sans alliance.
          1. Charles Hyppolyte de Lattre du Bosqueau(fils du précédent), épousa à Mons, Pauline Marie du Pré, morte le 23 septembre 1852, dont :
            1. Clémence de Lattre (fille du précédent), épousa le 11 juin 1850, le baron Arthur de Moracin.
            2. Eugène François de Lattre du Bosqueau (frère de la précédente), né à Mons le 23 mai 1830, épousa à Mons le 18 avril 1830 Victoire Hortense de Patoul Fieru.
              1. Georgine de Lattre (fille du précédent), née à Mons le 11 avril 1862.
              2. Hermine Clémence de Lattre (sœur de la précédente), née à Mons le 28 octobre 1863.
    5. Florent de Lattre, seigneur de Ressay, épousa Anne-Maxime de Schellart.
      1. Ernest Christophe de Lattre de Feignies (fils du précédent), né en 1702, écuyer, seigneur de Walhain, Feignies et Bettrechies, épousa Marie Philippine Lucq.
        1. Amélie-Joseph de Lattre de Feignies (fille du précédent), dame héritière de Walhain, etc, née à Binche le 21 décembre 1744, épousa à Mons Alexis Joseph de Blois, écuyer, chevalier de Saint-Louis.
      2. Jacques Georges Florent de Lattre de Feignies de Gondesweiller, figure dans l'avis de ses parents, qui lui attribuent toutes les propriétés, fiefs et villages situés en Allemagne et dans le Luxembourg, appartenant à sa mère et venant de la famille de Schellart. Il fut seigneur de Theley, Nieukirchen, Gerbach, Gondesweiller, Lanscheid, Saint-Alban, etc. Il avait épousa Louise Charlotte de Geismar, le 16 mai 1733. Le 26 septembre 1746, il s'était fait recevoir comme membre du corps de la noblesse germanique du canton de la chevalerie du Haut-Rhin[6].
        1. Christian de Lattre de Feignies de Gondesweiller,
        2. Caroline, religieuse.
        3. Charlotte, religieuse professe à l'abbaye noble de Macheren en 1767.
      3. Adrien Roger Lamoral de Lattre de Feignies,
      4. Marie Thérèse de Lattre de Feignies, qui épousa son cousin Pierre-François de Lattre de Ressaix.
      5. Isabelle Florence, née à Feignies, épousa en 1754 Jean-Baptiste Tribolet de Miraumont.
      6. Marie Carolone, née à Feignies le 14 mai 1738, religieuse.
      7. FLorent Maximilien, baron de Feignies, épousa sa parente Aimable Eugénie de Lattre de Neuville. En 1780, ils habitaient Fontaine-l'Evêque.
      8. Adrien Joseph, chevalier de Feignies, seigneur de Francmanteau, mourut sans alliance.
      9. Isabelle Cordule FLorence, née à Fiegnies.
      10. Eulalie-Joseph, née à Feignies où elle fut baptisée le 2 mars 1749, elle épousa Nicoals le Brun, seigneur de la Haye, juge et échevin de Mons.
      11. Adrien Roger Lamoral de Lattre de Feignies de Maulcourt, seigneur de Portionville, de Maulcourt, d'Annay en partie, de Manège, etc, né le 28 janvier 1712; il épousa Marie Catherine de la Catoire.

Branche de Lattre de Cappelbrugghe

Cette branche a pour origine Michel de Lattre, écuyer, seigneur de Mottelettes et de Bavelinghem, qui fut gentilhomme de la maison d'Antoine de Bourgogne, dit le Grand-Bâtard. Un jour étant à la chasse dans la forêt de Tournehem à la suite de la femme dudit Antoine, son seigneur, il se rendit avec elle au château de Beaurepair dans la seule intention d'y demander quelques rafraichissements. La fille du seigneur du château reçut les chausseurs avec une grâce particulière qui enchata toute la compagnie et surtout Michel de Lattre; la dame de Bourgogne s'en aperçut et à l'instant même elle engagea Jean, le seigneur de Beaurepair, à accorder la main de sa fille Martine de Brusset, à son gentilhomme. Michel se trouva parmi les gentilhommes qui accompagnèrent Antoine de Bourgogne à Bruges le 18 mai 1484 pour insister auprès de Maximilien en faveur de la paix[26].

Personnalités

Armorial

Figure Nom et blasonnement
Armoiries maison de Lattre.svg Famille de Lattre

D'argent au chevron de gueule, au chef d'azur chargé de deux croissants d'or.[31]

Armoiries de Lattre des Tombes.svg Branche de Lattre des Tombes

D'azur à trois Y gothique d'or, couronné de même.[31]

Armoiries Lattre d'Ayette.png Branches de Lattre d'Ayette et Neuville

D'or, à deux écussons d'azur, posés l'un au second quartier et l'autre à la pointe de l'écu, et un franc-quartier de gueules, chargé d'une molette de cinq pointes d'or.[31]

Armoiries Lattre-feignies.png Branches de Lattre de Feignies, de Feignies de Maulcourt, de Feignies de Gondesweiller, de la Hutte, du Bosqueau, de Ressaix

Écartelé, aux 1 et 4, d'or, à deux écussons d'azur, 1 en chef à senestre et 1 en pointe, au franc-quartier de gueules, chargé d'une molette de cinq pointes d'or, aux 2 et 3, d'argent à une fasce vivrée de sable.[31]

Armoiries Eustache de Lattre.svg Eustache de Lattre († 1420), évêque élu de Beauvais et Chancelier de France

D'or à la Fasce dentelée de gueule.[31]

Armoiries Anne de Lattre.svg Anne de Lattre († 1608), abbesse de Notre-Dame-de-Beaulieu

D'azur au chevron d'or.[31]

Armoiries Lattre de Cappelbrugghe.jpg Branche de Lattre de Cappelbrugghe

D'or, à trois hures de sanglier de sable, défendues d'argent. Cimier: un chien braque issant au naturel, colleté et bouclé d'or. Supports: deux chiens braque au naturel, colletés et bouclés d'or, bordé de gueules.[31]

Châteaux

  • Château d'Ayette[32]
  • Château de Rollencourt
  • Château de la Hutte, à Ressaix (Binche)[33]
  • Château du Bosquiau[34]
  • Château de la Motte-en-Gée[34]
  • Château de la Motte-Bayenghem[32]
  • Château de Beaupré[35]
  • Château de Beaurepair[35]
  • Château de Loelinghem
  • Château de Feignies[35]
  • Château de Tombes
  • Hôtel de Bucquoy, rue des Baudets à Arras[36]

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Lille. Archives départementales du Nord. Recette générale, p 802B. 1924 et B. 1917. B1922. pièce 54.859.
  2. Bulletin de la société d'études de la Province de Cambrai, tome 34, page 133
  3. Lille. Archives départementales du Nord. B. 1020
  4. Lille. Recette générale. page 1569. B. 3747 pièce 138615
  5. Lille. Archive départementale. Recette générale. page 1489. B. 3377
  6. 6,0 6,1 6,2 et 6,3 de Vegiano, Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de Bourgogne, volume 2, 1865, page 1192 Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « nh » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  7. Leuridan, Epigraphie du Nord, tome 1, page 435
  8. Lille. Recette Générale, page 3174, 3220, 3489.
  9. Lille, Recette Générale, page 3927
  10. Leuridan, Epigraphie du Nord, tome 1, page 246
  11. Lille, Archives Communales, Index aux titres, page 436-8 janvier 1553.
  12. Bruxelles, Manuscrits. Coll. Goethals, Répertoire 1135 numéro 156.
  13. Lille, Archives départementales du Nord, Recette générale, Série B, 26 juin 1506 "Mandement de Philippe le Beau" page 2922; 8 juillet 1598, page 3011; 14 janvier 1512, page 3188; 25 février 1512, page 3197; 1 mars 1516, page 3439; 30 août 1516, page 3487
  14. Bruxelles, Collection Goethals, Répertoire 1135, numéro 156.
  15. Buzelin, Annales Gallo-Flandriae, page 490
  16. Buzelin, Annales Gallo-Flandriae, page 493
  17. Lille, Archives communales, Index aux titres, page 447
  18. Leuridan, Epigraphie du Nord, pages 497 et 494
  19. Bruxelles, Collection Goethals M S 19463, page 269
  20. Lorsque Guillaume de Cuinghien en 1630 sollicita du roi d'Espagne les lettres de chevalerie. Il fit valoir surtout les services des ascendants de sa femme Agnès de Lattre. C'est par lui que nous connaissons les circonstances de la mort glorieuse de Gaspard de lattre, son beau-père, et de Jehan de Lattre, le bailli de Douai, tous deux tués au service des rois d'Espagne, comte de Flandre (ces lettres, datées de Madrid, Ier août 1630, se trouvent rapportées au Registre de l'élection d'Artois de 1613 à 1639, folio 172.
  21. Épigraphie du Pas de Calais, tome 7, pages 504 et 517
  22. Épigraphie du Pas de Calais, 1883, tome 7, page 623
  23. Épigraphie du Pas de Calais, tome 7, page 628
  24. Épigraphie du Pas de Calais, tome 7, page 439
  25. Registre des bourgeois d'Arras,Didier Bouquet, 2020, page 96
  26. Félix Victor Goethals Dictionnaire généalogique et héraldique des familles nobles du Royaume de Belgique, 1850
  27. Delettre, Histoire du diocèse de Beauvais, depuis son établissement, au 3me Siècle, Jusqu'au 2. Spt. 1792, 1886, page 550
  28. 28,0 28,1 28,2 et 28,3 Revue tournaisienne, 1909
  29. La France pontificale, Honoré Fisquet, 1864, page 619
  30. Histoire du monastère de Géronsart de l'ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin, Victor Barbier, 1886, page 619
  31. 31,0 31,1 31,2 31,3 31,4 31,5 et 31,6 Armorial de J.B. Rietstap - et ses compléments
  32. 32,0 et 32,1 Société des antiquaires de la Morinie, 1926, Mémoires de la Société des antiquaires de la Morinie,Volume 34 , page 784
  33. D. Hallet. ,Documents et rapports de la société royale paléontologique et archéologique de l'arrondissement judiciaire de Charleroi, 1878, page 371
  34. 34,0 et 34,1 Le patrimoine monumental de la Belgique, Pierre Mardaga, 1990, page 35
  35. 35,0 35,1 et 35,2 F. van Dycke, 1851, Recueil héraldique, page 240
  36. Commission départementale des monuments historiques, 1874, Dictionnaire historique et archéologique du département du Pas-de-Calais, page 33 (https://books.google.be/books?id=47RoAAAAcAAJ&dq=h%C3%B4tel%20du%20bucquoy&hl=fr&pg=PA33#v=onepage&q&f=false)

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