François Steeno

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François Steeno (en néerlandais Frans Steeno) (Evere, Malines, ) était un peintre-verrier belge.

Éducation

Pendant ses six années d’études, accomplies en cours du soir et de week-end (de 1921 à 1927) à l'Académie des beaux-arts de Schaerbeek, près de Bruxelles, il reçoit une excellente formation académique grâce à ses professeurs Mme Bultée et Willem Bataille (sculptures et figures antiques), et M. Privat Livemont (modèle vivant et peinture). Il remporte 5 premiers prix.

Entre 16 et 19 ans, il travaille comme apprenti chez Edouard Steyaert & Fils, artistes peintres-verriers à Bruxelles, c’est là qu’il apprend l’art de la peinture sur verre.

Travail précoce

En 1929, il a 20 ans, et on lui demande de faire un vitrail pour la Maison Taulin à Valenciennes, en France, il en profite pour visiter Paris pendant ses jours de congés. En 1930, il travaille durant une année chez De Keghel, artiste peintre-verrier à Bruxelles.

En 1931, il commence à travailler comme unique artiste peintre-verrier chez Jules Vosch à Ixelles et remplace Jules père, peintre et artiste peintre-verrier, qui partait en France. À cette période, il réalise, entre autres, un vitrail pour la chapelle du Cardinal Mercier, dans la cathédrale Saint-Rombau à Malines, où il peint le portrait du Cardinal. Les vitraux réalisés dans l’atelier sont bien entendu signés par Jules Vosch.

Les années de crise

En 1932, trois jours après son mariage, il perd son travail à cause de la crise économique. Pour subvenir aux besoins du ménage, il est, pendant deux ans, obligé de peindre sur de la soie naturelle pour une usine de coussins. En 1934, il entre au Grand Magasin SARMA à Louvain comme décorateur-étalagiste. Après la naissance de son premier enfant Éliane (1936), il déménage à Malines où il travaillera aussi pour SARMA.

Entre 1934 et 1939, il peint des natures mortes, des portraits de sa femme Simone Legros et de ses grands parents et père.

Les années de guerre

Son fils Jean-Pierre voit le jour en 1940. Pour ne pas être envoyé dans un camp de travail allemand, il part dans le sud de la France avec sa femme enceinte et ses deux enfants. Il travaille chez un paysan et aide le mouvement de résistance qui vient de se former en tant que cartographe. Il rentre à Malines pour la naissance de son troisième enfant Jacqueline et retourne travailler chez SARMA.

Pendant les années de guerre, il peint au moins 10 tableaux dont des paysages, des scènes religieuses, des portraits de sa femme et de ses enfants, ainsi qu’un autoportrait.

Les années après guerre

En 1945, on lui demande de travailler comme artiste peintre-verrier pour Joseph Osterrath Junior à Liège, il refuse et va finalement travailler comme concepteur graphique pour l’Armée anglaise. Après sa journée de travail, il commence à concevoir et à réaliser des vitraux pour son propre compte. Deux parachutistes anglais lui demandent de réaliser leurs portraits. Après la libération de Malines et sans nouvelles d’eux, il envois les portraits au Ministère de la Défense Nationale, qui après avoir fait les recherches nécessaires les remet aux familles respectives. En 1946, il retourne chez Jules Vosch comme artiste peintre-verrier. En 1948, il expose toutes ses peintures, ainsi que tous ses projets de vitraux et de sculptures dans la salle paroissiale Saint Gommère à Malines.

Il réalise les vitraux de l’église Sainte Bernadine d'Ottawa, au Canada, ceux d’une église à Santa Cruz, Bakwanga et ceux de l’église Saint Georges aux États-Unis. Afin de payer les études de son fils au séminaire, il conçoit et réalise les vitraux de la chapelle de Pie X à Gembloux-Bothey Mazy et les expose avant leur installation, au Cercle Saint Joseph à Malines.

En 1958, il conçoit des dessins pour la sculpture de meubles malinois.

En 1959, sa femme ainsi que ses trois enfants aînés le quittent et la procédure de divorce est initiée. Son salaire est saisi et il est obligé de donner sa démission chez Jules Vosch. La justice lui assigne la garde de sa fille cadette.

L'entreprise indépendante

En 1960, il est contraint de se mettre à son compte comme artiste peintre-verrier. En 1961, il réalise les vitraux de l’église de Balâtre, Balâtre-Saint Martin ainsi qu’un chemin de croix. Il commence la restauration de vitraux pour les églises de Furnes, Ypres, Coxyde et Kasterlee. Il travaille aussi pour les bâtiments officiels, ministères, hôtels de ville et palais de justice. En 1963, il n’a plus de travail et est obligé, pendant six mois, de travailler pour le compte de ses clients – Vitriers - comme metteur en plomb. À partir de 1964, il commence à ne plus travailler que pour des clients particuliers surtout ceux de sa propre région, mais aussi pour d’autres provinces belges. Sa clientèle internationale venait des Pays-Bas, des États-Unis, du Canada et du Mexique.

Jusqu’à son décès en 1982, son atelier était situé au n° 9 de la rue Louise à 2800 Malines, Belgique.

Publications

  • Hommage a un Artiste pour le Peuple !
  • François Steeno – Peintre-verrier
  • Biographie rétrospective en néerlandais et français (5 tomes)
  • Auteur: Veronique Steeno

voir: http://nl.wikipedia.org/wiki/Veronique_Steeno

Article publié sur Wikimonde Plus