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Groupe djihadiste européen

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Dès le début des années 1990, des cellules djihadistes commencent leurs implantations dans toute l'Europe de l'Ouest. En général, affiliés à Al-Qaïda et souvent dirigés par des mollahs, elles se donnent pour mission de préparer le terrain dans le but d'exporter la guerre sainte en Europe.

La réelle prise de conscience de ce phénomène de la part des pouvoirs publics, a été amorcée mi-2004, avec l'ouverture des enquêtes, à la suite de la découverte de jeunes Européens, issus ou non de l'immigration, parmi les combattants anti-américains en Irak, comme :

En fait le phénomène était déjà apparu au début de la Guerre d'Afghanistan (2001-2014).

Les filières combattantes

Les enquêtes ont montré qu'il existait plusieurs filières, mais fonctionnant comme « un ensemble de réseaux en cascade dont les liens se font et se défont en fonction des relations personnelles entre leurs instigateurs, de leurs nationalités d'origine et de leurs affinités idéologiques ». Ces filières sont capables de s'adapter rapidement aux nouvelles circonstances et sont servis par des réseaux de financement et de logistique particulièrement efficaces.

Vers septembre 2003, Saïd Arif arrivé en Syrie pour prendre en charge la filière syrienne, utilise ses réseaux constitués en Europe, pour non seulement continuer à alimenter en combattants, la guérilla anti-américaine en Irak sous les ordres d'Abou Moussab al-Zarqaoui, mais aussi pour commencer à organiser un mouvement de reflux des combattants vers l'Europe et leur réintégration. Plusieurs centaines de djihadistes, après un séjour de combattant en Irak vont être ainsi renvoyés vers leur pays d'origine en Europe, avec comme mission de constituer autant de cellules prêtes à se mettre à la disposition d'Al-Qaïda pour exporter en Europe le terrorisme islamiste.

En avril 2004, Abou Faraj al-Libbi est élu émir du « Département des opérations extérieures » d'Al-Qaida, succédant à Khalid Cheikh Mohammed. De suite, en se basant sur la forte implantation en Grande-Bretagne de nombreux combattants djihadistes, d'origine maghrébine (Algériens, Libyens, Marocains, Tunisiens) et d'une très importante communauté d'origine pakistanaise, décide de faire de Londres sa cible prioritaire. Dès le mois de mai 2004, selon des documents saisis lors de l'arrestation d'un groupe d'activistes, il apparaît qu'au moins deux attentats étaient en préparation : un contre le centre d'écoute électronique britannique du réseau planétaire Echelon de la NSA, et l'autre était une tentative d'assassinat du premier ministre Tony Blair, par utilisation de ciseaux contaminés à la ricine.

Dès l'automne 2004, le mouvement de retour des combattants djihadistes en provenance d'Irak, est constaté de façon concrète, par les divers services européens de la lutte antiterroriste :

  • En novembre 2004, les services secrets bulgares, dans une note confidentielle communiquée aux autres services secrets européens, signalent que des dizaines de djihadistes se dirigent vers le sud-est de l'Europe, tentant avec de faux papiers et à travers les Balkans de regagner leurs pays d'origine.
  • En décembre 2004, plusieurs services de renseignements arabes, confirment que de plus en plus de combattants djihadistes, d'origine européenne, tentent de traverser les frontières syriennes, depuis l'Irak.

La fusion entre al-Tawhid et al-Qaida

En décembre 2004, Al-Tawhid, l'organisation du terroriste Abou Moussab al-Zarqaoui est acceptée par Al-Qaïda, en tant qu'émirat régional. Ainsi, de par son activisme et son potentiel très important, al-Zarqaoui devient de fait un des membres les plus importants de l'organisation terroriste. Il est désormais reconnu comme émir de tous les clans affiliés à Al-Qaïda en Irak et donc de leur réseaux propres en Europe. Pour tous les services secrets antiterroristes, ce ralliement signifie que les réseaux européens de l'organisation Al-Tawhid sont désormais au service direct du « Département des opérations extérieures » d'Al-Qaida, et que les attentats vont reprendre en série.

Rapidement, les services de renseignements allemand, français et hollandais, font état d'une agitation inhabituelle dans les mosquées et milieux les plus extrémistes, et dans leurs notes de synthèse font remonter leurs plus vives inquiétudes.

Les réseaux islamistes

(liste non exhaustive)

  • Un groupe islamiste de Francfort, dirigé par Mohammed Bensakhria, a été responsable de l'attentat avorté contre le marché de Noël de Strasbourg en décembre 2000.
  • Un groupe islamiste de la banlieue de Londres, dirigé par un franco-algérien, démantelé en novembre 2002, préparait un attentat contre le métro de Londres.
  • Un groupe islamiste de Manchester, démantelé en décembre 2003, préparait un attentat à la « bombe chimique » contre le métro de Londres.
  • Un groupe islamiste, démantelé en mai 2004, préparait, selon des documents saisis, un attentat contre le centre britannique d'écoutes électroniques du réseau Echelon et l'assassinat du premier ministre britannique Tony Blair, à l'aide de ciseaux contaminés à la ricine.
  • Lors de l'arrestation des terroristes Khalfan Gailani et Naim Noor Khan, en juin 2004, les enquêteurs ont découvert sur leurs ordinateurs plusieurs plans d'attaque, dont un contre le métro de Londres. Cette découverte a permis une vague d'arrestation dans les milieux islamistes pakistanais du « Londonistan »
  • Un réseau des faussaires, dirigé par Mohamed Ali Abou Homam depuis Londres, démantelé en octobre 2004, était chargé de fournir en faux documents les filières combattantes.
  • Un groupe du XIXe arrondissement de Paris, démantelé en janvier 2005, soupçonné d'avoir envoyé de nombreux djihabistes franco-maghrébins combattre en Irak (cas de Peter Cherif).
  • Un groupe islamiste, dirigé par Ibrahim Mohammed en Allemagne, démantelé le 23 janvier 2005, était chargé d'assassiner Iyad Allaoui, le premier ministre irakien en visite à Berlin et de négocier l'achat d'uranium enrichi au Luxembourg.
  • Dans les affaires personnelles, du djihadiste franco-marocain Ait Baziz, tué près de Bagdad, au mois de mars 2005, les services secrets ont découvert des documents qui ont permis de mettre au jour un réseau terroriste préparant des attentats en Grande-Bretagne et en France. Dès avril 2005, des arrestations a pu être réalisées à Londres, Manchester, Birmingham, à Paris et dans la région parisienne, dont celles du marocain Saïd al-Maghrébi et du franco-algérien Yazid Hadj Azzam, tous deux reconnus comme des chefs de réseaux islamistes.

Les attentats

(liste non exhaustive)

Depuis fin 2003, et le début du mouvement de reflux depuis l'Irak de plusieurs centaines de djihadistes, ces derniers ont comme mission de constituer autant de cellules prêtes à se mettre à la disposition d'Al-Qaïda pour exporter en Europe le terrorisme islamiste.

Après décembre 2004 et la fusion entre Al-Qaïda et l'organisation de Zarqaoui, et donc la mise à disposition des réseaux affiliés à al-Tawid au « département des opérations extérieures » d'Al-Qaïda, les polices d'Allemagne, de France et des Pays-Bas, remarquent une agitation inhabituelle dans les milieux extrémistes islamistes et se préparent au pire — c’est-à-dire à la reprise des attentats.

Les chefs terroristes

  • Abdelkrim al-Medjati pour l'Europe et la Maghreb.
  • Mohammed al-Guerbouzi, terroriste islamiste, d'origine marocaine, un responsable des filières maghrébines.
  • Saïd Arif, activiste terroriste d'origine algérienne, arrêté à Damas et extradé en France le 17 juin 2004

Les imams radicaux

Les politiques et agitateurs

Notes et références

  1. http://tf1.lci.fr/infos/france/0,,3330542,00-djihadiste-francais-condamne-irak-.html LCI:Terrorisme - Un "djihadiste français" condamné en Irak]

Articles connexes

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