Jean-Yves Dousset

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Jean-Yves Guy Denis Rolland Dousset, 2009

Jean-Yves Guy Denis Rolland Dousset (né le 19 novembre 1945 à Saint-Viaud, Loire-Atlantique) est un artiste peintre et poète.

Biographie

Jean-Yves Dousset vient d'un milieu de petits paysans. Son enfance fut marquée par les conséquences de la guerre dans une région agricole qui avait durement souffert entre autres de la poche de Saint-Nazaire. Il avait 12 ans quand son père mourut et comme il n‘y avait pas d'argent permettant une autre scolarité que celle proposée à Arthon-en-Retz, comme beaucoup d‘autres jeunes, à 14 ans il se retrouva sur le marché du travail. D‘abord apprenti boulanger, puis diverses activités agricoles lui permettront de goûter à l'âpreté des patrons. En 1965 il rejoint à son souhait, comme engagé volontaire, la ville de Trèves en Allemagne. Ses lectures des poètes comme Victor Hugo, Baudelaire, Arthur Rimbaud, Théophile Gautier et bien d'autres, tous admirateurs du romantisme allemand avaient éveillé son esprit vers cette culture. Peu intéressé par une carrière militaire, il se retourne vers la lecture, la poésie bien sûr mais aussi la philosophie, il s'intéresse aussi à la peinture et la photographie.

En 1971 il quitte définitivement l'armée et se rend à Berlin (Berlin-Ouest à l‘époque). Là-bas il poursuit ses études, il approfondit ses connaissances du dessin à l'Académie des Beaux-Arts, où il est parfois modèle nu. À coté de cela il entreprend des recherches sur le rapport entre la musique la philosophie et les religions en se basant sur la flûte d'argile. Pour vivre il produit et vend ses flûtes sur le „Ku-Damm“. Ses occupations l'entraînent à avoir des contacts assidus avec le Musée d'Ethnologie de Berlin et avec le Musée d‘Art Populaire Allemand (Museum für Volkskunde), tous deux situés à cette époque à Berlin-Dahlem, et où tous ses différents types de flûtes font partie de la collection de ces musées. Puis sur le Kurfürstendamm il prend un nouveau virage, il devient silhouettiste et caricaturiste, des activités qui ne le quitteront plus.

Désormais, voyager devient plus facile encore, et il va en profiter pour circuler dans différents pays d‘Europe de l‘Ouest, et surtout en Italie où en 1983 il achètera une petite maison dans les collines autour de Pellegrino Parmense.

Fasciné par la musique et la philosophie asiatique en 1976, en stop, il prend le chemin qui le mènera à travers le Moyen-Orient jusqu'à Quetta, Band-e Amir, se promenant même aux pieds des fameux Bouddhas géants de Bamiyan. Toujours à la recherche de musiques antiques, d'anciens instruments de musique, il atteindra Srinagar et le Taj-Mahal, empêché ensuite par la mousson de se rendre à Kathmandou.

Plus tard à Berlin il entreprend avec ses amis Christophe Bouchet et Thierry Noir de peindre le mur de Berlin, mais il se distancera vite de cette idée, car après réflexions, selon lui „peindre le mur de Berlin, c'est encore justifier le mur“. En 1980 il est invité par la direction du Musée du Sucre de Berlin pour faire la silhouette de ses illustres représentants. Ainsi Carl Achard, Andreas Sigismund Marggraf et Carl Scheiber eurent-ils eux-aussi, leur silhouette bien longtemps après leur mort. Ces silhouettes sont à la base du timbre commémoratif édité en 1992 par la Poste Allemande pour le 125e anniversaire de la Création de l'Institut du Sucre de Berlin.

Au printemps 1989 il tourne définitivement le dos à Berlin et après quelque temps passé à Mayence il se rend en 1991 dans la région de Zell (Moselle), où à nouveau il a un atelier de peinture. De 1997 jusqu'en 2008 il habite et travaille à Briedel (Moselle). En 2008 la crise économique ruine ses avoirs et ses projets et il se voit obligé peu à peu de se débarrasser de tout. Dès 2009 il se contentera de quelques activités manutentionnaires avant finalement, à 65 ans de rejoindre Wissembourg en 2010. Un pied en France l'autre en Allemagne, Dousset peut enfin se vouer à ses activités littéraires souvent bilingues.

Depuis 1973, toutes ces années de vie mi-sédentaire, mi=bohème, il est sollicité par divers cercles et sociétés industriels, commerciaux, politiques, culturels en tant que silhouettiste (une technique qui lui vaudra d'être enregistré dans le livre Guinness des Records, pour avoir accompli 225 silhouettes en 2 heures 2 minutes) et caricaturiste, et s'il s'est tout le temps consacré à la peinture, la poésie forme une part importante de son expression artistique. En 2013 est paru son troisième recueil de poésies bilingues (français-allemand).

Œuvres

  • À la dérive oder Die Kunst des Abdriftens, atelier/edition ad absurdum Berlin 1984
  • Scherenschnitt & Schattenbild, Christophorus-Verlag Freiburg i. Breisgau, 1987
  • Jeux de lumières, Rhein-Mosel-Verlag Briedel, 1994
  • Vent d'ouest, vent d'est / Westwind Ostwind, Projekte-Verlag Halle, 2013

Liens externes

Notes

  • TAZ du 27/02/2007 : Tim Ackermann: Zwei Ideen, drei Farben, fertig [1]
  • Die Geschichte Berlins: 200 Jahre Rübenzucker [2]

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