Encyclopédie Wikimonde

Joseph Brusson

Aller à : navigation, rechercher
Joseph Brusson

Joseph Brusson (Esneux, le 3 décembre 1912 - Esneux, le 27 septembre 1989) est un syndicaliste belge et un militant wallon.

Enseignant de formation, il entre aux services techniques de la Fédération générale du travail de Belgique de Liège-Huy-Waremme. À partir de 1955, il dirige le centre de formation syndicale pour les francophones. Il dirigera La Wallonie jusqu'en 1976.

Il s'impose comme l'un des principaux compagnons de route d'André Renard. Aux dires de Pierre Tilly il en est même « le bras droit[1]Jacques Dubois né en 1933, rappelle dans La Revue nouvelle de novembre 2010 (numéro dans lequel la revue consacre un dossier à la grève générale de l'hiver 60), que Joseph Brusson fut son professeur à l'École moyenne rue de Saucy à Liège qui « devint par la suite l'homme de confiance d'André Renard, écrivant ses textes et ses discours. J'admirais le premier et dut projeter mon admiration sur le second[2]

Il deviendra ensuite l'éditoraliste du journal Combat, hebdomadaire fondé durant la grève générale de l'hiver 1960-1961. Il explique dans son premier éditorial que dans un pays où existent deux peuples, le Suffrage universel doit nécessairement être accompagné du Fédéralisme en fonction du droit des minorités et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Comme le rappelle également Pierre Tilly dans une publication de l'Institut d'histoire ouvrière, économique et sociale, lorsque se crée la Fondation André Renard[3], c'est sous la conduit de Brusson avec plusieurs proches collaborateurs du syndicaliste qui lui donne ce nom, André Genot, Robert Lambion et Raymond Latin [4].

Il préconise un fédéralisme à trois, considère que le fédéralisme n'est pas opposable à l'Internationalisme et que l'émancipation des travailleurs wallons entraînera celle des travailleurs flamands. Il rappelle aussi que l'engagement wallon du syndicalisme socialiste s'est déjà manifestée au Congrès national wallon extraordinaire de 1950 avec le ralliement de Renard au Mouvement wallon ainsi qu'en 1953 avec Willy Schugens. Lors de l'incompatibilité déclarée par le Parti socialiste belge entre appartenances au Mouvement populaire wallon et au parti socialiste, il reste au Mouvement populaire wallon par fidélité aux 650 000 signataires du Pétitionnement wallon. Il rédige avec d'autres militants syndicalistes le Dossier pour un gouvernement wallon en 1970. Il voit dans ce dossier le programme qui peut redresser la Wallonie. En 1976, il signe, sous l'impulsion de Fernand Dehousse, Jean Rey et Marcel Thiry la Nouvelle lettre au roi pour l'instauration d'un vrai fédéralisme, exigeant notamment l'autonomie pour la Région de Bruxelles.

Bibliographie

Références

  1. Pierre Tilly, André Renard, Le Cri, Bruxelles, 2005, p. 416.
  2. Jacques Dubois Filiations, dans La Revue nouvelle, novembre 2010, p. 84-87, p. 85. Lire en ligne [1].
  3. Fondation André Renard
  4. Pierre Tilly,Le renardisme un héritage durable

Article publié sur Wikimonde Plus.

Erreur Lua dans Module:Suivi_des_biographies à la ligne 197 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).