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Jusqu'où va-t-on descendre ? Abécédaire de la bêtise ambiante

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Jusqu'où va-t-on descendre ? (sous-titré Abécédaire de la bêtise ambiante dans sa première édition) est un essai du polémiste Alain Soral paru en 2002.

Propos

Alain Soral traite de divers sujets politiques, sociaux, intellectuels et culturels. Il prend la forme d'un dictionnaire avec des entrées classées par ordre alphabétique.

Son intention est d'aller à contre-courant de ce qu'il considère comme la pensée dominante, l'alliance de la gauche morale (antiracisme, défense des droits de l'homme, féminisme, etc.) et la droite économique (libéralisme), qui, selon lui, ne formerait qu'une seule et même idéologie : le libéralisme-libertaire.

Il fustige également les gloires médiatiques qu'il juge usurpées, s'en prenant aux animateurs de télévision, aux chanteurs, aux acteurs, aux écrivains, aux humoristes de son époque, tous coupables, selon lui, de baigner dans un certain conformisme intellectuel et artistique.

A la définition "esclavagisme", Soral s'en prend à Dieudonné[1], et lui reproche de fustiger « l'esclavagisme blanc ». Qualifiant l'humoriste d'« inculte et désormais pas drôle », l'auteur écrit « Si Dieudonné s'énerve sur le populo français, celui-là même qui en fait une vedette dans notre beau pays si peu raciste, c'est peut-être parce qu'il lui démange de montrer du doigt la communauté logiquement désignée par sa revendication d'une plus juste représentation des "minorités visibles ?" Une "communauté invisible" certes sur-représentée dans le show-biz en termes de quotas, mais à laquelle il doit aussi son doux statut de rigolo ».

Dieudonné

À la suite de ces écrits, Dieudonné souhaita rencontrer Soral. Les deux hommes devinrent amis et politiquement proches, se rejoignant notamment à propos de « l'antisionisme et du lobby juif »[2].

Critiques

Emmanuel Poncet commente ainsi l'ouvrage à sa parution dans Libération : « Rejoignant le mouvement croissant de libération de la parole gauloise (Camus, Houellebecq, Muray, etc.), il débite souvent avec brio une phraséologie néoréac en constante contradiction avec la loi Gayssot »[3].

Selon l'association belge RésistanceS, Alain Soral affiche dans cet essai un national-populisme qui le conduira plus tard à s'engager au Front national[4].

Ventes

Qualifié de « livre à succès » par son éditeur Franck Spengler[5], l'ouvrage s'est écoulé à 60 000 exemplaires en un mois, sans aucune promotion ni couverture médiatique[3], et à 80 000 exemplaires l'année de sa publication, « contre toute attente » d'après Emmanuel Poncet[6]. Alain de Benoist indique que c'est avec cet ouvrage que le grand public a découvert Alain Soral[7].

Références

  1. Edition de 2002, pages 102-104
  2. Azzeddine Ahmed-Chaouch Comment Dieudonné s'est rapproché de Le Pen, Le Parisien, 8 janvier 2009
  3. 3,0 et 3,1 Emmanuel Poncet, « Mal dominant », Libération, 10 juillet 2002.
  4. Alexande Vick, Alain Soral, chefaillon des «anti-tout», 3 décembre 2008.
    « En 2002, il publie un nouvel opuscule pamphlétaire, Jusqu'ou va-t-on descendre ?. L'ancien coco s'affirme dès ce moment, et au grand jour, comme un partisan du « national-populisme ». Il ira naturellement frapper à la porte du Front national, le parti qui incarne le mieux cette mouvance politique. »
  5. «Soral est un intellectuel ostracisé», Causeur, n° 68, 24 février 2014
  6. Emmanuel Poncet, « Et maintenant, j'accueille », Technikart, n° 72, 1er mai 2003
  7. « Alain Soral répond à Alain de Benoist », Éléments, no 113,‎ (lire en ligne).

Éditions

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