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Louis Ollivier (1909-1999)

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Biographie

Alexandre Ollivier et ses enfants à Vaucresson

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Ses parents

Louis Ollivier est le fils de Alexandre Ollivier et Germaine de Chaunac Lanzac qui se sont rencontrés assez tardivement, Alexandre avait près de 40 ans et Germaine 27. Alexandre dirigeait à Buenos Aires un grand magasin A la Ciudad de Mexico sur le modèle que son oncle Joseph avait développé avec succès à Mexico sous l’enseigne à la Ciudad de Londres. Il était l’ainé d’une fratrie de 5 frères ; Louis, Fernand, Henri, Albert et Raoul (Antoine le dernier est mort à la naissance)

Germaine OLLiVIER et ses enfants à Vaucresson

[2] Louis Ollivier comme on peut le voir sur ce document ci-dessous est né à Paris le 23/08/1906 dans l’appartement habité probablement provisoirement à ce moment-là par ses parents, au 95 Avenue de Villiers.

acte de naissance
Dédicace Dom Robert à Louis Ollivier

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Plus tard la maison de Vaucresson deviendra un lieu de rassemblement auquel se joindront de nombreux cousins et cousine Chaunac, Guy de Chaunac futur dom Robertle croquera amicalement.

Plusieurs films y seront tournés en famille: les frères Karamazov [1], Bat Killer..

Remerciements d'Igor Stravinsky

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L' aventure Argentine

Pendant les années argentine de ses parents ceux-ci participent à la vie artistique de la ville de Buenos Aires. Ils reçoivent même d'Igor Stravinsky abrité à l'époque par Vittoria Ocampo, une carte de remerciement. Cette photo est aussi présente sur le piano que l'on peut voir en visitant la Villa Ocampo à San Isidro.

Biblioteca Victoria Ocampo

SUR couverture.jpg

L’Argentine imprégnera Louis toute sa vie, il parle couramment la langue et va s’intégrer jeune adulte dans le mouvement intellectuel SUR qui fera date dans l’histoire intellectuelle de l’Argentine. Crée sous l’impulsion de Vittoria Ocampo la revue SUR sera un pont entre la culture européenne et Argentine. Les plus grands noms y participent dont bien sur Borges. Louis y apportera sa contribution par 2 articles dans lesquels il relaie les idées du mouvement d' Emmanuel Mounier auquel il participe en France en compagnie de son frère Albert accompagné de son inséparable ami Xavier de Lignac (dit Jean Chauveau) et de l’historien Robert Aron duquel il restera proche jusqu’à la disparition de ce dernier mort à la veille d’être reçu à l’Académie Française.

Cette période est étudiée par un universitaire de renom par Jean-Louis Loubet del Bayle dans son ouvrage Les non conformistes de 1930 » dans lequel Louis Ollivier est cité à plusieurs reprises.

Son mariage

Au cours d'une visite chez ses cousins Chaunac au château de la Boissière à Nieuil-l'Espoir, il rencontrera au Château de La Forge que la famille appelle château de Verrières voisin de quelques kilomètres Jeanne de la Barre de Nanteuil. Ils se marieront le 3 Septembre 1943 à l'église de Lhommaizé .

Sortie église de Lhommaizé

                                       

Mariage8.jpg

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Parcours professionnel

De retour en France, sa formation juridique lui permet d’intégrer intégrer l’entreprise Opera Mundi crée par Paul Winkler (futur directeur du dernier France-Soir). Cette société achète les droits de bandes dessinées américaine pour les revendre à des journaux français. En 1934 elle fait paraitre le premier journal de Mickey. Avec l’arrivée de la guerre Louis prend les rênes de la société que son patron, parti aux Etats-Unis, lui a laissé. Au retour en 1945 les liens avec Paul Winkler se distendent et ils se séparent.

Comme son frère Albert qui travaille avec Albert Camus au journal Combat

Albert Ollivier, Xavier de Lignac (alias Jean Chauveau) Albert Camus au journal Combat

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Il va collaborer avec différents journaux, dont Nuit et Jour dans lequel il confiera à sa nouvelle épouse une rubrique probablement l’Horoscope.

La période Disney

Papa w. disney.jpg

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En 1952 sa carrière va prendre une nouvelle direction. Fort de son expérience dans le droit des bandes dessinées américaines, il prend la direction du bureau Disney à Paris. La société débute rue Galilée avant de s’installer défensivement au 52 Avenue des Champs Elysées. Son bureau dispose d’un balcon avec vue sur la plus belle avenue du monde.

Il y développera la politique :

-       de distribution (Peter Pan, Pinocchio, Alice au pays des merveilles, Cendrillon, Davy Crockett dont il fera changer le nom de l’acteur américain Fess Parker en Fier Parker pour éviter les mauvais jeux de mots, Mary Poppins…)

-       de doublage : Cherchant quelqu’un pour doubler en français un jeune personnage féminin, Henri Filipacchi lui conseillera de prendre contact avec son fils Daniel qui lui proposera la débutante Sylvie Vartan.

-       de presse avec une nouvelle édition du Journal de Mickey,

-       d’édition avec Hachette et son ami Henri Filipacchi pour réaliser des livres luxueux adaptés des documentaires comme le Désert vivant ou la Grande Prairie pour lesquels il sollicitera de nombreux écrivains dont nous avons pour certains la réponse comme Marcel Aymé et Jean Cocteau.

C’est aussi à ce moment que la famille emménagera au 52 Avenue Bosquet ou Louis et Jeanne recevront régulièrement Roy frère de Walt à chacun de ses réguliers passage à Paris.

La politique mettra fin à l’aventure Disney en France. Le général de Gaulle alors président, ayant décidé de demander aux forces américaines présentes en France de se retirer, la direction Disney par réaction va décider de transférer à Londres son activité et de fermer ses bureaux parisiens.

La période Dargaud

Papa Gosciny.jpg

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Louis mettra peu de temps avant de retrouver un nouvel employeur en la personne des Éditions Dargaud. Il est chargé d’y vendre les droits à l’étranger des productions de son éditeur.

Asterix sera bien sur son principal support. Des liens d’amitié profonds vont s’établir avec Uderzo et Goscinny, mais plus particulièrement avec ce dernier avec lequel il partage le souvenir commun de l’Argentine.

Lorsque les auteurs souhaiteront prendre leur distance avec l’éditeur en créant leur propre structure ils demanderont à Louis de les rejoindre. La mort soudaine et brutale de Goscinny un samedi après-midi mettra fin à ce projet.

Le théâtre

Louis Ollivier, Jean Vilar, Arthur Koestler

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En même temps qu'il mène son activité de journaliste il entreprend un projet ambitieux celui d’adapter le Zéro et l’Infini d’Arthur Koestler pour le théâtre en compagnie de Jean Vilar intensément investi dans ce travail celui-ci n’aboutira malheureusement pas.

Cet intérêt pour le théâtre lui reviendra dans les années 60 avec l’adaptation française d’une pièce argentine à succès de son ami argentin Augustin Cuzzani . "Les indiens en colère" De nouveau en relation avec Jean Vilar pour monter cette pièce à laquelle celui-ci porte un vif intérêt, le projet ne verra pas le jour suite à la mort prématurée de ce dernier.

Documents photos

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Notes et références

  1. Fond familial
  2. Fond familial
  3. Fond familial
  4. Fond familial
  5. Fond familial
  6. Fond familial
  7. Fond familial
  8. Fond familial
  9. Fond familial
  10. Fond familial
  11. Fond familial