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Musique de genre et de divertissement

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La musique de genre et de divertissement désigne un ensemble de musiques traditionnelles orchestrales et instrumentales qui ont en commun une approche populaire ou folklorique de la musique.

Sommaire

Dénomination

L' appellation « musique de genre et de divertissement » est issue des expressions :

  • « musique de genre » ou « pièces de genre », utilisées régulièrement sur les partitions, puis sur les disques, notamment au début du XXe siècle ;
  • « musique de divertissement », qui correspond à la traduction de l'expression allemande Unterhaltung(s) Müsik, qui désigne aussi la musique légère.

Elle fut promue en France notamment par Pierre-Marcel Ondher.

Typologie

La musique de genre et de divertissement comporte un vaste répertoire orchestral et instrumental traditionnel. Sous l'appellation également de "Musiques Récréatives", ou même "Musiques Pittoresques", interprétées par des musiciens de grande qualité, elle regroupe 12 catégories principales diversifiées, parmi lesquelles figurent notamment la musique légère, la musique folklorique et les harmonies :

Le divertissement symphonique léger

Ce sont notamment les pièces classiques divertissantes, voire ouvertures de ballets, telles que :

A noter que presque tous les compositeurs classiques composèrent des œuvres et petites pièces récréatives ou divertissantes, ou s'inspirant des différents folklores

Toutes ces œuvres furent interprétées par des grands orchestres symphoniques (Y compris l'orchestre philharmonique de Berlin dirigé par Herbert Von Karajan), mais aussi par les orchestres de musique légère et d'ambiance cités ci-dessous, comme Franck Pourcel dans ses "Pages célèbres" par exemple, et également reprises par des ensembles folkloriques et/ou instrumentaux de tous pays, prouvant que la musique est universelle et non exhaustive)

Les orchestres de style « viennois »

Valses, polkas, quadrilles, marches, mazurkas, galops, et quelques extraits d'opérette

Chaque 1er janvier, le Concert du nouvel an à Vienne remet en valeur ces musiques ; Adolphe Sibert fut le principal présentateur radiophonique de musiques viennoises.

D'une manière certes populaire mais très accessible et divertissante, André Rieu permet au grand public, par le programme de ses spectacles, majoritairement composé de musiques viennoises, de remettre en relief ce vaste répertoire (mettant en valeur également les musiques folkloriques et de genre).

La discographie la plus complète du répertoire viennois, dont plusieurs inédits, parut en CD chez la firme "Marco Polo".

Parmi les pièces les plus divertissantes, figurent les plus "descriptives" (bien que toutes le soient) : Sous le tonnerre et les éclairs, A toute vapeur, Trish-Trash polka, Valse des libellules, Flocons de neige, Vive les Hongrois,...

Les orchestres de genre et pièces de caractère imitatives et descriptives

Ce sont celles qui illustrent et évoquent le mieux des scènes pittoresques :

Paysages champêtres, carillons, chemins de fer, moulins, fées, oiseaux et autres animaux... :

Cette catégorie est l'"âme" même de la musique de genre par excellence, représentant le "coup de cœur" de PMO et de tous les amateurs de musiques de divertissement.

Particulièrement présentes sur les 78 tours des années 1930 en étant interprétées par des petits orchestres typiques où le xylophone était souvent à l'honneur et accentuées par les illustrations musicales des dessins animés de Walt Disney, ces œuvres furent davantage jouées dans les années 1950-1960 par des grands orchestres de musique légère, orgues limonaires, fanfares ou harmonies, orch à plectres de mandolines, ainsi que les ensembles de salon par exemple.

Interprétées par les orchestres dont les chefs en sont souvent eux-même les compositeurs, comme Leroy Anderson, Paul Bonneau, Albert Ketèlbey, le Grand Orchestre bohémien, l'orchestre Karl Grell ou du Médaillon Concert Band, en voici quelques œuvres typiques :

  • Le Moulin de la forêt noire (Richard Eilenberg), Le siffleur et son chien (Arthur Pryor),
  • La machine à écrire, L'horloge syncopée (Leroy Anderson),
  • Sur un marché persan, Cloches à travers la prairie, (Albert Kételbey),
  • Parade des soldats de bois (Léo Jessel), Gavotte des vers luisants (Paul Linke), Danse des sauterelles,
  • Dans un magasin d'horlogerie, Course en traîneau à Saint-Pétersbourg,
  • Jeux de la poupée peinte, L'ours grognon, L'abeille, le Coucou dans la pendule,
  • Orient Express, Ski-schuss, Concorde (Franck Pourcel),
  • Dans la forêt verte, Parade des gnomes, Sérénade à la Mule, Rocking Horse galop,
  • Le galop du Cor de postillon, Parade des moineaux, Le petit train du Gottard,, Marche des esquimaux,
  • Les scènes féeriques du ballet de Loie Fuller (La carriole, La parade des jouets,...), etc...

Voir la liste plus détaillée des compositeurs et/ou orchestres interprètes dans le chapitre ci-dessous "Grands orchestres de musique légère"

Les orchestres de salon

  • Georges Boulanger (1930, Da Capo)
  • Quatuor féminin Salut Salon de Hambourg (actuel)
  • Palm Court Théâtre Orchestra (1980)
  • Pluche, Salon de Cologne, Willi Boskovsky ensemble, André Rieu (1980), Sortie d'Artistes (1990)
  • Ensemble Novelty Fox (actuel) (Jean-Michel Davis, xylophone et Daniel Colin, accordéon)
  • Ensembles Schrammeln de Vienne et Grinzing (violon, clarinette, accordéon et guitare à 10 cordes), rejoignant la musique de taverne viennoise (style Anton Karas)

Les grands orchestres de musique légère

Compositeurs

Années 1930

Mode oblige, les orchestrations des années 1930 mettaient en relief à l'époque souvent les cuivres, ou bien l'accordéon, les violons et le xylophone pour les ensembles de "salon" jouant de la musique de genre. Ils enregistrèrent de nombreux 78 tours en instrumental, mais accompagnèrent aussi souvent les chanteurs-vedettes de l'époque, dont les principaux furent :

  • Dajos Béla, Marek Weber (Marche de Perusa du film Ronnie), Barnabás von Géczy (La Juliska de Budapest),
  • Otto Dobrindt (pseudonyme de Robert Renard, Eddie Saxon ou Oscar Joost),
  • Paul Godwin, Alfredo Campoli, Albert Locatelli, Adalbert Lutter,
  • Georges Boulanger, L'International Novelty Quartet,...
  • Le Grand Orchestre Bohémien (ou orchestre Mascotte (pseudonyme), jouant à 100 % des valses de manière très récréative en alternant des instruments solistes, qui fut dirigé successivement par Dajos Bela, puis par Otto Dobbrint)

Années 1945–1955

  • Émile Noblot, Jean Faustin (les violons s'amusent), Paul Durand, Wal-Berg, Michaël Lanner
  • Teddy Petersen (en) et Bror Kalle (polkas et valses danoises et suédoises)
  • Charles Williams et Robert Farnon, Sidney Torch (en) (auparavant organiste de cinéma), (Queen’s hall Light orchestra pour les génériques d'actualités Gaumont, Pathé ou de la BBC) (Marche de l'appel des travailleurs, Marche du sport).

En Angleterre dans les années 1945 à 1962, des programmes des radios de la BBC de musique légère intitulés "Music for the workers" sonorisèrent les usines pour donner du "tonus" aux ouvriers, ces musiques de divertissement se "sifflotant" d'ailleurs beaucoup plus facilement que la plupart des "variétés pop" actuelles.

Années 1950 à aujourd'hui

Ces orchestres utilisent souvent un important pupitre de violons assez semblable aux orchestres classiques, ainsi que le piano, en y rajoutant d'autres instruments typiques tels qu'accordéon, harmonica, orgue Hammond, mandolines ou des instruments folkloriques, soit sont de plus petite taille privilégiant la mise en relief des instruments, solistes parfois (François Rauber). Beaucoup d'entre eux ont aussi joué et composé des pièces descriptives de la musique de genre. Certains accompagnèrent aussi des chanteurs.

  • Paul Bonneau, compositeur et chef de musiques légères à Radio France
  • Gérard Calvi, qui fut également président de la SACEM
  • André Rieu, l'un des rares orchestres célèbres toujours actif dans ce domaine
  • Pierre Duclos, compositeur de pièces évocatrices paysagères ou divertissantes
  • Roger Roger, dont Volatiles, ainsi que PMO Polka s'entendait régulièrement sur le Poste parisien (le futur France Inter)
  • André Popp, compositeur, arrangeur au "Club d'essai" émission radiophonique fondée par Jean Tardieu qui lui a confié par la suite l'émission de chansons "Chanson pour demain" de 1949 à 1953, puis producteur au côté de Jean Bardin et Bernard Hubrenne de l'émission "La bride sur le cou" 1953/1960 dont il assure l'écriture des orchestrations et la direction de l'orchestre, ainsi que des disques "Piccolo et Saxo".
  • François Rauber, ayant aussi accompagné Jacques Brel et les petits chanteurs d'Ile-de-France dans les Rondes et Chansons de France enfantines
  • Musique de genre descriptive et viennoise : Karl Grell, Hans Carste, Bénédict Silberman, Wessel Deckker Orch. de mandolines hollandais, Hans Kolesa orch promenade de Vienne, Heinz Kiessling, David Caroll, Orch. du Médaillon Concert Band
  • Désiré Dondeyne, ex-chef de l'harmonie des Gardiens de la Paix de Paris.

Les grands orchestres d'ambiance et de variétés

De même que pour les orchestres davantage orientés « musique légère », ils utilisent soit un important pupitre de violons assez semblable aux orchestres classiques, ainsi que le piano, en y rajoutant quelques autres instruments, soit sont plus spécialisés pour la « danse », privilégiant cette fois plutôt les instruments comme les trompettes ou guitares par exemple, parfois avec un soutien de rythmique moderne légèrement renforcé. Certains sont bien adaptés à l'easy-listening.

France

photo
Jo Boyer, Pierre-Marcel Ondher et Serge Elhaïk en 1989.

Ces trois chefs furent compositeurs de Chariot (1961), chanté par Petula Clark[2]. Paul Mauriat et Raymond Lefèvre ont beaucoup travaillé ensemble.

Autres pays

Orchestres "à grand spectacle"

Orchestres composés d'une centaine de musiciens.

Orchestres de danse de salon

  • Hugo Strasser (charlestons), Alfred Hause, Malando (tangos de "concert"),
  • Béla Sanders (valses), José Lucchesi (paso-dobles), Philippe Parès (polkas),
  • Adalbert Lutter, Ambrose (bandleader) (1945) & his ballroom orchestra, Victor Silvester (fox-trots),
  • Anton Letkiss (letkiss, danse scandinave en vogue vers 1965).

Musiques de westerns

  • Ennio Morricone, Geoff Love (pseudonyme de Manuel), Mario Cavalerro, et les orchestres à grand spectacle ci-dessus.

Rythmes latins tropicaux ou exotiques

  • Manuel (et sa "musique des montagnes"), Al Caiola, guitare et Anatasio Ortez orchestra : Mélodies espagnoles (Malaguena, Granada, El Rancho Grande),
  • Plus orienté danse mexicaine : Roberto Delgado (ou Horst Wende), Claudius Alzner.

Cha-chas, rumbas, sambas, Baions, merengues... (Mambo Jambo, El Relicario, Le danseur de perroquet, Amapola, Siboney, Tico-tico, Besame Mucho, Amor Amor, Brazil, Si tu vas à Rio (Dario Moreno)...) :

Cette liste est non exhaustive, tant les orchestres des années 1950 à 1970 notamment, ont été nombreux dans ce domaine instrumental. À noter que la plupart des orchestres enregistrent des disques en reprenant des titres dans la version purement instrumentale des compositions, mais accompagnent aussi parallèlement de nombreux chanteurs de variétés sur disques ou pour les émissions télévisées.

De nombreux chefs d'orchestres adoptèrent dès les années 1920, plusieurs pseudonymes sur les disques notamment, selon le style de musique joué, le pays évoqué ou de diffusion ou diverses autres raisons, voire pour être plus séduisants sur l'aspect "commercial". Ces chefs d'orchestres furent aussi pratiquement tous compositeurs de morceaux instrumentaux ou chantés – comme Franck Pourcel, compositeur de Schuss en ski, Concorde, Venezuela Suya, Saint-Nicolas ou Danse Vise.

Leur apogée furent les années 1930 à 1970, mais les formations se sont réduites au fil du temps, pour une raison commerciale des coûts de fonctionnement (nécessité de payer tous les musiciens), de la facilité de substitution par ressemblance presque parfaite des violons ou autres instruments par le synthétiseur, et du modernisme des rythmes et groupes d'accompagnement.

Serge Elhaïk est spécialisé dans le domaine de ces grands orchestres (de musique légère et de variétés), dont il a souvent interviewé chacun des chefs d'orchestre à la radio ou pour l'Association de musiques récréatives, et fait paraître un livre pour certains (Ray Martin et Ron Goodwin en 1988, puis Paul Mauriat en 2006 intitulé « Une vie en bleu »).

Les danses, airs régionaux et folklore du Monde, populaire ou traditionnel

Les musiques et danses folkloriques forment l'un des plus vastes répertoires de la musique de divertissement, avec des instruments typiques et des rythmes traditionnels mélodieux, entraînants, joyeux et variés. On trouve principalement celles à l'aspect le plus récréatif en Europe, en Amérique et sur plusieurs îles :

Europe de l'Est

  • Autriche : Cithare : Anton Karas (Le Troisième Homme), Alfons Bauer, Rudi Knabl, Georges Marinkovitch (1935),
  • Hackbrett, rafele, harpe tyrolienne et instruments locaux populaires (xylophone) : La Famille Engel (déployant une panoplie de 50 instruments classiques ou régionaux réunis), Tobias Reiser et ses musiciens folkloriques de Salzbourg , Petra Welchenberger,
  • Tyrol : Yodels virtuoses ou mélodieux : Franzl Lang, Duo Sepp et Leichart, Ilde Ott (Klarinetten Mückl, Danse des bûcherons, La valse de la Neige, Zillertal du bist mein Freud), Cuivres et folklore : Konrad Plaikner, Thomas Wendlinger, Toni Sülzbock,
  • Schuhplattlers, Clochettes et siffleurs tyroliens : Die Kizbühler Müsikanten, Les musiciens de l'Ammertal, Trio Salvenberg,
  • Suisse : Ländlerkapelles helvétiques régionales : Jost Ribary, Carlo Brunner (saxo, clarinette et accordéon virtuoses), Ländlerkapelle Oberalp,
  • Streichmusik suisses (violons et hackbrett) : Ensemble Adler, Streichmusik Schmidt - Cor des Alpes - Chœurs d'hommes (la Montanara)
  • Harmonicas suisses : Trio Manferdini - Flûte de pan suisse, (tous ces styles sont toujours très diffusés sur de nombreuses radios satellites helvétiques comme Eviva ou la DRS)
  • Bavière : Fanfares bavaroises : Ernst Mosch, Toni Witt (fête de la Bière à Münich, Ein Prosit Gemütlichkeit), Rolf Schneebigl et ses musiciens de la Forêt Noire
  • Ensembles oberkrainiens : Slavko Avsenik (effectuant la liaison avec les variétés alémaniques baptisées "Schlagers", Benny Reiman, (le style oberkrainien et les schlagers sont toujours très courants aujourd'hui (spectacles télévisés et radios alémaniques))

Europe centrale

Europe du Nord

  • Danses et accordéon écossais (Jigs, Reels et Schottish des Highlands), Jim Cameroun Dance Band, John Ellis, Jimmy Shand, Box and banjo band,
  • Cornemuses et harmonies (Wee Mac Grégor),
  • Violons accordéons et grands orchestres de danses écossaises (Scottland the Brave, Amazing Grace)
  • Danses irlandaises (celtiques) : The Dubliners, The Chieftains, Taxi Mauve,
  • Polkas et Hambos de Suède : Karl Grönstedt, Dulcimers suédois,

Europe du Sud

  • Mandolines napolitaines (tarentelles et sérénades) (O Sole Mio, Funiculi-Funicula) : Angelo Petisi, Les Mandolines de Napoli, Les Frères Canapelli,
  • Ocarina ou Fischetto sicilien : Andrea Stocchetti, Antonio Casella, Rota et son orch "campagnard"
  • Guitare Flamenco et castagnettes, Los Roméros et son ballet gitan, Manitas de Platas, Paco de Lucia,
  • Chants d'hommes, mandolines et guitares : La Tuna de Universita de Barcelone, Tuna de Faculté complesso de Madrid,
  • Conjuntos de guitarras portugais (fados) (Avril au Portugal), Raoul Néry, Jorge Fontes,
  • Accordéon et harmonicas portugais, Chants et danses du Portugal
  • Jotas, mandolines et guitares des Baléares (Boléro Mallorquinas), ensemble de Valldemosa
  • Bouzoukis grecs : Sirtakis de Mikis Théodorakis, Manos Hadjidakis, George Zambetas, Roberto Delgado (grand orch jouant dans ce style)(Zorba le Grec, Les Enfants du Pirée, Roses blanches de Corfou, Mélicène (Nana Mouskouri))

Amérique du Nord

  • Banjo, violon fiddle et harmonica blue-grass du Texas (O Suzanna, Red Rivver Valley, Cavaliers rouges, Les cavaliers du ciel, O my darling, Ballade de Davy Crockett, OK Corall) : Marc Taynor, ayant sonorisé l'intermède du petit train rébus-charade Interlude sur la 1° chaîne de 1960 à 1971, suivi de Maria Héléna par les 50 guitares en 1972 , Les westerners, La famille Hillbilly's, Dead Eyes, Les Texas Travellers (harmonicas Les Hottvills), Robert Crumb et ses Cheap Suit Sérénaders (1975 style cow-boy rétro humoristique)(avec piano désaccordé), Yodels "cow-boys",
  • Banjo ou mandoline américaine virtuoses : Banjo Paris Session, Mick Larie, (Duel de banjos du film La rivière sans retour),
  • Danses québécoises : La bottine souriante (La Danse à St Dilon (Gilles Vigneault), Danse carrée (Square dance)), Musique Cajun de Louisiane : Les frères Balfa

Amérique centrale

  • Mariachis du Mexique : Trompettes, guitares et violons (instrumental ou avec chants) : Mariachis Miguel Dias, Mariachis Vargas de Tecalitlàn, (La cucaraccha, Cielito lindo, La bamba, La raspa, El rancho grande, Jarabe tapatio, Jesuscita in Chiwawa, Gualajara, Las bicicletas),
  • Marimbas du Guatemala : Marimbas "Chiarpas", Psaltérion mexicain : Pedro Ruis, Raoul Diaz, Orgue hammond et mariachis : Juan Torres,
  • Chants, harpe et accordéon mexicain : Los 3 Paraguayos (Pajaro Campana)

Amérique latine

  • Flûtes, quenas, charango andins : Ensembles Los Incas, Los Calchakis, Los Maracaïbos, Los Quetchas, Quilapayún (El condor pasa, Perignino Soy, Amor de mis Amores (repris par Edith Piaf : la foule)), Una Ramos, flûte péruvienne
  • Charango, Cuatro,
  • Harpes indiennes : Paraguayenne : Roberto Guarani, Ignacio Alderete, Digno Garcia (Colorado, El train lechero, Le vol de l'oiseau clochette)...,
  • Harpe llanera vénézuélienne : Mario Guacaran, Hugo Blanco (Moliendo Café), Accordéon et harpe : Raúl Barboza
  • Cavaquinho brésilien : Waldir Azevedo, (bossanovas): (Délicado), Ecoles de sambas de carnaval du Brésil
  • Tangos et milongas argentins et bandonéon : Carlos Gardel

Iles

  • Guitare et Ukulélé hawaïens : Rudi Wairata, Harry King Kalapana, (Honolulu March), Chants et guitares du Juillet polynésien (La motogodille (Aloha ohé, Antoine))
  • Béguine et clarinette créole et antillaise : Stellio (1935), Alfonso (1960) (Dansons la béguine, Adieu foulards Adieu Madras),
  • Ségas réunionnaises et mauriciennes

France

  • Accordéon et cabrette d'Auvergne : Jean Ségurel, Robert Monédière, Georges Cantournet (Les Fiancés d'Auvergne, bourrées), Ensemble de vielles à roue La Morvandelle,
  • Accordéon diatonique de bal "folk" : Marc Perrone,
  • Bombarde "talabardère" et orgue d'église de Bretagne : J-Claude Jégat et Louis Yuel, Harpe celtique : Alan Stivell, dulcimer La tradition s'est toujours bien perpétuée chez les jeunes de ce folklore au travers des Fest-Noz souvent télévisés, Cornemuses du Bagad de Lann-Bihoué
  • Cuivres champêtre d'Alsace : Fischer Kapelle, Charlie Schaff, Jules Meyer, orch folklorique de Strasbourg (Hans in Schnocolloque, le retour des cigognes)
  • Savoie : Accordéon et ensembles champêtres : Marius David et ses gais lurons (La Montfarine, Alpage polka), Chorale de la Tarentaise et Bourg St Maurice, La Fanfare d'Albertville,
  • Sardanes catalanes (flaviol, téorbes et ténoras)  : Cobla de Perpignan, Cobla de Barcelone,
  • Guitare et mandoline corses : Paulo Quilici, René Vallecale, (Scala di Santa Regina)
  • Carillon : Jacques Lannoy (de Douai) (La Paimpolaise, Roses de Picardie) et fifres des Flandres (Le p'tit Quinquin)
  • Guimbarde folk, italienne ou autrichienne
  • Fanfares, mandolines et chants basques : Mand Rondala Maribel, Mand de l'Estudiantina bayonnaise
  • Instruments médiévaux de Provence, très souvent diffusés durant les périodes de Noël

Beaucoup d'orchestres légers et de variétés furent inspirés par toutes ces musiques folkloriques de différents pays, pour les réorchestrer soit en reprenant les titres régionaux, soit en composant eux-même dans la nuance du pays, s'ensuivant d'autant de disques différents et variés...

Les ensembles folkloriques et instrumentaux (orgue limonaire inclus) eux-même, tout comme les cuivres fanfares et harmonies, n'hésitent pas à jouer également des folklores de pays différents du leur, apportant de nouvelles sonorités souvent originales et inédites...

De nombreux festivals ont lieu dans différents endroits de toute la France réunissant durant 3 jours la période d'été, plusieurs ensembles folkloriques venus de tous pays : GANNAT (Allier), Fête des Edelweiss à Bourg Saint Maurice, s'associant aux défilés de fanfares et harmonies, voire majorettes...

En Autriche ou Suisse, le nombre de fêtes folkloriques populaires (Septembre notamment où viennent se réunir, dans le cadre des villages montagnards alpestres, un nombre considérable de familles locales musiciennes, et fanfares) est encore plus important (diffusés souvent par les télévisions satellites alémaniques).

L'organiste suisse Marcel Cellier se passionna pour le vaste répertoire des différents folklores des pays orientaux de l'Europe Centrale (Roumanie, Balkans, ex-Tchécoslovaquie, Serbie-Croatie), encore bien davantage que du principal folklore helvétique de son pays natal. Il ramena de nombreux enregistrements amateurs effectués lui-même sur place avec son magnétophone à bobines au cours des années 1960, qu'il reporta sur disques, rédigeant des commentaires au dos des pochettes, puis présenta vers 1970 des émissions sur France-Musique de ces artistes. Avec le flûtiste de Pan roumain Gheorghe Zamfir notamment, il joua en duo à l'orgue d'église accompagnant harmonieusement la flûte, enregistrant plusieurs disques au cours des années 1970.

Gérard Krémer fut aussi "chasseur de son" durant les années 1970, recueillant pour la société discographique "Arion" dirigée par Ariane Ségal, d'excellents enregistrements folkloriques très divertissants et pris sur le "vif"

Les instruments traditionnels et de fantaisie

Chaque instrument de musique, classique ou non classique (bien que chacun peut jouer aussi le répertoire classique), peut jouer des musiques mélodieuses enjouées et entraînantes, plus divertissantes par rapport aux musiques purement classiques, donnant pour chaque instrument soliste avec orchestre, ou en ensemble, une sonorité différente et plaisante.

Ils peuvent jouer des musiques d'ambiance ou de divertissement, en complément de tous les instruments typiques locaux des musiques folkloriques indiqués dans le chapitre ci-dessus. En voici les principaux :

photo : accordéon
Accordéon.

Accordéon

Orgues

  • Orgue limonaire et de foire : Orgue "1900", Orgue Gavioli du Lekkerkerker, Orgues belges ou hollandais du carrousel "Kopp", Orgue "Mortier", "Hooguys-Condor", Tourmalet (électronique belge 1972 avec 2 accordéons), Orgue de Max Fournier, Orgue du cuisinier Paul Bocuse (Tulipes d'Amsterdam, Sur les chevaux de bois, Pièces de genre 1900 (Marche des gladiateurs, Frou-frou, Rêve de Valse), Milord, Compositions populaires classiques ou diverses)

Les orgues limonaires ou de foire sont toujours présents sur de nombreux manèges ou carrousels de "chevaux de bois". De nombreux festivals de musiques mécaniques (orgues limonaires et tourneurs de manivelles de Barbarie, pianos mécaniques, boites à musique, parfois associés, époque prépondérante oblige, aux expositions de phonographes, ont lieu à différents endroits (Fête de la vigne à Dijon, Festival de Beaumont, Festival de Vichy...), et les orgues limonaires notamment peuvent jouer tous les répertoires (classique, chansons traditionnelles, kiosque champêtre, musique de genre, folklorique)

Pianos et claviers

Banjo et mandoline

  • Banjo solo : Harry Reser, Dave Apollon (1930, banjo et piano)
  • Orchestres de banjos : Big Ben Banjo band (Hello Dolly), The Village Stompers, Geoff Love ensemble, Troise et ses banjoliers, John Cali
  • Orchestres de mandolines : Mandolin' Club de Paris (dirigé par Jeanne Ricarda Mathorez), Orchestre à plectres de la SNCF[3], OAP l'Estudiantina, quintette de mandolines de Paris
  • Orchestres à plectres allemands : Wessel Decker, OAP de Cologne, Mandolines d'Erberfeld (musique de genre)

Guitare

Cordes pincées

  • Harpe d'ambiance : Pierre Spiers et sa "musique douce", Robert Maxwell
  • Cithare d'ambiance : Martial Murray. La cithare est l'instrument emblème de l'AMR, qu'elle a choisi pour sa gracieuse sonorité (du folklore autrichien comme des variétés).

Cuivres

  • Trompette ou cornet à pistons : Kiosque champêtre : Maurice André, Guy Touvron, Doc Severinsen, Wynton Marsalis, Walter Scholz (avec les cuivres de Rolf Schneebiegl,
  • Trompette d'ambiance : Herb Alpert et son "Tijuana brass", Georges Jouvin, Jean-Claude Borelly, Aimé Barelli, Eddie Calvert, Pierre Sellin, Willy Schobben, Trumpet boy, Harry James, Bernard Constant (homme-orchestre ambulant jouant depuis 1979 dans le métro, les casinos, les arcades ou place des Vosges. Il joue simultanément trompette ou trombone (mélodie main droite), accordéon (accords ou mélodie main gauche), cymbales et grosse caisse (pieds gauche et droit). Il a été interviewé sur IDFM en 2009)
  • Tuba : Vicky Vitt, Stekens
  • Saxophone : Fausto Papetti, Billy Vaughn, Rudy Wiedoeft (années 1930, Sax'o'phun, la cinquantaine), Quatuor de saxophones des Sapeurs-Pompiers des Yvelines

Bois

Instruments à vent divers

Percussions

  • Xylophone de cirque : Evelyn Glennie accompagnée de l'harmonie anglaise du Black Dyke Band en 1998, Jean-Michel Davis et l'ensemble Novelty Fox, Ralph Heid, Michel Lorin (fils d'Étienne Lorin ex-chef de l'orchestre accordéons de Paris) (Galop du Cirque Renz, Xylo galop), Harry Breuer et son Samy Herman Sextett (Tico-Tico samba)
  • Xylophone et vibraphone années 1930 : Jack Simpson, Billy Witlock, Les 3 frères Nehring, Maria Valente (mère de Caterina)
  • Cloches carillonnantes de table : Sound in brass bells (Nola, Noëls notamment)

Le xylophone est considéré comme l'instrument le plus "récréatif" de la musique de divertissement : Pierre Marcel Ondher l'utilisa comme indicatif avec Champagne Galop de Hans Christian Lumbye par Fred Roozendaal en 1960, et il figure fréquemment dans de nombreux 78 tours de musiques de genre des années 1930, y compris pour accompagner l'accordéon, le saxo et le banjo dans les orchestres musette ou bien illustrer les dessins animés de Walt Disney)

Instruments particuliers

  • Scie musicale : Maurice Dalle
  • Grelots, ballons, chandeliers-siffleurs, klaxons, etc. "fabrication maison" : Les Sipolos

Les volumes 1 pour les instruments classiques, 2 pour les instruments folkloriques et 3 pour les "musiques de cirque" (avec la participation des Sipolo) de Piccolo, Saxo et Compagnie, avec l'orchestre d'André Popp, font découvrir de manière ludique et instructive ce vaste répertoire de cette musique enjouée traditionnelle. La première version de Piccolo et Saxo date de 1956 à 1958, une deuxième version fut éditée vers 1994 (avec la participation de Laurence Wagner, mandoliniste de l'Orchestre à plectres de la SNCF), enfin une troisième version filmée parut en 2006.

Les fanfares et harmonies internationales

Elles constituent parmi l'aspect le plus "brillant", voire entraînant du divertissement, et constituent également avec les cuivres, des sonorités encore différentes intéressantes. En voici parmi quelques fleurons, et leurs caractéristiques selon les pays :

France

  • Harmonie des Gardiens de la Paix dir Désiré Dondeyne, Musique de l'Air dir Jacques Devogel
  • Batteries-Fanfares : Garde républicaine (Clairons et Musiques de cavalerie)
  • Harmonies municipales, toujours très actives dans de nombreuses villes ou villages

Europe de l'Est

  • Cuivres et blasmüsik alémaniques : (Sous l'aigle double, Vieux camarades, Berliner Luft, Egerländler Marsch), Hoch und Deutchmaster Kapelle dir Julius Hermann, Corps de musique de la Bundeswehr, dir Lt Gerhard Sholz, Cuivres de Walter Schart
  • Cuivres suisses : Orch Alpina dir Otto-Aebi Borisov, Marc Reift (fanfare de "variétés"), Fanfare villageoise "Perce-oreille"
  • Cuivres et chants tchèques : Ernst Mosch, Rudolf Urbanec (Radio Dechkovà diffuse beaucoup de marches, polkas et valses de ce style)
  • Marches et valses russes, Choeurs de l'Armée rouge soviétique (Plaine, ma plaine, Kalinka)

Europe du Nord et Amérique du Nord

  • Brass band anglais : Black Dyke Mills Band dir Harry Mortimer ou Peter Parks , Guards britanniques et cornemuses, Band of Royal Marines, Frederick Fennell... Le film Les Virtuoses s'en inspire, la relève de la Garde est toujours assurée au Buckingham Palace de Londres, y associant parfois les cornemuses (Galop du cor de Postillon, Echos impériaux)
  • Marches américaines : John Philip Sousa (The Stars and Stripes forevers, Washington Post, The liberty bell, King Cotton, Semper fidelis)

Europe du Sud

  • Bandas espagnoles (ou landaises) d'arènes (paso-dobles, sevillanas) : Harmonie de Pomarez (Espana Cani, El Gato Montès, El Relicario, Amparito roca)

Musique de cirque et autres ensembles de cuivres

  • Musiques de cirque : (Galop du cirque Renz (xylophone), Entrée des gladiateurs, Marche des joyeux forgerons, Mus du film 8 1/2 de Nino Rota), Jacques Jay et ses joyeux saltimbanques, Jean Laporte, Fred Adison et cirque Pinder (La piste aux étoiles), et de défilé de majorettes : Orch Mitch Miller
  • Fanfares rustiques de rues (revenu à la mode d'animation de fêtes) : Les vieilles boules des Beaux-Arts, Emile Doryphore et sa "coopérative agricole" (1960, avec mirlitons humoristiques) : (La Bardinette)
  • Cors ou trompes de chasse (Rallye de messe de Saint-Hubert, Souvenir de Rouen), Sonneurs du Débuché de Paris

Attention : On considère toutefois pour ces formations uniquement l'intérêt purement musical, et non militaire, ni de corrida ou de chasse.

Le xylophone est très souvent mis en vedette en soliste dans plusieurs morceaux de ces harmonies, notamment britanniques, pour des pièces de virtuosité.

Toutes ces formations peuvent tout aussi bien jouer en alternance des marches de parade ou paso-dobles, ainsi que des musiques de genre, légères, voire classiques descriptives divertissantes.

Le bal champêtre et le kiosque à musique

  • Jean Bentaberry, Pierre Chagnon : Polkas piquées, mazurkas "belle époque 1900" (Quadrille des Lanciers, Le Corso blanc, La czarine, la Mattchiche, la Tonkinoise, Merle et Pinson, La Tourterelle (pour piccolo et orchestre), Frou-Frou, Marche des petits Pierrots), ...
  • Pièces de Concert champêtres : Maurice André, Guy Touvron, Wynton Marsalis Eastman Wind ensemble, trompette ou cornet à pistons (Variations sur le carnaval de Venise), etc.
  • Sextette de cuivres de Francfort, Quintette de cuivres Arban, Les cuivres d'Aquitaine

(Ces pièces champêtres "1900" sont souvent interprétées par des formations de cuivres, mais aussi des orgues limonaires de carrousels)

Les défilés de fanfares et majorettes (avec chars fleuris, couronnement de miss et confettis !) étaient très fréquents dans les villes et villages jusqu'aux années 1990, mais existent toujours (il y a même eu un grand défilé de fanfares-majorettes sur l'esplanade de la Défense pour inaugurer la Grande Arche en 1990). Certaines municipalités faisaient venir plusieurs formations de villes jumelées, comme le fut par exemple la célèbre fête du Petit Vin Blanc de Nogent sur Marne (de 1959 à 1991), sous l'égide du maire Roland Nungesser, réunissant les fanfares allemandes, suisses et belges et fifres de Siebourg et Yverdon), ainsi que la fête de la rentrée au Perreux sur Marne.

L'harmonie des gardiens de la Paix organise toujours des concerts l'été dans les kiosques de jardins publics comme le parc floral de Vincennes ou les jardins du Luxembourg. Ces concerts d'harmonie sont encore plus nombreux dans les jardins publics comme à Londres.

Les ensembles humoristiques et parodiques

  • Spike Jones, Les Sipolos (instruments originaux "maison" (mus de cirque)), The Cambridge Buskers (réussissant à jouer du classique divertissant avec seulement une flûte et un petit accordéon)

Les musiques de film à caractère "récréatif" ou divertissant

Indicatifs télévisés

  • Les Animaux du monde, La Piste aux étoiles, 30 millions d'Amis, Des chiffres et des lettres (1° version notamment), Les jeux de 20 heures, Intervilles, Bonne nuit les Petits, Les Étoiles du Cinéma (Francis Lai), L'interlude du petit train rébus-charade...

3 séries de 3 CD rappelant tous ces indicatifs, notamment des années 1960-1970 sur les premières chaînes télévisées de l'époque, parurent vers 1990 sous l'appellation "Télétubes"

Le "jazz" récréatif

  • Les ragtimes : Scott Joplin (L'Arnaque, les Cascades, Mapple Leaf rag), orch du Conservatoire de Nouvelle-Angleterre, Quintette de Cuivres Arban (jouant aussi dans la Main Street de Disneyland), Paragon Ragtime Orchestra ,

Les chansons divertissantes

Noëls

Les musiques, voire chants appropriés à Noël, joués ou chantés dans le monde entier, sont interprétés par de nombreux orchestres légers ou d'ambiance, et d'ensembles folkloriques ou instruments solistes, effectuant des disques spécifiques appropriés à cette fête.

Rythmes musicaux dansants les plus fréquents

Les rythmes les plus typiques utilisés dans ces musiques sont souvent traditionnels ou de danses de salon :

  • Polkas, valses, marches, tangos, paso-dobles, mazurkas, galops, charlestons, fox-trots, quadrilles, rumbas, boléros, slows, swing..., ou ceux plus spécifiques folkloriques :
  • Czardas, ländlers, bourrées, flamencos, sirtakis, jotas, casatchoc...

Diffusion

Emissions radio ou télévisées en France

La musique de genre et de divertissement, prépondérante au début du siècle précédent, a été notamment promue par Pierre-Marcel Ondher (1925-2013), qui fut le présentateur d'émissions, notamment sur Radio France de 1947 à 1984, Radio Bleue de 1992 à 1996, puis France-Musiques avec Benoît Duteurtre de 1998 à 2012, ainsi que producteur-présentateur de nouveaux disques.

Depuis quelques années, c'est Benoît Duteurtre qui sur France-Musique, en assure la diffusion, ainsi que quelques radios présentées par des amateurs bénévoles de cette musique telles :

  • idFM Radio Enghien (Val d'Oise-Ile-de-France) : Philippe Régerat, tous les Dimanches de 12 à 14 h,
  • RCF Accords 16 (Angoulème) : Christian Béneteau, tous les Dimanches de 9 à 10 h,
  • Radio BLC (Caudry proche de Valenciennes) : Pierre Massez, chaque dernier dimanche de 13 à 16 h, le plus jeune passionné AMR, collectionneur de disques, auditeur de PMO et présentateur de ces musiques (né en 1976)
  • Radio Résonance (Bourges), 12 animateurs en "relais", tous les samedis de 10 à 12 h,
  • Côte Sud FM (Côte d'Azur), Jean-Pierre Oilataguerre chaque dimanche de 8 à 9 h (Pierre-Marcel Ondher y participait par téléphone),
  • Louis Grébert, Sud Nivernais Radio (SNR Decize), 1 dimanche sur 2 de 11 h à 12 h,
  • Marie-Laure Chardon, Dijon,
  • Pierre-Yves Deroche, Radio Semnoz (Annecy), Triage FM,
  • En Belgique, Marc Danval, sur RTBF, dans son émission "la 3° oreille"
  • Serge Elhaïk, ayant "relayé" PMO sur Radio Bleue en 1997-1998
  • Lionel Laurent présenta aussi régulièrement ces musiques sur Radio Montmartre, chaque samedi et dimanche de 12 à 14 h, de 1984 à 1994, puis sur Radio Saint-Malo jusqu'en 1997,
  • Radio Disney propose également les musiques diffusées dans les parcs dont beaucoup de genre et de divertissement

ainsi que durant quelques années Gérard Cay, René Lefebvre, Pascal Belland et Claude Fougère sur Radio Enghien, Louis Grébert, Pierre François, Roger Lahaye et Michel Villemin sur Radio Chatenay-Malabry de 1981 à 1986, Louis Grébert 1998-1999 sur Radio Tilt La Ferté St Aubin, Loiret, Jean-Claude Chavignaud sur Radio Créteil, Marius Walt puis Gérard Cay sur Radio Gennevilliers...

Sur la télévision, plusieurs émissions et spectacles sont/ont été consacrés à ces styles musicaux :

  • Pierre-Marcel Ondher durant une semaine sur l'unique 1° chaîne en 1963 - "Les Musiciens du soir", présentant des harmonies, orchestres à plectres,.. - Pascal Sevran, ayant invité André Rieu, des musiciens du Tyrol, Mariachis du Mexique,... - Jacques Martin dans ses thés dansants, etc...

Emissions radio ou télévisées à l'étranger

  • En Angleterre : Ralph Harvey
  • En Suisse : André Heitzmann, Kurt Mettler
  • En Autriche : Trudi Marchand
  • Au Canada : Lawrence Welk (accordéoniste et présentateur de shows télévisés de grands orchestres, banjos, orgue de cinéma,...)
  • ...

participent à la connaissance de ces styles musicaux instrumentaux.

De nombreuses radios et télévisions de tous les pays du monde, notamment en Suisse (DRS, Radio Eviva), Allemagne ou Autriche (ORF), diffusent ce vaste répertoire musical, tout en conservant pour thème dominant leur folklore régional.

Disques

Les disques qui ont été enregistrés dans ces domaines de la musique légère, de genre et de divertissement, sont extrêmement nombreux et particulièrement de qualité (ils auraient tous mérité une bien plus ample diffusion partout au cours des précédentes décennies), ayant nécessité des heures de répétition à des millions de musiciens pour si parfaitement interpréter les compositions de tous ces styles.

Particulièrement mis en valeur du temps du 78 tours (dont environ 40 % étaient de la musique instrumentale ou orchestrale au cours des années 1920 à 1950 notamment, mais beaucoup d’œuvres furent même composées avant 1900), les microsillons orchestraux de toutes ces musiques, privilégiant la stéréo mettant bien en relief les instruments (Decca Phase 4 par ex), furent plus nombreux encore dans les années 1950 à 1970, même avec le progressif "virement" de mode.

A partir des années 1980, beaucoup de nouveaux CD de cette musique continuèrent de paraître, mais de plus en plus sous forme de rééditions ou repiquages des enregistrements de toutes les années passées, les nouveaux orchestres se faisant plus rares, sauf en Suisse, Allemagne voire Angleterre où les formations continuèrent (et continuent toujours) de jouer tout aussi ardemment, beaucoup de disques passèrent alors en exportation pour l'AMR par exemple, certains CD de Paul Mauriat par exemple, provenant du Japon !!, ce pays restant très friand et ayant le mieux conservé les traditions musicales mélodieuses populaires.

Les amateurs comme les AMR ou autres passionnés discophiles, possèdent tous une collection assez impressionnante de disques sur tous supports (78 tours, 33 tours (les plus nombreux), 45 tours et CD (très nombreux aussi), bandes magnétiques, cassettes et CDR), qu'ils ont pu trouver soit par les associations comme l'AMR ou le CDMD, soit par les magasins de disques, soit par échanges, soit provenant des parents ou grands-parents, soit par les biblio-discothèques, soit pour beaucoup dans les brocantes de villages, revendus par des vide-greniers pour une somme très modique, nettoyant ensuite les disques soigneusement à l'eau distillée et restaurant au besoin les pochettes abîmées... (disques dont ils ont souvent connu les noms des formations par les émissions de Pierre-Marcel Ondher)

Leur problème de chacun est souvent de trouver une "succession" à titre posthume, les nouvelles générations ou leurs enfants n'ayant pas toujours une telle passion. Certaines familles proposent de redonner ou vendre leur collection à d'autres plus jeunes passionnés pour la compléter, mais ceux-ci sont déjà très pourvus et manquent de place de rangement. Pour Pierre-Marcel Ondher p ex, la solution trouvée pour ne pas que cette collection de qualité de 20000 disques soit perdue, fut celle en 2013 de les proposer à la phonothèque nationale.

Plusieurs petites sociétés discographiques continuent de "réhausser" et remettre en valeur de leur mieux les domaines musicaux chantés ou orchestraux-instrumentaux mélodieux traditionnels, comme Marianne Mélodie, Frémeaux & associés et ILD notamment (ainsi que le firent presque toutes les firmes, notamment Barclay dans les années 1960 et Sélection du Reader Digest par exemple dans les années 1970-1980)

Associations des amateurs de musiques légères et de divertissement

Deux associations principales contribuent à sa connaissance, ainsi que quelques autres plus "spécialisées" dans un domaine, en organisant des réunions régulières, présentant les nouveaux disques de tous ces styles musicaux parus actuellement, soit par des orchestres récents, soit, plus fréquemment, sous forme de rééditions, et en invitant les orchestres à se produire :

L'Association française de musiques récréatives (AMR)

Créée en 1951 sous l'appellation Amis de la musique de genre (AMG), puis devenue AMR en 1968 ; elle est présidée par Pierre-Marcel Ondher et par Georges Sougy (aux côtés de Yves Morlier, Jacques Lefèvre, Pierre François, Jean Molnar, Henry-Claude Guérende, Jean-Pierre Macé et Jean-Pierre Torond), avec la parution bi-mestrielle de la revue Musiques Pittoresques.

Elle organise des réunions proposant l'écoute collective de disques sélectionnés, en proposant l'achat à ses membres, suivi souvent du concert d'une formation dans ce domaine musical. A ses années d'apogée (années 1970, jusqu'à 1200 adhérents et 120 personnes aux réunions mensuelles), un intermède filmé sonorisé de musiques de divertissement complétait pour agrémenter ces réunions fréquentes à l'époque.

S'effectuant au départ mensuellement dans un café-restaurant du temps de l'AMG sous l'égide de Pierre-Marcel Ondher et Guy de Linières, puis en tant qu'AMR dans la salle de spectacles du 61 rue Madame à Paris 15° Foyer des Étudiants, les réunions devinrent bi-mensuelles vers 1980 puis trimestrielles, enfin seulement annuelles en janvier 2000, se situant depuis dans la salle de spectacles de l'ancienne mairie de Sceaux.

Par sa revue de sélections de disques, les adhérents pouvaient également commander par colis postal les disques choisis.

Malheureusement, mode oblige, le nombre des adhérents a diminué de plus en plus au fil des années (plus que 130 adhérents et 30 présents à la dernière réunion annuelle de 2015), devenus trop âgés ou décédant, assurant très peu de relève des nouvelles générations, et faute de cotisations suffisantes, l'AMR vient d'assurer sa toute dernière réunion en janvier 2015, clôturant ainsi 63 années d'existence...

Le Club discophile de musique de divertissement (CDMD)

Autrefois présidé par Marius Walt (de 1980 à 1986), puis par Gérard Cay (décédé en 2010) et repris par Denis Vernizeau pour les choix de disques et présidé par Claude Darrigrand.

Ce club organise lui aussi des réunions toujours mensuelles ou bi-mensuelles, situées à Créteil jusqu'en 1986, puis au 2 rue Gâtine à Bondy chaque 3° Samedi du mois depuis 1987.

Vers 1997, face à la mode invasive "pop", et constatant à son grand dam, le trop grand oubli pour la musique de genre de la majorité de la population, Gérard Cay choisit de changer durant quelques années son appellation en "Club Discophile des Musiques Disparues".

De même que l'AMR, il édite un bulletin mensuel, documenté de commentaires étoffés sur chaque disque présenté, avec à l'appui des illustrations dessinées romantiques et de bon goût effectuées par l'un de ses membres, et importe des CD qu'il propose aux adhérents, dont certains parfois introuvables en France.

Il possède à présent un site internet qui détaille ses activités.

Associations spécialisées dans un domaine musical

Plusieurs autres associations se sont créées parallèlement dans l'un des domaines qui leur est le plus "favori", parmi les répertoires aussi vastes et diversifiés que comporte la musique légère et de divertissement :

  • le " Club Tyrol " dans les années 1990 (mais qui a cessé depuis), en réunions "goûter" familiales chez des particuliers, où jouaient notamment les deux plus "français" des tyroliens, Jean-Claude Ollier et Thierry Humel (cithare, hackbrett, accordéon et yodel),
  • le Club des amis de la musique viennoise, toujours présidé par Michel Gorny, qui continue de se réunir régulièrement dans une salle de café-restaurant mise à disposition par le restaurateur pour l'écoute de disques (comme le faisait à ses débuts, l'AMG)
  • le Club James Last,
  • l' Association des amis de la musique mécanique (AAIMM) (orgues limonaires, pianos mécaniques...), toujours active et qui fut longtemps présidée par Henry Triquet.
  • L'Académie Charles-Cros a mis en valeur de nombreux disques de qualité de cette musique (dont Pierre-Marcel Ondher était membre d'honneur).

Notes et références

Liens internes

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