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Nouvelle Donne Sciences Po

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Nouvelle Donne Sciences Po Paris est un syndicat étudiant créé le 21 mars 2006 par Matthieu Creux, alors étudiant en première année à l'Institut d'Etudes Politiques. Ses élus siègent actuellement aux instances représentatives de Sciences Po Paris, au Conseil de Direction à la Commission Paritaire, et au Conseil Scientifique.

Des débuts surtout politiques

Suite aux événements liés au Contrat Première Embauche (CPE)et aux manifestations étudiantes qui s'en suivaient, un petit groupe d'étudiants du premier cycle de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris (Sciences Po Paris) appelle à l'organisation d'un référendum afin de connaître la position des étudiants sur la suspension des cours. Ils seront les premiers à prendre position contre l'UNEF ou SUD, vite suivi par le "collectif anti-blocage" qu'ils intègrent. [1]

A ce titre, les membres de ce groupe qui se fait appeler "Nouvelle Donne" se mettent à siéger dans les différentes assemblées générales pour représenter les étudiants de leurs avis. Après la décision de la non-application du Contrat Première Embauche par Jacques Chirac, les étudiants formant le collectif Nouvelle Donne décident de prolonger l'aventure, et de passer d'une association d'individus temporaire à un projet d'association sur le long terme.

Le 21 mai 2006, en revendiquant son attachement aux valeurs européennes, l'association Nouvelle Donne organise une conférence à Sciences Po sur le thème "L'Europe, un an après, et maintenant?" en présence de Nicolas Dupont-Aignan alors député UMP, "noniste", Henri Weber (député européen socialiste), Jessica Penet, ancienne présidente des Jeunes Européens France ou encore Renaud Dehousse, Directeur du Centre de Recherche sur les Etudes Européennes de Sciences Po Paris

A la rentrée universitaire 2006, Nouvelle Donne décide de lancer une campagne de recrutement afin de toucher un nombre plus grand d'étudiants et de proposer une alternative à la classique opposition entre UNI et UNEF. Le collectif devient une association reconnue par Sciences Po Paris suite à un vote des étudiants en ce sens.

Une nouvelle conférence est organisée en collaboration avec d'autres étudiants au mois de décembre 2006 dont le thème sera : " La gauche a-t-elle le monopole de la question gay ? ". Les débats houleux se firent en présence de Valérie Pécresse alors porte-parole de l'UMP, de Jean-Jacques Aillagon, ancien Ministre de la Culture, Stéphane Dassé, Président de Gay Lib, Christophe Girard, adjoint au Maire de Paris, deFrédéric Martel, essayiste sur la question homosexuelle et Matthieu Rouveyre du MJS.

Elections syndicales du mois de janvier 2007 à Sciences Po Paris

En janvier 2007, Nouvelle Donne décide alors de devenir un syndicat étudiant représentatif et élu à Sciences Po Paris, et lance sa campagne " Osons le Mieux ". [2]

Lors de ce premier test électoral, Nouvelle Donne choisit de défendre la réforme des troncs communs, la politique des langues et propose d'élargir les horaires d'ouverture de la bibliothèque de Sciences Po. [3]

Cette élection, à laquelle Nouvelle Donne se présente avec des moyens limités, est un relatif succès puisque le nouveau syndicat étudiant de Sciences Po obtient 16% des voix en Conseil de Direction et en Commission Paritaire et 13% en Commission Scientifique soit un représentant dans chaque Conseil.

Plusieurs étudiants de l'université de Versailles-Saint Quentin souhaitent reproduire les succès de Nouvelle Donne : une équipe est mise sur pied en 15 jours et "Nouvelle Donne UVSQ" obtient 3 sièges dont 1 au sein du Conseil d'administration de la Faculté.[4]

L'année 2007 et l'élection présidentielle

Nouvelle Donne, sur une logique de non-alignement sur la politique nationale, choisit de ne soutenir aucun candidat lors de la campagne présidentielle de 2007 alors que les autres syndicats marquent clairement leur hostilité ou leur approbation pour certains candidats.

Nouvelle Donne travaille alors à son développement sur les campus délocalisés de Sciences Po Paris en province, à savoir Menton, Poitiers, Nancy, Dijon et désormais Le Havre.

Par ailleurs, Nouvelle Donne décide de créer un blog dédié aux coulisses de la vie politique française: ce blog est rapidement fermé sans sommation, à la suite d'une plainte déposée par Ségolène Royal, par l'intermédiaire de son avocat Maître Mignard, dénonçant des propos diffamatoires, alors que l'extrait en question avait été publié par un hebdomadaire français. Plusieurs blogs reprennent cette affaire à leur compte et dénoncent une "censure illégale".

L'équipe de Nouvelle Donne est renouvelée en partie au mois de septembre 2007 après que des étudiants membres soient diplômés.

Association loi 1901

Nouvelle Donne Sciences Po devient une association loi 1901 après publication au Journal Officiel du 1er septembre 2007.[5]

Les élections de janvier 2008

Avec plus de moyens, Nouvelle Donne se présente aux élections syndicales du mois de janvier 2008, et obtient un score plus important que l'année précédente : plus de 18% aux votes pour le Conseil de Direction et pour la Commission Paritaire de Sciences Po. Ainsi, Nouvelle Donne envoie deux représentants dans chaque Conseil, devenant ainsi la deuxième force syndicale de Sciences Po en terme d'influence, derrière l'UNEF qui perd néanmoins des élus pour la deuxième année consécutive.[6]

Nouvelle Donne a soutenu pendant la campagne syndicale la mise en place d'un incubateur d'entreprise, s'est prononcée contre la réforme du concours d'entrée et a posé ses conditions pour la création du nouveau campus de Sciences Po à Créteil.[7]

Annexes

Notes et références

Lien externe

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