Oleg Iakovleff

Aller à : navigation, rechercher

Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 139 : attempt to call field 'getEntity' (a nil value).

Oleg Iakovleff (parfois Oleg Jakovlev) est un peintre et scénographe d'origine russe, né à Leningrad en 1948. Il est considéré comme un représentant du non-conformisme et de l'abstractionnisme soviétique des années 1970.

Biographie

Son père est cordonnier. Après la guerre et la séparation de ses parents, le jeune Iakovleff demeure avec sa mère. Sa scolarité est, comme il le dira lui-même, « courte et chétive ». L’école ne lui convient guère. Sa santé se révèle fragile. Souvent malade, il développe peu à peu un style de vie frileux et ascétique. On observe d’ailleurs que les personnages de ses tableaux – et même de ses « totems »- ont un corps fréquemment atrophié, et que leur visage exprime parfois un sentiment de souffrance.

Il fait ses études aux Beaux-Arts (Stroganov) de Moscou et travaille à l'Institut d'esthétique technique de Moscou (1971-1975)[1]. Il devient parisien en 1977. Iakovleff travaille par séries ce qui mène chez lui à une profusion de styles. Pourtant chaque projet marque une nouvelle approche. Ainsi une série sur papier technique mixte « Odes à Barbizon » présente une variation sur le thème du paysage classique[1] de Poussin, Claude Lorrain et, peut-être, de l'école de Barbizon. Un autre volet de son œuvre (près de 800 tableaux) est un jeu et en même temps une tentative de creuser sa propre voie : c'est la parution de l'imaginaire école de « Rambouillet ». Dans sa série abstraite on observe les figures géométriques qui se marient avec les symboles du constructivisme. Vox populi explore le thème des dialogues politiques. Sa peinture se dégageant de toute représentation Iakovleff est rapidement considéré comme l'un des peintres les plus puissants de sa génération. En 1979, il suit les cours de Jean Dubuffet à Nice[1] avec notamment Chagall, Gilioli, Victor Vasarely, Dewasne. Au début des années 1980 il loge dans l'hôtel du Nord, à proximité de Saint-Germain-des-Prés, que tiennent Louis du Funes et Erick Maria, continuant d'assurer sa subsistance en jouant de la balalaïka. Un contrat lui permet rapidement une meilleure stabilité matérielle. Pour Iakovleff, l'art est un processus amenant la sensation (c’est-à-dire le rapport de l'artiste au monde) à se concrétiser en œuvre grâce à un module formateur étranger au support, « l'élément additionnel », qui structure la masse picturale ou les matériaux.

« Oleg Iakovleff explore librement son imaginaire[2]. »

Plusieurs œuvres de cet artiste sont exposées en permanence dans les musées nationaux russes : Galerie Tretiakov[1], musée Un autre art, Musée d'art moderne à Moscou, Musée russe de Saint-Pétersbourg[1]. Il a formé ou initié quelques artistes parisiens privilégiés à la peinture (Oleg Tselkov, Yves Klein, Francis Bacon, Lucie Cardon) et à la scénographie (Patrick Dupond, Oscar Sisto, Patrice Chéreau, Patrice Payen, Irina Brook, Julien Chesneau) et mis en scène quelques spectacles de théâtre.

Il est décoré de la Légion d'honneur.

Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3 et 1,4 (de) Getašvili, Nina Viktorovna, « Jakovlev, Oleg »,  Allgemeines Künstlerlexikon - Internationale Künstlerdatenbank - Online, Berlin, New York: K. G. Saur,‎ (lire en ligne Accès payant).
  2. « Continuité : Les artistes russes ayant vécu à Paris ou y vivant aujourd’hui » [PDF], , p. 6

Liens externes

Article publié sur Wikimonde Plus